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Bonne nouvelle, Lucy the slut et ses ami-e-s marionnettes et humains de Avenue Q débarquent enfin à Paris en février prochain à Bobino. L’adaptation est signée Bruno Gaccio, ancien auteur des Guignols. Et le cast est déjà formé.  Tout semble indiqué que la prod a des moyens, donc nous n’assisterons sans doute à l’une de ces adaptations cheap que l’on voit parfois sur la scène parisienne… Toutes les infos sont sur le site d’Avenue Q.

Deux interviews en une semaine… on ne m’arrête plus! Voici Orlando, qui est passé dans les bureaux de Yagg pour parler de son spectacle, Rue du désir.

Voir la vidéo ci-dessous:

Ci-dessous le communiqué de presse que nous faisons partir pour le Choeur de Pierre, la chorale où je sévis depuis l’an dernier (on me voit brièvement à la fin de la vidéo)

Le Chœur de Pierre recrute!

Le Chœur de Pierre est la première chorale consacrée exclusivement au répertoire de la comédie musicale anglo-saxonne. Fondé et dirigé par le comédien Pierre Babolat (actuellement à l’affiche des Misérables à Lausanne) Il entame sa quatrième saison avec une première répétition le 29 septembre.

A cette occasion, le chœur recrute dans tous les pupitres: soprano, alto, ténor, baryton et basse.

Savoir lire la musique n’est pas obligatoire mais c’est un plus, les œuvres étant étudiées sur partitions.

Après avoir planché sur Rent, La mélodie du bonheur ou Phantom of the Opera, le chœur devrait travailler cette année Les Misérables ou Cats, parmi d’autres (le programme n’est pas encore définitif).

A la fin de l’année, les choristes, accompagnés de plusieurs solistes donnent généralement une ou plusieurs représentations. Voir quelques extraits du concert de juin 2009: http://www.youtube.com/watch?v=w2mFwmTaV3I

Les répétitions ont lieu au 12, rue Bossuet, dans le Xè arrondissement de Paris (M° Gare du Nord).

Venez nous rejoindre!

Je relaie un peu tard cet excellent article. Un petit bémol cependant pour rappeler que quand ils s'y mettent, les français peuvent produire de petites perles: Créatures, le Cabaret des hommes perdus, L'Opéra de Sarah, etc.

Et grâce au Roncier, qui a relayé l'appel, j'ai pu enfin visionner quelques vidéos de Cindy, à la réputation de navet légendaire. Réputation qui, j'ai pu le constater, n'est en rien usurpée. Impressionant.

Operadesarah

En voilà un spectacle qu'il est bien. Jérôme Pradon, seul sur la scène du Théâtre de l'Oeuvre, évoque pendant plus d'1h30 la vie de Sarah Bernhardt, en interprétant l'actrice légendaire et toute une galerie de personnages (de sa mère à Napoléon III en passant par Alexandre Dumas ou sa nounou). Le texte et la mise en musique sont signés d'Alain Marcel. Cette première partie de l'Opéra de Sarah, intitulée Avant l'Amérique, est passionnante de bout en bout, tour à tour drôle, épique, émouvante. Les chansons, parfois de simples comptines (à l'image du très beau Fleur de lait, au début), se mélangent tout naturellement au texte. On en reste quasiment sans voix, à se demander non pas pourquoi ce spectacle est aussi bon, mais pourquoi le reste est souvent aussi mauvais.

Vivement la deuxième partie.

Oui, c'est bien ce que vous pensez.

Je ne suis pas certain que la notion de faire entrer les clowns après un numéro de vaudeville raté soit transposable en France. Et quand bien même, je ne suis pas certain que cette traduction soit à la hauteur. Quant à l'interprétation parlée-chantée, bof bof bof. Faut-il en rire, indeed.

[Merci à Jérôme pour le tuyau.]

Isabelle_georges

Mieux vaut tard que jamais. Six ans après sa création, j'ai enfin assisté à l'hommage d'Isabelle Georges à Judy Garland, intitulé Une étoile et moi (Judy and me, en anglais). Avec l'aide de Frederik Steenbrink, Isabelle déroule la vie de Frances Gumm, alias Judy Garland, en émaillant le parcours de chansons. C'est simple, touchant, émouvant. Une grande réussite, susceptible de plaire même aux non-initiés.

