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Juleindoréersatz
L’album de Christophe Willem était un bon album de variété, celui de Julien Doré est un bon album tout court. Le gagnant 2007 de la Nouvelle Star s’est fait connaître avec ses reprises « décalées » (et pas toujours heureuses). Ici, rien de que des compos d’une très bonne tenue, très bien produites.

Pour autant, Julien Doré ne semble rien avoir abdiqué du personnage que l’on a pu découvrir sur M6 la saison passée. Pour preuve, le plus beau titre de l’album s’intitule « Bouche Pute ». Et il s’autorise, avec un certain culot, la reprise du Gainbourien « SS in Uruguay ».

Bien sûr, Julien Doré ne serait pas Julien Doré s’il ne cabotinait pas un peu (ou beaucoup). Et ce n’est pas vraiment le rôle dans lequel on le préfère, à l’image de la poussive chanson à liste « Dans tes rêves ». N’est pas Katerine qui veut.

Outre la chanson en écoute, ci-dessous on retiendra le très beau Acacias, l’enlevé Les limites et le très réussi Figures imposées. Pas mal pour un album issu d’une émission de télé.


Découvrez Julien Doré!

La voici… [via le blog tvnews].

Sans surprise, Julien Doré a remporté la finale de la Nouvelle Star, aux dépends de Tigane. Rien d’extraordinaire lors de cette émission, Julien a fait du Julien, Tigane a fait du Tigane, comme toutes les semaines qui ont précédé. Si l’engouement pour le premier a toujours paru disproportionné, on peut regretter qu’il n’ait évolué que dans un seul registre : celui de la reprise "décalée". On aurait aimé le voir dans un registre plus naturel, reprendre du Herman Düne, par exemple ou même du Radiohead. Peut-être se rattrapera-t-il sur son album… De cette année, on retiendra le sympathique Pierre, la "traqueuse" Marteen, le très joli et très stressé Soma, que Dédé surnommait ETC (pour Erreur Terrible de Casting). On retiendra aussi une nette amélioration de la programmation musicale, même si quelques Claude François et Johnny traînaient encore de-ci de-là.
Merci à toutes celles et tous ceux qui ont suivi les chroniques de cette cinquième Nouvelle Star.

