Magnifique ballade country de Brad Paisley, chantée avec Alison Krauss, que j’aime depuis longtemps. Je n’avais jamais vu la vidéo qui l’accompagne et qui rend cette histoire encore plus émouvante. Enjoy.
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Sing-Off
Sing-Off, c’est un peu une Nouvelle Star avec des gens qui chantent bien, pas de pub, et sans toutes les séquences insupportables « mon papa est mort quand j’avais 5 ans », ou « André Manoukian sur son vélo ». Pas d’appels au vote des téléspectateurs (« tapez 1 pour Amandine… ») non plus: ici c’est le jury qui décide. Enfin une émission musicale qui arrête de se regarder le nombril et qui se concentre sur l’essentiel: la musique. Ça a l’air con dit comme ça, mais visiblement ça n’est pas évident pour tout le monde. N’est-ce pas M6 et TF1?
La différence de Sing-Off par rapport aux autres télé-chrochets, c’est qu’ici les candidats chantent a cappella. Et que ce sont des groupes uniquement.
Cette deuxième émission se décomposait en deux parties: les chansons d’hier et les chansons d’aujourd’hui (ou d’hier mais reprises aujourd’hui, ce qui est un peu de la triche, mais bon…). Pour la première partie, les audiences de la précédente émission ayant été mauvaises, la production a voulu faire chanter plus de « tubes français ». Et vas y que je te ressors les habituels Claude François, Rita Mitsouko et compagnie. Ne manquait que Téléphone… La semaine prochaine peut-être? Heureusement, la deuxième partie était un peu plus palpitante, avec notamment deux prestations exceptionnelles:
A commencer par cette version géniale de Price Tag de Jessie J, par les Tale of voices:
Le lead s’appelle Kevon. Quelle voix…
Et celle de Voxset sur Alors on danse. La chanteuse lead fait un sacré bon boulot.
Dans un registre assez différent, les deux passages de Têtes de chiens sur A la claire fontaine et Tri Martolod étaient également réussis. Leur truc à eux c’est la musique traditionnelle et force est de constater qu’ils la défendent plutôt bien. D’autant qu’ils donnent l’impression d’être un véritable groupe vocal et pas une addition de solistes réunis pour l’occasion, comme d’autres… Hélas, ils ont été éliminés au profit des insipides BCBG.
Pour le reste, le jury n’est pas si mal et fait souvent des remarques judicieuses, Michel Jonasz en tête (je suis un peu plus réservé sur Soprano). Alexandre Devoise, l’animateur, en fait un peu trop en revanche dans le registre enthousiaste et les « Allez fais nous une démonstration de beat box. Haaaaaaaaaaaaan, super! » après chaque chanson.
A l’arrivée, une émission plutôt réussie avec de vrais beaux moments de musique. Il serait dommage que ça finisse en « accident industriel »…
Liza à l’Olympia
Grâce à William Réjault, je vais pouvoir assister au récital de Liza Minnelli à l’Olympia ce soir. Ce sera la deuxième fois que je la vois en concert, après sa représentation unique au Palais des Festivals de Cannes en 2005. Elle chantera des extraits de son dernier album, le sobre Confessions, et – malheureusement, Liza avec Z! Un grand moment de camp en perspective.
Compte-rendu dans la foulée, ou presque.
Alex Beaupain à la Cigale
Alex Beaupain était à la Cigale le 23 mai. Concert très sympathique. Sur scène, le chanteur est un peu raide et ses transitions sont souvent un peu nulles (il le reconnaît lui-même), mais ça le rend finalement assez attachant. Parmi les bons moments de la soirée, le duo avec Camelia Jordana, tiré de son dernier album ; la chanson Prague, qui figure dans Les Bien-Aimés, le dernier film de Christophe Honoré, interprétée par Ludivine Sagnier et enfin le Je n’aime que toi des Chansons d’amour, chanté par Beaupain, Ludivine Sagnier et Clotilde Hesme.
Photo prise sur la page Facebook d’Alex Beaupain.
Une soirée à Rock en Seine
Première fois à Rock en Seine. Programme prévu pour la soirée: Beirut, The Tings Tings, Arcade Fire. Je connaissais les deux premiers albums du premier et des troisièmes, et je n’avais jamais entendu les Ting Tings.
