Estas viendo las entradas de la categoría Classics / Volver al inicio

Love_Is_the_Answer

Avec Love is the answer, Barbra Streisand a établi un drôle de record: elle est devenue la première artiste à avoir un album numéro 1 aux USA pour cinq décennies de suite. Ça vous pose une chanteuse, non? Ceci étant dit, ce nouvel album est une réussite totale. Love is the answer – phrase extraite du classique Garlandien Make someone happy – est composé principalement de reprises du Great American Songbook. A deux exceptions près: une cover de Ne me quitte pas (en version anglaise + 1 couplet en français), et la Chanson de Maxence des Demoiselles de Rochefort, rebaptisée You must believe in spring. Diana Krall est à la production et au piano et ça se s’entend. Ici pas d’outrance ou d’extravagance Streisandienne ou de son à la Bee Gees, rien que de la retenue, du feeling et en un mot, de la classe.

On retiendra particulièrement les sublimes versions de Here’s to life, In the wee small hours of the morning ou Some other time (de Bernstein, dans On the town). Mais le reste de l’album est à l’avenant. Superbe.

L’album est en écoute sur Deezer.

You can have him est l'un de mes standards jazz préférés. Il a été composé par le grand Irving Berlin, auteur de Let's face the music and dance, Cheek to cheek, White Christmas et plein d'autres. On dit souvent qu'une grande chanson peut être reprise de mille manières différentes et sonner toujours aussi bien (oui, on dit des choses comme ça). De ce point de vue, You can have him est un cas d'école. Écoutez donc les deux versions d'Ella Fitzgerald et de Nina Simone. La première est très swing, la deuxième est beaucoup plus lente, très soul. Ca s'appelle interpréter une chanson.
Je vous laisse juger.

La version d'Ella, extraite de Ella Fitzgerald sings the Irving Berlin Songbook.

La version de Nina, extraite de The Amazing Nina Simone


Découvrez Nina Simone!

Baezringthembells
Soyons un peu professoral deux secondes : on a un peu tendance à désigner folk toute musique basée sur le duo guitare/voix. C’est oublier un peu vite le sens du mot folk, peuple. Si Joan Baez est la quintessence même de la chanteuse folk, c’est bien parce qu’elle est une chanteuse populaire avant tout, ancrée dans une réalité sociale de son temps, et à partir de là capable de chanter aussi bien des chansons populaires, engagées qu’intimistes.

Le live Ring them Bells, de 1995, explore toutes ces facettes de l’artiste. L’album, réédité l’an dernier avec de nouvelles chansons, tire son titre d’une chanson de Bob Dylan. Outre le tour de chant de l’artiste, il contient de nombreux duos. Citons les apparitions des Indigo Girls, Mary Black, Mary Chapin Carpenter, Kate & Anna McGarrigle, Janis Ian, ou encore la propre sœur de l’artiste Mimi Farina.

Parmi ce recueil d’interprétations toutes plus excellentes les unes que les autres [liste complète sur Wikipedia], on retiendra en particulier le dylanien Don’t think twice it’s alright avec les Indigo Girls, le magnifique Jesse, de Janis Ian, en duo avec son auteure, ou encore la chanson traditionnelle Geordie.

A noter que Joan Baez change la fin de Diamonds and Rust, interprété avec Mary Chapin Carpenter. "If you’re offering me Diamonds and Rust / I’ve already paid", chante-t-elle habituellement sur cette superbe ballade qui évoque sa relation avec Bob Dylan. Ici, les années aidant, les paroles deviennent : "If you’re offering Diamonds and Rust / Well I’ll take the Diamonds." On peut entendre la réaction enthousiaste du public à cette petite actualisation.

Et puis il y a cette voix. Toujours aussi belle et aussi puissante, près de trente ans après les débuts de la reine mère du folk – bel oxymore, s’il en est.

  • Ci-dessous : Diamonds and Rust, Don’t think twice it’s alright, Jesse, Sweet sir Galahad.

free music

Nina_simone_live_in_paris_accord
Ah, remonter dans le temps… et assister à un concert de Nina Simone au temps de sa splendeur. Assister à ce concert en particulier, à Paris, en 1968 (date à vérifier). Si le téléchargement a une vertu, c’est bien celle de permettre la redécouverte de tels disques. Que de versions géniales réunies en un seul album…

A album exceptionnel, billet exceptionnel : je vous ai mis une radio ci-dessous avec l’intégralité des chansons figurant sur l’album. Puique ce dernier n’est plus édité, pourquoi se priver ? Ecoutez donc cet incroyable Don’t let me be misunderstood. Nina Simone réinvente complètement sa propre interprétation. Et montre au passage qu’elle n’a pas volé son titre de Grande Prêtresse de la Soul. Et ce Just in Time, l’une de mes chansons préférées, n’a jamais été chanté de façon aussi poignante. Comment résister au "You changed me" qu’elle répète avec ferveur à la fin du morceau ? Seule Judy Garland, dans un style très différent, l’a interprétée avec autant de passion. C’est sans doute pour cela que la fin du film Before Sunset est si réussie. Et ce Life (tiré de Hair), et ce Backlash Blues, ce House of the Rising Sun… je pourrais toutes les passer.

On se doute que beaucoup de titres ont dû être coupés pour faire tenir le concert sur l’album.  Peut-être un jour ces inédits sortiront-ils de l’ombre… Tout comme ce magnifique live, l’un des plus beaux disques de la femme noire qui chantait. En attendant ceci ou en attendant qu’on puisse remonter le temps, bonne écoute. Ca devait être du "Great Show", indeed.

   


music player
I made this music player at MyFlashFetish.com. More colors.

RSS