  • C’est parti pour cette deuxième séance de LiveBlogging.
  • Trois candidats restent en lice : Julien, Tigane et Gaëtane. Julien est le plus populaire, Tigane est le meilleur et Gaëane est une fille. Chacun ont donc leur atout pour être en finale. Votre pronostic ?
  • Titre d’intro sans intérêt. Yaourt au début, Amel Bent à  la fin.
  • Tigane. Rock Your Body. Le titre ne lui va pas tellement. Même s’il ne s’en sort pas si mal. Jury très louangeur, comme d’hab’. Pour Dédé, il fait partie des grands "monsieurs". Manu Katché trouve qu’en France on n’a pas beaucoup de musique "pour le corps".
  • Gaëtane. I don’t know (Noa). C’est moi ou c’est légèrement faux ? Incertain, tout au moins. Le titre met sa voix en valeur en tout cas. Quatre bleus, comme d’hab.
  • Citation assez vulgaire de Dédé. Quelqu’un a-t-il pu la noter ?
  • La fille couleur menthe à l’eau… Non mais, franchement…
  • Les dernières émissions sont vraiment pénibles.
  • Julien. Tainted Love. Pas mal, non ? Pour une fois, les hurlements ne passent pas trop mal.
  • Gentille pichenette de MJ à la Star Ac’ : "Ils sont loin derrière"… Sont un peu mous, ce soir.
  • Je précise ma première remarque sur Gaëtane. Elle a sa chance uniquement si la prod pour des raisons liées à la ménagère de moins de 14 ans décide d’avoir une finale Garçon/Fille. Ce qui est un grand classique de la télé réalité, mais pas une obligation pour la Nouvelle Star (remember Jonatan Cerrada / Thierry Amiel).
  • Tigane/Gaëtane. Upside down. Toujours les mêmes titres de Diana Ross. A quand un petit Touch me in the morning ?
  • On connaît désormais le prénom de la mère de Tigane : "Naffi". Quel ennui ces séances de remplissage.
  • Oooh les tantes de Tigane ont trop le look !
  • Tigane. Hello, de Lionel Richie. L’originale est une pure guimauve, mais j’ai entendu des versions assez géniales de cette chanson. Celle de Tigane n’entre pas dans cette catégorie, pas vraiment aidé par les arrangements sirupeux. Après "Mister Groove", MK le qualifie de "Mister Smoothe", avez vous une autre proposition de "Mister… " ?
  • Zut, Dédé a dit "couille" ?
  • Grâce aux danseuses d’Amel Bent, Kamel Ouali passe maintenant pour Pina Bausch. Les serveurs du Raidd transmettent les amitiés les plus chaleureuses de Kamel.
  • Oh, le Premier jour. J’adore cette chanson. Le meilleur titre depuis le début de l’émission. Interprétation mi-figue mi-raisin. C’était bien parti, ça a moins bien fini. Etienne forever.
  • Gaëtane. Man, I feel like a woman. I’m not a girl, not yet a woman lui aurait mieux convenu. Là c’est assez mauvais.
  • Il faut que je rencontre Dédé un jour pour qu’on parle de country. On n’a pas dû écouter les mêmes disques.
  • Tiens première fois qu’on voit vraiment les parents de Julien. On voit même sa mémé.
  • Julien. Vanina. Sobre. Limite ennuyeux d’ailleurs. Il a en tout cas bien intégré les leçons sur toutes ses grimaces. Ces dernières ont presque disparu.
  • Gaëtane s’en va. Dédé va-t-il en faire sa nouvelle Liane Foly ?
  • Dernière émission semaine prochaine. Il est temps.

LiveBlogging terminé. Merci à tous les commentateurs et commentatrices !

Comme la semaine dernière, je live-bloggerai ma note sur la Nouvelle Star. N’hésitez pas à me rejoindre pour commenter en direct !

  • Ouverture. Les 4 candidats, Black and White : Pas si mal pour une fois. Quelques harmonies intéressantes.
  • Un invité exceptionnel : Christophe Willem. Paraît que ça sera pour compenser l’audience faible de la semaine dernière. C’est vrai que Christophe W. à la Nouvelle Star, c’est exceptionnel. Espérons qu’il sera en meilleure forme que la dernière fois.
  • Tigane. Il sort de son registre selon V. Efira. Interprétation un poil monocorde. 4 bleus, comme d’hab.
  • Gaëtane, Time after time, une chanson de Cyndi Lauper. Zzzzzzzzzzzzzzzzz. Allusions sexuelles de Dédé, pour changer.
  • Julien. Baby One More Time. Va-t-il recommencer le coup de Moi, Lolita ? On le pense dans un premier temps, avec un début qui ressemble à la version de Travis. Puis la musique s’arrête. Le tempo s’accelère et la yaourtière se met en marche. Seule MJ remarque que la deuxième partie de la chanson était plus qu’approximative. S’il gagne espèrons au moins qu’il pourra se payer un séjour linguistique.
  • On entend beaucoup de guitares saturées pour une émission "acoustique". Peut-être voulaient-ils dire sans bande play-back ?
  • Julie. Torn. Spéciale dédicace au Roncier. Ouh que c’était pas beau. "Les couplets swinguaient comme une biscotte", selon Dédé.  Au moins a-t-elle la médaille de la ville de Bois-Colombe.
  • Tigane/Julien. A la faveur de l’automne. Pour la27ème fois cette année. Soma nous manque.
  • Toujours pas d’images "province" pour Julien. Il est donc possible pour un candidat de refuser toutes les idioties de la télé-réalité. Les négociations ont dû être houleuses. Nul doute qu’il a dû mettre son départ dans la balance. En son absence qui parlerait encore de la Nouvelle Star cette année ?
  • Tigane : c’est quoi cette chanson pourrie ?
  • Ah c’était une chanson de "Christophe Maé", du Roi Soleil, produit par Dove. Concert de louanges habituels.
  • REZOG.COM : Aucun message en attente.
  • Gaëtane. These boots are made for walking. Ambiance country. Karaoké Power.
  • Merde. Julien chez lui.
  • Oh mon dieu. Les Converse pourries. Les miennes ont l’air de sortir de chez Berluti à côté.
  • Julien. Les bêtises de Sabine Paturel. Il refait le coup de Lolita en mieux. Il est le Guy Marchand de sa génération.
  • C’est une poupée / Elle est tellement fau-au-au-au-sse.
  • Julie. Casser la voix. C’est pas Valérie qui se serait abaissée à ça. Jury partagé. "L’important, c’est que tu te prends dans la tronche", dit Manu K.
  • Sprechgesang [définition Wikipedia]
  • ***REZOG.COM : Vous avez de nouveaux messages !***
  • Tout le monde n’a pas une tête à chapeau.
  • Alors. Julie ou Gaëtane ? On a tellement répété que Julie était en danger…
  • Troisième sexe. Comme dirait Manu K., "Je vais aller pisser."
  • Vont pas virer Tigrou quand même ?
  • Julie nous quitte. Bois-Colombe replonge dans l’anonymat. Prochaine sortie dans 2500 ans.