Grosse déception pour Beirut. Je pensais que Zach Condon, le leader, était un bon chanteur. J’avais tort. Il semble meilleur à la trompette. Peut-être était-ce la méforme vocale du chanteur, peut-être était-ce le contexte (un festival en plein air).. toujours est-il que Beirut n’a pas véritablement emballé la foule. J’aurais mieux fait d’aller voir la jeune Rox, qui passait sur une autre scène.
The Ting Tings (photo), eux, avaient la patate. Communicative, de surcroît. Le duo, tout de rouge vêtus, a enchaîné les tubes irrésistibles de son premier et unique album comme d’autres les perles. Un titre du nouvel album a également été présenté. Une chanson qui parle de « working too fucking hard », comme l’a annoncé la chanteuse aux faux airs de Chantal Lauby. Cinq de leurs comparses musiciens ont alors fait leur entrée avec de grandes pancartes où l’on pouvait lire d’un côté WORK et de l’autre DANCE. Un des grands moments du set, avec le célèbre Shut up and let me go!
Bref passage du côté de chez Roxy Music, en attendant Arcade Fire. Je ne connais quasiment pas leur musique et elle n’est pas aussi accessible que celle des Ting Tings par exemple. Donc je n’ai pas beaucoup accroché.
Arcade Fire enfin. C’était l’un des gros morceaux du festival. Je ne crois pas trop m’avancer en affirmant qu’ils ont été à la hauteur de leur réputation. Leur engagement musical semble total, passionné et ça fait plaisir à voir. Régine Chassagne chante moins bien que Win Butler, mais elle compense largement par sa présence tantôt sensuelle, tantôt fougueuse. Et ces chansons… Contrairement à celle de Beirut, leur musique semble cousue sur mesure pour un festival en plein air.
Dommage que la pluie s’en soit mêlée. Au bout de 50 minutes de concert, des trombes d’eau se sont mises à tomber sur les festivaliers et sur le devant de la scène. Après avoir terminé la chanson en cours, Win Butler a annoncé que les organisateurs du festival leur demandaient de « patienter ». N’étant pas équipé de vêtements imperméables et étant plutôt légèrement vêtu, je n’ai attendu que deux ou trois minutes avant de partir. Il semblerait que le groupe soit revenu pour un ultime Wake Up, avant de mettre un terme définitif au concert. J’avoue que j’aurais bien terminé la soirée avec un Neighbourhood #1 ou Rebellion (Lies), voire les deux, soyons fous. Au lieu de ça: un minable coïtus interruptus. Ce qui, malgré tout, est toujours mieux que pas de « coïtus » du tout. Celles et ceux qui étaient venus les années précédentes pour voir Amy Winehouse en conviendront certainement.
Love Hurts, Gram Parson et Emmylou Harris
Suis obsédé par cette chanson depuis que ma collègue Judith me l’a faite découvrir (via la version de Sinead O’Connor). Enregistrée à l’origine par les Everly Brothers, elle est ici chantée en live par Gram Parsons et Emmylou Harris.
No, it isn’t true / Love is just a lie, made to make you blue.
Recap: True Blood, saison 3, épisode 7, …
Recap: True Blood, saison 3, épisode 7, « Hitting the ground »
http://series.yagg.com/2010/08/06/recap-true-blood-saison-3-episode-7-hitting-the-ground/
[Sur les blogs Yagg] Le beau mec du jour…
[Sur les blogs Yagg]
Le beau mec du jour: Martial Mbandjock:
http://beautifulpeople.yagg.com/2010/08/02/le-beau-mec-du-jour-martial-mbandjock/
Malia – No Surprises
Très belle reprise de Radiohead, par la chanteuse Malia sur son album Young Bones. C’est André Manoukian qui joue sur cette chanson et sur ce très bon album jazz pop, qu’il a en grande partie composé. Comme quoi, Dédé assure, quand il veut.
C’est la finale de la coupe du monde de football, l’Espagne affrontent les Pays-Bas et nous sommes à Barcelone. Puisque toute la ville va vivre l’événement et qu’il n’est pas indigne de s’intéresser au foot de temps à autre, nous cherchons en ce dimanche soir un endroit où passer une bonne soirée.