A tel point, d'ailleurs, qu'on aurait préféré voir Isabelle Georges sur scène à l'Olympia, le soir où Rufus Wainwright est venu défendre son projet Carnegie Hall (tout en étant malade), ne serait-ce que pour la Trolley Song.

Vous pouvez lire l'interview d'Isabelle sur Yagg (réalisée par mes soins). Et/ou vous précipiter à la Péniche-Opéra, près de Stalingrad. C'est jusqu'à la fin de l'année.

Après l'épisode 1, ne manquez pas l'épisode 2 et l'épisode 3. Vraiment du bon boulot. J'adore le ton délibérément follissime.

Comment j’ai accepté ma place parmi les mortels est le film de fin d’études de Mikael Buch, jeune lauréat de la Femis. Le casting est très musical friendly avec Florence Pelly (vue dans Souinge et J’ai horreur de l’amour) et surtout l’incroyable, l’insubmersible, que dis-je, la fabuleuse Liliane Montevecchi, Tony Award pour son rôle dans Nine et Solange Lafitte éternelle de Follies. Si le film n’est pas à proprement parler une comédie musicale – bien que Liliane y chante une chanson, il est tout à fait dans la ligne éditoriale de Broadway, baby. Outre l’extrait posté ci-dessus, voici l’interview de son réalisateur.

Que raconte ton moyen-métrage ?

C’est un film dans lequel je joue
avec les limites du genre autobiographique et dans lequel j’ai voulu
lier plusieurs formes de cinéma que j’aime et qui semblent
incompatibles par essence. Les jours suivant l’élection de Nicolas
Sarkozy, Mikael, un jeune réalisateur (interprété par Nicolas Maury) commence à avoir de sérieux ennuis: son ami le quitte, la diva du music-hall qui devait jouer dans son film (interprétée par Liliane Montevecchi) décède subitement après le premier jour de tournage…
Mikael est au bord de la crise de nerfs. Quelques somnifères
l’emmèneront alors dans un voyage lui permettant de comprendre un tant
soit peu les raisons de tout cela…

Pourquoi Liliane Montevecchi ?
Il
y a deux Liliane Montevecchi que j’aimais de façon parallèle: j’adorais
la jeune gitane qui dansait sur les tables dans Les contrebandiers de Moonfleet de Fritz Lang et j’étais fasciné par la diva de Broadway
capable de s’approprier complètement le Ah! Paree! de Stephen Sondheim
dans Follies. Ces deux aspects de Liliane (son passage par la MGM et
son talent scénique) faisaient d’elle la personne idéale pour incarner le
personnage de Mirna. Et puis je sentais que Liliane pouvait aller
au-delà du cliché de la diva excentrique et donner au personnage une
dimension vraiment émouvante.

Quelles sont les comédies musicales que tu aimes ?

Oh
là là… la liste complète serait bien trop longue, mais les films de
Jacques Demy ont beaucoup compté pour moi dans un premier temps.
Notamment Une chambre en ville qui montre que la comédie musicale est
un genre qui peut être également en prise directe avec le réel. Sinon,
dans les américains, je suis un fanatique absolu de Minnelli et
notamment de Brigadoon. Mais il y a également des cinéastes
contemporains qui prouvent que la comédie musicale n’appartient pas
seulement au cinéma du passé; John Cameron Mitchell, Christophe
Honoré…

Du côté du théâtre, je suis évidemment un
inconditionnel de Stephen Sondheim (Into the woods et Follies en tête)
et de Leonard Bernstein (West side story, Candide, Trouble in Tahiti…).

Après cette interview, on n'avait plus eu de nouvelles de l'équipe d'Avenue Q en France. Par mail Sauvane Delanoë, l'adaptatrice de cette excellente comédie musicale, m'a confirmé que le projet était toujours sur les rails et que son équipe  était actuellement "en pleine négociation" avec un producteur. On leur souhaite bonne chance. Et je vous tiens au courant de la suite des événements.