LiveBlogging terminé. Merci aux LiveCommentateurs-trices.

Il y a un moment où il faut arrêter de pousser mémé dans les orties. Couvrir Julien de louanges après son massacre en règle de Strangers in the night ? C’est quoi ce bordel ? Ne serait-ce que pour sa prononciation catastrophique…  Certes, d’aucuns, dans un élan d’indulgence, se rappelleront le fameux mot de Valery Zeitoun, "on ne cherche pas des profs d’anglais – heureusement". Quand bien même. Le reste de l’interprétation était du même tonneau – insérez votre qualificatif ici.  Il aurait pu se rattraper avec Mourir sur scène, il a ruiné son interprétation avec un second degré malvenu et à peine drôle ("fusillée par Drucker"). Peu importe, même concert de louanges. C’est le syndrôme Miss Dominique. Il n’y a plus rien à faire. Manquerait plus qu’il soit sarkozyste.
Seul Tigane, désormais est en mesure de l’arrêter. Le jeune candidat a montré une fois de plus avec une version acoustique aérienne de Billie Jean qu’il était le meilleur cette année.
Pierre, lui, était for me-formidable, comme à son habitude. Plus d’ailleurs sur la chanson d’Aznavour que celle d’Elton John, le très ennuyeux Don’t let the sun go down on me. Par ailleurs, preuve encore une fois du puritanisme des réalisateurs, on ne saura jamais qui Pierre regardait avec insistance sur sa gauche lorsqu’il a chanté "How can I love you ?", puis enchaîné sur "I love you". Sûr que, si comme Tigane, il regardait une femme, nous aurions droit à moult gros plans. Un comble pour une émission dont le thème est "Tenue de soirée". Mais ce n’est qu’une hypothèse…
Dans le peloton des suivants, Julie a fait une belle interprétation des Yeux noirs ("trop bien", selon mon expert personnel d’Indochine). Virginie Efira l’a annoncée comme "très originale". Peut-être n’a-t-elle pas écouté le récent live de Hanoi… Contrairement aux programmateurs. Elle s’est faite chambrer en revanche sur son Comme un garçon, en raison principalement de la piètre qualité du titre. Mais, ça ira pour cette fois, dit monsieur l’arbitre, puisque c’est Raphaëlle qui prend le chemin de la sortie. La candidate a chanté Goldfinger, accoutrée bizarrement, puis s’est totalement plantée sur Que reste-t-il de nos amours, chanté principalement en anglais (what the f*** ?). Etrange parcours que celui de Raphaëlle. Semaine après semaine, le jury n’a eu de cesse de répéter qu’elle était meilleure dans un style folk. Et jamais, elle n’a pu se défendre dans ce style. Chaque candidat(e) a eu droit à sa "version acoustique". Elle, non.   
Il n’y a maintenant plus que cinq candidats en lice. Selon toute vraisemblance, Julie devrait sortir la semaine prochaine, pour faire place à un carré de tête Julien-Tigane-Pierre-Gaëtane. Sauf s’il est décidé de respecter la parité. Auquel cas Pierre… Pour la finale, enfin, je pronostique Julien face à Tigane, avec, on peut rêver, une victoire de Tigane.

