Liza à l’Olympia le compte-rendu
Vous pouvez retrouver mon compte-rendu du concert de Liza à l’Olympia sur Yagg:
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Vous pouvez retrouver mon compte-rendu du concert de Liza à l’Olympia sur Yagg:
Mieux vaut tard que jamais. Six ans après sa création, j'ai enfin assisté à l'hommage d'Isabelle Georges à Judy Garland, intitulé Une étoile et moi (Judy and me, en anglais). Avec l'aide de Frederik Steenbrink, Isabelle déroule la vie de Frances Gumm, alias Judy Garland, en émaillant le parcours de chansons. C'est simple, touchant, émouvant. Une grande réussite, susceptible de plaire même aux non-initiés.
A tel point, d'ailleurs, qu'on aurait préféré voir Isabelle Georges sur scène à l'Olympia, le soir où Rufus Wainwright est venu défendre son projet Carnegie Hall (tout en étant malade), ne serait-ce que pour la Trolley Song.
Vous pouvez lire l'interview d'Isabelle sur Yagg (réalisée par mes soins). Et/ou vous précipiter à la Péniche-Opéra, près de Stalingrad. C'est jusqu'à la fin de l'année.
Premier concert depuis la rentrée pour le Chœur de Pierre (et donc premier concert pour bibi), le seul choeur français – à ma connaissance – qui explore exclusivement le répertoire du théâtre musical. Chanter dans ce chœur, chaque semaine, est devenu un véritable plaisir. Même des titres a priori pas tout à fait dans mes goûts (comme Phantom of the Opera ou Fame) se sont révélés très plaisants à travailler*. L'enthousiasme et le bon boulot de Pierre y sont pour beaucoup. La bonne humeur du groupe n'est pas en reste.
Le concert aura lieu le mardi 16 décembre, à 20h30 au 12, rue Bossuet (premier escalier sur la gauche dans la cour). Astuce: en restant à la porte du concert, vous aurez le plaisir d'apercevoir l'entraînement d'un club de boxe française, dans le bâtiment de fond de cour. Avec Over the rainbow à quatre voix en fond sonore, le spectacle est saisissant. Judy would approve.
* Un DVD de Company, revival 2007 tourne malgré tout dans le choeur. Au cas où.
PS : Yvonne a repéré cette version metal de Phantom of the Opera et cette vidéo incroyable de mauvais goût où c'est Sarah Brightman qui pousse la chansonnette. Quelle actrice!

Dernière semaine de représentation pour la délicieuse Vanessa Hidden et son spectacle hommage à Marie Dubas, Yvette Guilbert et Yvonne Printemps, intitulé C’est toujours ça de pris !. Au cours de la petite heure de spectacle, l’interprète, accompagnée d’un pianiste, donne une seconde jeunesse à des chansons aussi mythiques que Le tango stupéfiant ("je me piiiiiique à l’eau de javel !"), Pedro ou Quand on vous aime comme ça … Si elle est parfaitement à l’aise sur le répertoire purement fantaisiste, Vanessa Hidden donne la pleine mesure de son talent et de sa voix sur les chansons d’amour comme C’est la saison d’amour, qui ouvre et clôt le tour de chant.
La mise en scène et les courts textes de liaison sont signés Stéphane Ly-Cuong. On retrouvera d’ailleurs Vanessa Hidden brièvement lors de la carte blanche de ce dernier, le 6 juin à la Cartoucherie.

Barbara Cook était à Londres le 2 décembre dernier pour un concert de charité au profit d’une association de lutte contre le sida. L’événement était intitulé "Barbara Cook & friends". Pour l’occasion, la chanteuse, qui célèbre également ses 80 printemps, avait convié une poignée d’artistes du West End. Le programme avait une certaine gueule : ouverture et finale avec Candide, de Bernstein, du Sondheim, du Rodgers & Hammerstein, du Irving Berlin, etc. Que n’a-t-il été pollué par les interventions de la plupart des "friends" ! A l’exception de la formidable Sian Phillips et d’une certaine Anna Nicholas, tous se sont montrés indignes du concert dans lequel ils se trouvaient. La faute au répertoire choisi (des lloyd weberies ou pire) et à des interprétations sans saveur. La "first lady" du West End, Elaine Page, n’a pas dérogé à la règle en chantant I know him so well, de Chess ("Une de mes partitions préférées" et elle est signée de… ABBA) et une version très Le Cri de Cry me a river (celui d’Arthur Hamilton, pas de Justin Timberlake). Même Daniel Evans, pourtant auréolé de son interprétation dans Sunday in the Park…, et Ruthie Henshall, très en beauté, se sont révélés fades.
Fort heureusement, le tour de chant de Barbara Cook a justifié à lui seul le prix relativement élevé des places. A 80 ans, la "légende" – le mot a été martelé par le speaker – n’a rien perdu de son sens de l’interprétation. Et combien d’artistes de son âge peuvent se vanter d’avoir une voix aussi préservée ? Ses chansons, Barbara Cook les a déroulées comme on remonte le fil de sa mémoire, livrant souvent une anecdote expliquant le choix de tel ou tel titre. Même si elle se fait plaisir avec des chansons plus rythmées comme Ac-cen-tchu-ate the Positive, d’Arlen et Mercer ou cette étrange chanson où elle va jusqu’à imiter des aboiements ("if our little doggies can fall in love / why can’t we ?"), c’est sur les ballades qu’elle est la meilleure, avec une interprétation en apesanteur de No one is alone (Sondheim) ou un magnifique enchaînement, dans un silence religieux, de I’m through with love et Smile. C’est donc devant un public largement conquis qu’elle a pu entamer les premières phrases de Make our garden grow de Candide. Ce moment de grâce a malheureusement été légèrement gâché par le tempo trop rapide pris sur la chanson, que l’Ensemble a eu manifestement du mal à suivre. En rappel, la chanteuse a chanté sans micro un très beau titre, que je ne connaissais pas. Histoire de montrer à ceux qui en doutaient qu’à 80 ans, elle reste l’une des meilleures interprètes du répertoire de la comédie musicale.
PS : Dès que j’ai récupéré un ordinateur digne de ce nom, je mets en ligne quelques extraits du concert, enregistré sur mon dictaphone numérique. Stay tuned. Et après promis, j’arrête avec Barbara Cook.
Le 2 décembre à Londres. Les billets sont en vente ici. J’y serai. Après, il ne restera plus que Bernadette Peters sur ma wish-list. Et Patti LuPone aussi.
Pour plus d’infos : The Stephen Sondheim Society.