Le festival/exposition Diva lui a donné Carte Blanche, le 6 juin. Stéphane Ly-Cuong, réalisateur de Paradisco, metteur en scène de nombreux spectacles et co-rédacteur en chef de Regard en Coulisse, répond aux questions de Broadway, Baby.

Stéphane Ly-CuongVotre Carte Blanche, intitulée La vie est une comédie musicale, affiche déjà complet. Que vont rater les têtes en l'air qui n'ont pas eu le temps d'acheter un billet ?Ils vont rater une superbe distribution... ainsi qu'une sélection éclectique (certains préfèreront l'adjectif "improbable") de chansons qui iront d'Annie Cordy à Jonathan Larson, en passant par Sondheim. Et pour les personnes qui voudraient absolument assister à cette soirée, il y a toujours la possibilité de se mettre sur liste d'attente le jour même àpartir de 20 heures !

Yvonne Nguyen, la présentatrice, fait ici sa première apparition publique. Quels conseils lui avez vous donné?De s'éclater et surtout, de rester elle-même ! Dans ce genre de soirée, les auto-congratulations fusent toutes les cinq minutes. Ici, ce ne sera pas le cas. Je pense que les artistes vont se tenir à carreau sous sa baguette.Certains pensaient qu'il ne s'agissait que d'un pseudo... et que vous étiez l'auteur de son blog. Vous êtes heureux de dissiper ce malentendu ?Heureux et soulagé... bien qu'un peu jaloux de la notoriété grandissante d'Yvonne. Après tout, elle ne fait qu'écrire que quelques billets d'humeur de temps à autre, tandis que ses collègues de Regard en Coulisse (moi inclus!) se saignent pour écrire des articles qui font moins parler d'eux. Pour en revenir à la soirée, certaines personnes pensaient que j'allais la présenter moi-même, en travelo ! Qu'elles se rassurent, je respecte bien trop le public pour ça ! Ceci dit, les amateurs de spectacles poilants travelo-style peuvent toujours se reporter sur le prochain concert de Mireille Matthieu.Que pensez-vous de cette première édition de Diva ?C'est déjà une réussite. La programmation est variée et inclut des spectacles et des artistes à découvrir, et d'autres qu'on a envie de revoir. Bien qu'éloigné, le lieu offre un espace de convivialité qui lui confère un véritable esprit de festival. Je pense que ce n'est que le début d'une longue histoire entre le public, les professionnels et le festival.Quels sont les meilleurs ragots qui y circulent ?Que le grand bal de clôture va être très chaud ! Non, je plaisante. Mais que ça ne vous empêche pas de venir...

Vous préparez actuellement votre premier long-métrage. Pouvez-vous nous en dire plus ?Je sors d'une très longue période d'écriture, ou plus précisément de réécriture (cinq ans pour être précis !). Aujourd'hui, je commence les démarches plus concrètes (recherches de partenaires, prises de contact, etc). Le film s'appelle "Etrangers au paradis" et se déroule en France au début des années 60. Il relate l'arrivée d'une communauté vietnamienne,rapatriée dans un centre d'accueil situé dans un petit village d'Auvergne. Le film traitera du choc des cultures, de l'adaptation et de l'intégration.Ce ne sera pas une comédie musicale mais la musique y jouera un rôle important.Question subsidiaire : Rabbi Jacob sera-t-il le nouveau Cindy ?Aucun spectacle ne pourra être le nouveau Cindy. Vous en connaissez beaucoup des finales qui s'achèvent sur des fusées roses étrangement phalliques ? Hmmm, à moins que Cléopâtre soit le nouveau Cindy et que la célèbre reine égyptienne ne s'envole sur son obélisque ?

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Dernière semaine de représentation pour la délicieuse Vanessa Hidden et son spectacle hommage à Marie Dubas, Yvette Guilbert et Yvonne Printemps, intitulé C’est toujours ça de pris !. Au cours de la petite heure de spectacle, l’interprète, accompagnée d’un pianiste, donne une seconde jeunesse à des chansons aussi mythiques que Le tango stupéfiant ("je me piiiiiique à l’eau de javel !"), Pedro ou Quand on vous aime comme ça … Si elle est parfaitement à l’aise sur le répertoire purement fantaisiste, Vanessa Hidden donne la pleine mesure de son talent et de sa voix sur les chansons d’amour comme C’est la saison d’amour, qui ouvre et clôt le tour de chant.