Six Feet Under, saison 5, épisode The Rainbow of her
reasons.

 
Claire et sa tante Sarah sont dans la cuisine. Sarah est assise à une table et boit un thé. Claire vient s’asseoir. Elle a un  tas de courrier devant elle.

 
Claire : (elle regarde le courrier et pioche une lettre) Oh
enfin la lettre de la commission des Arts de Californie !

(…) (elle regarde la lettre et son visage exprime une grande
déception)

Sarah : Quel est le problème ma puce ?

Claire : Ils ont rejeté ma demande de bourse.

Sarah : Quels cons. Fais moi voir ça. (elle regarde la
lettre)
Oh eh bien, il y en aura d’autres.

Claire : Merde !

Sarah : Tu n’es peut-être pas une artiste.

Claire : (visiblement touchée) Pourquoi tu dis ça ?

Sarah : Ca t’a blessée quand je te l’ai dit ?

Claire : Euh… ouais.

Sarah : J’ai peut-être raison. Peut-être que si tu
étais une artiste, tu aurais ri quand j’ai dit ça. C’est comme si tu me disais que je suis violette. Ca me
ferait rire parce que je sais que je ne suis pas violette. Mais quand je t’ai
dit que tu n’étais pas une artiste, ça t’a fait du mal, peut-être parce qu’il y
a une part de vérité là-dedans.

Alors, Soma, dis-nous : les remarques de Marianne James t’ont-elles blessé ?

Resituons le contexte, pour celles et ceux qui ont manqué cette onzième édition de la Nouvelle Star (parce qu’ils sont, au hasard, en Thaïlande). Les moqueries envers un candidat sont l’un des principaux ressorts des émissions de casting. Elles sont bien plus rares lors de la "phase" Baltard. Marianne James avait déjà exprimé son agacement de voir Soma, qui n’a pas chanté une seule chanson sans fausse note depuis le début de l’émission (exception faite de son casting), qualifié tour après tour, souvent au détriment de bien meilleurs candidats. Cette fois-ci, elle a franchi un pas supplémentaire en félicitant, hilare, "l’orchestre" pour la prestation de Soma et en lançant à ce dernier "Tu es magnifique, continue !". Le jeune lyonnais, visiblement atteint, est parti, visage fermé, sans mot dire. Suite à quoi, l’ex Diva de l’Ultima Récital a présenté ses excuses. Elle les a réitérées en fin d’émission.

On attendait aussi Marianne sur un autre terrain.  Royaliste notoire, allait-elle commenter notre récent passage à la France d’après ? Evidemment. Ca aurait été mal la connaître. Elle l’a fait à deux occasions. La première a eu lieu lors de l’évaluation de Raphaëlle par le jury. La candidate – qui semble également concourir à son insu pour Extreme Makeover – a chanté Hurt, tirée du répertoire de Chritina Aguilera. Elle a obtenu 3 rouges et un bleu. Celle à qui l’on devait le bleu a alors souligné le clivage "masculin / féminin" de ce vote d’une manière qui rappelait sans guère d’ambiguïté un autre vote… La deuxième référence politique est venue suite au tour de chant de Richard, l’idiote du village revenu célèbrer en public ses "années 80". "Baltard est trop petit pour toi", a-t-elle lancé. "Il te faut quelque chose de plus grand… comme la Concorde !".