Nous faisons le tour de l’Eixample, le quartier où l’on trouve quelques bars gays. Nous en avions repéré un, Carrer de Concell de Cent (la rue Sainte-Croix locale) qui annonçait une soirée spéciale. Mais moins d’une heure avant le début du match, il est quasi vide. Et assez sombre, de surcroît. A la recherche d’un endroit un peu plus festif, nous tombons sur un petit restaurant rempli d’hommes que l’on peut sans craindre de trop se tromper qualifier d’homosexuels. Mais la place manque et les serveurs, débordés, se montrent guère aimables. Autre bar restaurant un peu plus loin sur la carrer de la Diputacio. La clientèle a l’air plus mixte, avec notamment la présence de femmes que l’on peut sans craindre de trop se tromper qualifier de lesbiennes. Le lieu semble tout aussi bondé que le précédent et nous nous apprêtons à passer notre chemin quand un brun à lunettes – que l’on peut sans craindre de se tromper, etc. – assis juste derrière la porte vitrée nous fait signe d’entrer.
Nous voici donc à l’intérieur du Xalupada, en quête de places. Un serveur nous indique deux chaises libres et nous nous installons à quelques mètres d’un grand écran. L’ambiance se réchauffe progressivement. Deux ou trois personnes portent un drapeau espagnol en cape, d’autres ont les couleurs rouge et or dessinées sur la joue, tous sont à fond derrière leur équipe. Dans notre dos, un petit groupe, emmené par Eva et Manuel, commence à scander des slogans, en les détournant parfois légèrement. Ainsi, « Yo soy espanol, espanol, espanol » devient « Yo soy espanol, maricon, espanol ». Paul le Poulpe est bien entendu présent dans les esprits à travers le sobriquet de « Pulpo », chanté dès qu’une jeune fille – dont les bras sont très très longs, nous dit Eva – s’en va chercher un verre ou fumer une clope. Personne en revanche n’évoque Mani le Perroquet, qui a désigné les Pays-Bas comme futurs vainqueurs du match.
Le match débute dans une ambiance surchauffée. L’équipe d’Espagne se montre généreuse avec son public. Ses nombreuses attaques font vibrer nos compagnons de bar/restaurant à l’unisson. La défense n’est pas oublié et tout particulièrement, le gardien espagnol, Casillas, qui reçoit une salve d’applaudissements dès qu’il rattrape un ballon. Eva et sa bande d’amis gays lancent même des « Guapo! » à l’écran dès qu’il apparaît plus de quelques secondes. De l’autre côté du terrain, les néerlandais avec leurs agressions incessantes (mention spéciale au coup de pied de De Jong à la cage thoracique d’Alonso) participent encore un peu plus à la cohésion nationale. Signe d’un certain œcuménisme footballistique, le néerlandais Van Persie a aussi droit à quelques « Guapo! » de temps en temps.
C’est la mi-temps. La confiance est toujours de mise. On en profite pour reprendre un verre. La partie reprend. Les espagnols demeurent offensifs, mais manquent de réussite, comme on dit. La fin du temps réglementaire approche et la tension monte. L’équipe qui marquera dans les dernières minutes aura très certainement gagné. Et les néerlandais restent dangereux. Mais il en faut plus pour entamer la bonne humeur générale. A l’écran, la reine Sofia apparaît furtivement. « Guapa! », lance quelqu’un dans notre dos.
Les 90 minutes sont terminées. Place aux prolongations. La tension monte encore d’un cran. « Cette partie, nous pouvons la gagner », chante-t-on dans le bar tout entier. Puis c’est la délivrance: Iniesta, à quelques minutes de la fin, inscrit un magnifique but.
Explosion de joie dans la salle. Cette fois, ils y sont presque. Un homme à notre droite, resté relativement discret jusqu’ici, est en larmes. Tous restent malgré tout attentifs à la riposte des néerlandais. Mais la riposte ne vient pas et au coup de sifflet final, la salle explose à nouveau. Ils et elles sont « Campeones del mundo ».
Les larmes de l’homme discret coulent de plus belle. A une différence près: cette fois-ci, il n’est plus seul. Quelques autres paires d’yeux humides le rejoignent tout aussi discrètement. Nous applaudissons chaudement, avec en tête le souvenir d’une soirée similaire il y a quelques années. Eva, Manuel et les autres reprennent en chœur leur « Yo soy espanol » et tentent de trouver un slogan avec « campeones » dedans, sans trop y parvenir. Paul le Poulpe n’est pas oublié. Nos amis d’un soir le célèbrent d’un joyeux « Que viva el Pulpo! Dans leur enthousiasme certains réclament un open bar, ou à défaut une tournée de chupitos, le nom local des shots. Double refus de la patronne, patriote mais pas bonne poire.