La mise en scène et les courts textes de liaison sont signés Stéphane Ly-Cuong. On retrouvera d’ailleurs Vanessa Hidden brièvement lors de la carte blanche de ce dernier, le 6 juin à la Cartoucherie.

Cuong
Il ne faut surtout pas dire que c’est un festival, paraît-il. C’est une "grande exposition musicale" et tant pis si le terme ne veut pas dire grand chose. Quoi qu’il en soit, Diva propose du 16 mai au 8 juin, une multitude d’événements liés au théâtre musical français. On pourra y voir ou revoir des spectacles attachants comme Le Cabaret des hommes perdus, Créatures (à confirmer), L’ultime rendez-vous, Une partie de cache-cache, Souinge Souingue, Madame Raymonde, etc.

Plusieurs personnalités du milieu se sont également vues confier une Carte Blanche. Ainsi, mon ami Stéphane Ly-Cuong co-rédacteur en chef de Regard en Coulisse a-t-il conçu pour le 6 juin un spectacle intitulé La vie est une comédie musicale (affiche), avec un beau casting et pour la première fois sur scène, la fabuleuse Yvonne Nguyen [infos ici].

Le tout se tiendra en un lieu unique, la Cartoucherie, M° Château de Vincennes. Rendez-vous sur le site officiel pour avoir toutes les infos.

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"Petite, je voulais devenir un performer"
, explique Isabelle Georges dans son spectacle La French Touch. Force est de constater qu’elle a atteint son objectif et… qu’elle n’est pas avare de son talent. En près de deux heures de spectacles, la française chante un répertoire exigeant, danse, fait des claquettes, fait participer le public, porte un chapeau étrange, joue du kazoo. Pour ce spectacle, trois acolytes l’accompagnent : Frédérik Steenbrink, au piano et au chant, Stéphane Logerot, aux contrebasse, accordéon, guitare et chœurs et Philippe Dallais, batterie et chœurs.

Isabelle s’est faite connaître avec son récital Une étoile et moi, un hommage à Judy Garland. C’est donc une femme de goût et elle le prouve une fois de plus avec la sélection impeccable des titres chantés dans ce spectacle. Elle y navigue entre le répertoire de Maury Yeston, à qui elle a consacré un disque, Judy, avec un Alone Together magnifique, Over the rainbow (en rappel), Irving Berlin, avec Let Yourself Go, ou celui de Liza Minnelli et Aznavour, avec un très beau Quiet Love ou You’ve Let Yourself Go (respectivement Mon émouvant amour et Tu te laisses aller en français) ou Piaf. La chanteuse fait beaucoup penser à Liza : le look du premier acte, l’énergie communicative et le bagout portent incontestablement la marque de la Minnelli. Et ce n’est pas sur ce blog qu’on songera à s’en plaindre. Mais c’est sans doute la performance vocale qui marque le plus, tout particulièrement lorsqu’Isabelle descend dans les graves où sa voix prend une belle et émouvante couleur veloutée.

Sans doute la meilleure interprète française du répertoire de la comédie musicale. Une des rares, en tout cas, qui pourrait se produire devant un public américain sans avoir à rougir.

Ci-dessous, Over the rainbow, tiré de l’album Something To Live For.

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Première de Panique à Bord, la comédie musicale de Stéphane Laporte et Patrick Laviosa hier soir. Le XXè théâtre plein à craquer. Pas mal de têtes connues, dont un Denis d’Arcangelo avec une curieuse teinture rouge. Comme le dit Stéphane Laporte : "si une bombe explose ce soir dans la salle, le théâtre musical parisien est réduit à néant". "Et une bombe va exploser…", a-t-il ajouté en faisant référence à l’intrigue du musical. En fait d’explosions ce sont surtout des éclats… de rire qui ont fusé tout la soirée. Je ferai sans doute la critique pour Regard en Coulisse, donc je ne m’étends pas sur le sujet. Quoi qu’il en soit, si vous voulez vous détendre et travailler vos zygomatiques, foncez-y !

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