L’autre membre du jury en forme du moment, c’est André Manoukian. Rappelez vous, "Dédé", avait été complètement absent lors des castings. Tout juste le présentait-on, à l’occasion, comme un quinqua libidineux… Dieu merci, l’ex de Liane Foly a repris des couleurs. Le problème, c’est que ses incessantes références à des philosophes, fruits d’échanges et/ou de paris avec les deux journalistes télé de Libération, commencent à être sérieusement fatigantes. Tout juste avons nous eu droit à du Dédé Old School avec cette remarque toute en finesse "une fausse note [dans une belle chanson] c’est comme une super jolie fille qui pue de la gueule". Cette remarque était adressée à Soma, encore lui.

Côté candidats, une fois n’est pas coutume, la prestation de Julien était plutôt agréable. Le thème de l’émission était "à la carte", c’est à dire que les chansons interprétées par les candidats étaient censées émaner des internautes. Julien a interprété "Moi, Lolita" à la sauce pop/country. Et pour une fois, il s’est à peu près tenu. Ni grimaces, ni crispation. Bien sûr le principe d’une reprise de ce type n’est pas très original (souvenons nous notamment des nombreuses versions du  "Can’t get you out of my head" de Kylie), mais ce Lolita était plutôt sympathique.

Une fois n’est pas coutume encore, Tigane était assez décevant. Alors qu’il aurait pu rester derrière son micro et balancer un Your Song classieux, il s’est éparpillé en gesticulant à droite et à gauche, comme s’il était déjà une tête d’affiche venue rencontrer son public. Pas encore, chouchou, pas encore…

Do you love Pierre ? Ce garçon du premier rang (où il se trouve chaque semaine), lui, a l’air de beaucoup l’aimer. Ce bel inconnu a même profité d’un traveling pour nous signifier d’un geste du doigt vers sa pancarte à quel point il aimait son Pierre. C’était le moment Laure Manaudou de la soirée. Petit veinard, va. Cette semaine Pierre s’est attaqué à Grace Kelly de Mika. Allait-il oui ou non monter aussi haut dans les aigus que le jeune chanteur ? Las. "Ca ne sert à rien de chanter ce titre si on ne peut pas aller chercher ces trois notes", a souligné Marianne. Belle énergie, malgré tout. We love Pierre.

Julie était plutôt sobre, elle, sur un titre de Francis Cabrel. Et Gaëtane plutôt bonne sur du Alanis Morrissette. En l’absence de gros plantage d’un autre candidat, on voyait mal, dès lors, comment le pauvre Soma pouvait survivre à un autre vote. Et cette fois-ci, en effet, il n’y a pas coupé. Peut-être est-il soulagé, même, délivré de cette pression qu’il n’a pas su gérer. Cela restera sans doute le plus beau gâchis de cette saison.

Pardonne-nous, Soma, si on se permet d’insister : les remarques de Marianne James t’ont-elles blessé ?

J’espère que vous me pardonnerez mais il y a des jours comme ça où l’on n’a pas envie.  L’idée de maintenir cette dixième émission en face du débat pour la présidentielle était totalement stupide, le jury a eu raison de le souligner dans les colonnes du Parisien. Au moins cela aura permis d’éviter à tous ceux qui regardaient autre chose l’inévitable version annuelle d’Alexandrie Alexandra, véritable calamité de la chanson française. C’est le pauvre Alex qui a dû se la cogner et visiblement elle ne lui a pas porté chance.
Vous trouverez un résumé détaillé sur le BlogTvNews [cliquer ici] et un résumé plus rigolo chez l’ami Matoo [cliquer ici]

