Yagg lançait hier (jeudi 18 février) la première édition de « Le jeudi, c’est gay-friendly » au Gaumont-Opéra, avec la projection de A single man, le premier film de Tom Ford (voir la vidéo).

Beau succès, d’autant que le film, inspiré d’un roman de Christopher Isherwood, est à mon sens très réussi. L’histoire est celle d’un deuil qui semble quasi-impossible. Nous sommes en 1962 et George Falconer (Colin Firth, à gauche sur la photo), prof à l’université, a perdu l’homme avec qui il a vécu 16 ans dans un accident de voiture. Perte qui n’est pas facilitée par le contexte de l’Amérique des années 60 où les gays sont censés demeurer « invisibles ».

Le cast est particulièrement excellent, Colin Firth et Julianne Moore en tête, sans oublier le magnifique Nicholas Hoult, le Tony des deux premières saisons de Skins.

On entend beaucoup le qualificatif d' »esthétisante » à propos de la mise en scène de Tom Ford. C’est assez juste en effet. Mais est-ce un défaut?

J’avais des a priori sur ce film, liés à la personnalité de Tom Ford, qui ne m’attirait pas vraiment – d’autant que j’ai évolué dans un milieu où il était de bon ton de lui cracher dessus. J’avais tort.