Nous filons vers les endroits où nous sommes passés plus tôt dans la soirée. Dans la rue, on peut entendre les premiers klaxons. En dehors de cela, les rues sont encore très calmes. L’ambiance est sans doute différente sur les Ramblas et surtout, en bas du parc Montjuic où des écrans géants avaient été installés plus tôt dans la journée.
Nous commençons par l’autre restaurant de la Carrer de la Diputacio où la clientèle est souriante, mais semble éteinte. Direction ensuite le bar Carrer de Concell de Cent, nettement plus rempli que deux heures auparavant. Ici on s’amuse franchement. Un jeune homme très avenant nous peint un petit drapeau espagnol sur le visage et sur le bras, histoire faire taire la mauvaise langue qui a l’entrée nous a demandé si nous étions néerlandais. Les écrans de télé, encore allumés, continuent de diffuser les reportages d’après-match. Côté musique, dans la playlist – guère originale – du bar, Lady Gaga ou David Guetta laissent régulièrement place à une version dance de E viva Espana, qui semble être le leitmotiv de la soirée, ici ou dans la rue, comme nous pourrons le constater un peu plus tard. Fait d’autant plus intéressant que la veille Barcelone avait accueilli une grande manifestation indépendantiste Catalane. Pour paraphraser une journaliste fictive célèbre, « I can’t help but wonder »: les militants que nous avions croisé dans la rue la veille, avec leurs autocollants « Som una Nacio » chantent-ils aussi E viva Espana? Parions que plus d’un se surprendra au moins à fredonner l’air tout bas, tout comme nous, sur le trajet qui nous ramène un peu plus tard à notre hôtel.
Feedback rapide du concert.
Les +:
- Une entrée fracassante et bien trouvée (avec deux danseuses, de dos, toutes les trois avec un manteau à capuche)
- une pêche d’enfer
- Un look et une attitude détonants
- Les chansons
- Un public très gay
Les -:
- Sa reprise de Smile. Trop de vibe tue la vibe.
- Certains ont trouvé qu’elle manquait de naturel.
- un concert relativement court (1h)
- Le concept »payez dix euros pour parler et vous faire photographier avec elle » à la fin du concert. Si ce n’est pas une blague, c’est du gros foutage de gueule… (et le signe d’une melonite avancée)
Janelle Monae ce soir à la Maroquinerie
Janelle Monae présentera ce soir à la Maroquinerie son r’n'b pop déjanté. J’y serai. Et j’essaierai de vous raconter. En attendant, vous pouvez regarder le clip ci-dessous. C’est Many Moons, et c’est totalement fou.
Rox – My baby left me
Je vous encourage vivement à écouter le premier opus de la jeune Rox, qui s’intitule Memoirs. Vous y trouverez notamment cette petite perle, My baby left me (en live ci-dessous)
Le reste de l’album est à l’avenant. Une petite tuerie.
The Divine Comedy – Cheek to cheek
The Divine Comedy sur fluctuat.net
A l’occasion d’une interview pour le site Fluctuat, Neil Hannon, alias The Divine Comedy interprète ce classique d’Irving Berlin, l’une de mes chansons préférées.
Neil ayant l’air de sortir du lit, c’est loin d’être la meilleure version que je connaisse (celle d’Ella, je pense), mais pour aujourd’hui, cela fera l’affaire.
Heaven… I’m in heaven…
Cette chronique va être rapide. Malgré des essais répétés, je ne suis pas parvenu à apprécier la moindre chanson du dernier Rufus Wainwright. Après l’exubérance de Release the Stars, Rufus a voulu faire dans la sobriété. Rien que du piano voix ou quasiment (pas la force de réécouter pour vérifier). Poses, voilà du sobre réussi. Cet album là est juste long et ennuyeux et pour tout dire, semble bien prétentieux.
Si quelqu’un a un truc ou une astuce pour m’aider à trouver une porte d’entrée à ce disque, qu’il ou elle me laisse un commentaire et je promets de lui donner une nouvelle chance. En attendant, je vais me remettre les précédents. Et notamment Release the stars, qui n’est pas si mal, finalement.







Xavier Héraud, 31 ans, journaliste, co-fondateur de