On est officiellement dedans. Le syndrôme Sanjaya Malakar, s’entend. Il n’y a plus aucun doute, Soma, comme son homologue d’American Idol, est désormais coupable du "délit de belle gueule", comme dit Dove Attia.  Pas une seule fois depuis son audition, Soma n’aura chanté une chanson sans faire la moindre fausse noter ou sans oublier les paroles. Il mange même les paroles sur les chansons de groupe, où il semble pourtant plus détendu. Et à chaque fois, il est sauvé par les téléspectateurs et téléspectatrices. "Uniquement parce que tu es mignon", lui a cruellement rappelé Marianne James. Et accessoirement, rappelle Dove que sous les fausses notes, il y a une belle voix. Alors à ce stade du jeu, en écho aux campagnes pro-Sanjaya, on a envie de se dire que maintenant, il faudrait carrément qu’il gagne. Mais contrairement à Sanjaya, Soma semble réellement affecté par les critiques et par sa propre incapacité à bien chanter. Et l’ambiance ne devait pas être au beau fixe hier soir dans le groupe, après l’élimination de la plutôt sympathique Cannelle. Certains diront que si  cette dernière n’avait pas chanté  une chanson aussi consternante, on n’en serait pas là. Et ils auraient sans doute raison. Interpréter du Nadiya lors d’une émission consacré à la chanson française, c’est comme se pointer à une convention Rolls Royce avec son Opel Astra tunée.

Le reste de la programmation était d’ailleurs à l’avenant. Comme il est désormais l’usage, l’émission a commencé avec un massacre collectif. La victime du jour étant le Reach out I’ll be there des Four Tops à la sauce Claude François. Le second single, le titre d’Indochine Troisième sexe, subit un sort analogue. Alors que c’est une chanson sur l’ambiguïté sexuelle, la bande des 8 ou 9 en fait une espèce d’hymne de camaraderie.

Côté prestations solos, c’est la formidable Julie qui a tiré son épingle du jeu. La chanson de Calogero est plutôt une bonne chanson de variété et Julie en a fait une interprétation très touchante. Une fois n’est pas coutume, Dove Attia a fondu en larmes et il s’en est fallu de peu pour que Marianne ne l’imite. Comme Valérie l’an dernier, Julie devra réitérer cet exploit chaque semaine si elle veut aller loin dans le jeu.

Notre autre chouchou, Pierre était pour une fois en deça. La  faute à une chanson pas géniale, trèèèèèès pompée sur la Chanson des Vieux amants de Brel (le "bien sûr" et la progression harmonique). Mais c’est à peine un accident de parcours.

Assez jolie prestation aussi pour Raphaëlle, sur Comme ils disent d’Aznavour, secrètement dédiée à son meilleur ami pédé qui déprime tout seul dans sa chambre le soir. Avez vous remarqué que lorsque Sarah Sanders lui a demandé ce que lui inspirait cette chanson, elle a répondu que c’était quelque chose dont elle n’avait "pas envie" de parler ?

Tigane a déroulé sa force tranquille avec le même brio que d’habitude. Et en parlant d’habitude, Julien a continué lui aussi sur sa lancée "piano bar" en interprétant le My Way dans sa version originale. Ayant bien retenu la leçon de la semaine dernière, Julien a été plus sobre, limite ennuyeux. Et puis deux Claude François dans une même soirée, ça commence à faire beaucoup.

Alex et Gaëtane étaient aussi "comme d’habitude", avec une chanson de Yannick Noah et une autre de Patrick Bruel. Elle est jolie, la "chanson française"… Jusqu’ici la programmation de l’émission avait été plutôt plus audacieuse que les saisons précédentes. Et cette soirée-là, patatras. A noter que M6 propose justement une "émission à la carte". Chacun peut
en effet proposer des titres pour les candidats [cliquez ici]. A vos claviers. Et n’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions dans les commentaires de ce blog.

