Après tant d’autres, j’ai aussi découvert la nouvelle salle Pleyel. Disons que j’ai découvert la salle Pleyel tout court, puisque c’était une première en ces lieux de la rue du faubourg saint-honoré (qui est d’ailleurs indiquée à un mauvais endroit sur le site des Pages Jaunes et j’ai bien failli être mis en retard, mais passons). Le chef suisse Armin Jordan devait diriger l’orchestre de Paris deux soirées consécutives pour un concerto pour violoncelle d’Henri Dutilleux ("Tout un monde lointain"), encadré par le Prélude à l’après-midi d’un faune et les Six épigraphes antiques de Debussy, ainsi que la Rhapsodie espagnole de Ravel. Las, une petite feuille a été rajoutée dans le programme : Armin Jordan est décédé. Vu qu’il était souffrant depuis quelques jours, on l’avait de toute façon remplacé par un chef français, Frédéric Chaslin.
Etant trop novice dans ce domaine, je m’étendrai peu sur le contenu même du concert. Je n’ai pas été vraiment charmé par le sombre concerto de Dutilleux, même si la virtuosité du violoncelliste Xavier Phillips était impressionnante. En revanche, le Prélude à l’après midi d’un faune et la Rhapsodie espagnole étaient plutôt plaisants à entendre, la seconde surtout avec son petit côté kitsch lors du quatrième mouvement.
Côté acoustique, de là où j’étais (1er balcon, rangée de fauteuils individuels), rien à redire.