La semaine prochaine, émission "Idoles et légendes". On peut légitimement craindre le pire, si jamais on arrive à décoller le nez du débat présidentiel, qui se tiendra le même soir. Alors, Ségo, Sarko ou Soma ?

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Ma suggestion de titres pour l’"Emission à la carte" :

Raphaëlle : Joni Mitchell – Big Yellow Taxi ou n’importe quoi de Tori Amos.
Alex : Otis Redding – Sittin’ on the dock of the bay.
Pierre : Dreamgirls – Love you I do.
Soma : Craig David – Seven days.
Tigane : Damien Rice – The Blower’s daughter.
Julie : Noir désir – Les écorchés.
Julien : Daniel Darc – La pluie qui tombe.
Gaëtane : Lorie – Ma meilleure amie.

 

Soma_3

Quand le styliste de la Nouvelle Star a une idée, il n’en a pas deux. Une émission rock ? Chouette, on va tous leur mettre des blousons en cuir ! C’est rock les blousons en cuir ! Ah oui et puis Ilyes, on va lui mettre un t-shirt avec un nom de rock star dessus. Tant pis si un T-Shirt Iggy Pop est un contresens en soi et tant pis si le perfecto n’a finalement jamais été rock que sur les épaules de Marlon Brando ou de Lemmy de Motörhead.

Cette huitième émission se voulait donc "rock". Marianne James, comme à son habitude, a respecté le dress-code en arborant un look qui rappelait Pamela Anderson dans Barbwire.  Pour le reste, nous avons plutôt eu droit à du rock pour ménagère. Mais faut-il s’en plaindre ? Quand on voit ce que les candidats ont fait du Should I stay or should I go des Clash, qui sonnait plus comme du Sheila que du Joe Strummer, on est en fait relativement heureux d’en rester à la variété.

Ilyes a donc ouvert le bal avec une version boîte à coucou du Je t’aime de Lara Fabian. Très subtil, le réalisateur a multiplié les plans de coupe sur sa future épousée, qui affichait un visage curieusement figé.  Peut-être sait-elle déjà que son épuisant fiancé va la rejoindre dès la fin de l’émission et ne pas la laisser toute seule aux préparatifs des justes noces. Mais elle ne sait pas encore si c’est une bonne nouvelle pour elle.

On nous annonce ensuite un morceau des Rolling Stones, prononcé en franglish et en fronçant les sourcils. Il ne peut s’agir que d’Angie, évidemment et c’est Pierre qui s’y colle. Avec un certain talent d’ailleurs. De loin la meilleure prestation de la soirée. Marianne James-Anderson est quasiment en larmes, comme nous le montre avec insistance les nombreux plans de coupe en surimpression.  De la graine de demi-finaliste, au moins.

Le fameux duo, très annoncé, Julien-Gaëtane sur le Don’t give up de Peter Gabriel et Kate Bush tourne court. Julien n’est pas en cause, pour une fois, il s’est fait assez sobre. Gaëtane en revanche n’est pas à la hauteur. N’est pas Kate Bush qui veut.

Julie, sur Mala Vida, s’en sort avec les honneurs et avec le soutien toujours grandissant de Marianne James, qui aime décidément les femmes avec du caractère.

Tigane est impeccable, comme d’hab, même sur une chanson inintéressante. Raphaëlle, bon, reste égale à elle-même, tout comme Alex qui donne l’impression de toujours faire la même chose, de toujours se dandiner de la même manière. Julien aussi ne se renouvelle pas beaucoup avec son interprétation yaourtisée et grimacée du Heartbreak hotel d’Elvis. Marianne James lui reproche d’ailleurs d’en faire trop. C’est dire.

Soma a encore joué à nous faire peur. Dès les premières notes de son Sur la route, on le sent à nouveau paralysé par le trac et les fausses notes qui vont avec. Et puis en cours de route, c’est le cas de le dire, il reprend confiance et surtout, quand il monte un peu, laisse entendre un très beau grain de voix. Face à des Pierre, Tigane ou Julien, il ne pourra toutefois pas tenir longtemps. C’est son futur mari qui va être content.

Gaëtane et Cannelle redressent la barre toutes les deux par rapport à la semaine dernière et prouvent qu’elles vont être les concurrentes féminines les plus sérieuses.

Et ce n’est pas le pauvre Christophe Willem qui pourra dire le contraire. Visiblement lessivé par deux semaines intensives de promo, le vainqueur de l’an dernier en était réduit à subir les pauvres enchaînements de Virginie Efira, et même de chanter son morceau en play-back, lui même qui avait enflammé "Baltard" à tant de reprises par ses performances live. Lui au moins était dispensé de jouer à avoir l’air "rock".

Et puis, ça y est, nous avons eu droit à notre premier titre de Johnny. La semaine prochaine, on nous promet une spéciale "chanson française". Mais aurons-nous le coeur de la regarder ?

Photo : http://fanclubsoma.canalblog.com/

Un Georges Frêche ou un Alain Finkielkraut sommeille-t-il en chaque téléspectateur de la Nouvelle Star ? En d’autres termes, du "trop de blacks en équipe de France" au "trop de blacks à la Nouvelle Star" n’y aurait-il qu’un pas ? Marianne James semble le penser. Elle l’a dit, en tout cas. Et on est heureux qu’elle l’ait dit, même si elle n’a pas forcément raison. C’est vrai que parmi les quatre candidats ayant totalisé le moins de vote SMS, il y avait trois noirs (Alex, Michel, Vincent) et Martine, dont je ne connais pas les origines, mais qui n’est pas totalement blanche. Mais le racisme permet-il d’expliquer leur manque de popularité ? Voyons le problème dans le sens inverse. Soma ou Gaëtane, qui ont tous deux livré une performance plus que médiocre (respectivement sur Yeah et la Javanaise), ont-ils été sauvés parce qu’ils ne sont pas noirs ? Ou tout simplement parce qu’ils sont tous les deux très beaux à regarder, contrairement à un Michel, un Vincent ou une Martine ? Cette hypothèse me semble la plus vraisemblable. Elle ne vaut guère mieux que la première, ceci dit. Et c’est finalement Alex, qui a été repêché par le jury. So long, farewell, auf wiedersehn, adieu aux trois autres dont on aura oublié jusqu’à l’existence d’ici trois semaines. Allez, on essaiera quand même de faire un effort pour Martine.

Quoiqu’il en soit, les candidats lors de ce deuxième "prime" à "Baltard" nous ont offert un beau concert de casseroles. La plupart des candidats ont commencé leur prestation en chantant faux. Vincent a même évoqué un problème de retour, si je ne m’abuse. Mais il se cherchait peut-être une excuse. Quelques moments intéressants, cependant.  Tigane, tout d’abord, qui semble survoler la compétition par son charme, sa simplicité, sa timidité et son rapport à sa touchante mère, qui cette fois-ci avait troqué le boubou pour un t-shirt avec le nom de son fils dessus. Ensuite, il y a eu la danse très suggestive de Soma sur la chanson de groupe 100% VIP. Il n’arrive peut-être pas à chanter, mais quand il bouge, ça fait de l’effet. Mais, ces déhanchements, tout de même… Essayait-il de nous dire quelque chose ? Ensuite encore, La tirade savoureuse d’un André Manoukian en pleine forme : "Il y a plus de blacks qui ont pompé des blancs que des blancs qui ont pompés des blacks". Pierre, pour finir, qui semble toujours plus sexy à chaque passage, a mal débuté sa chanson (Part-time lover), mais l’a très bien terminée. Avez-vous remarqué ce garçon très enthousiaste au premier rang avec un T-Shirt I love Pierre ?? Aucun rapport bien sûr avec la phrase d’André Manoukian. Notons également que Martine a fait du bon boulot, comme d’hab, malgré un maquillage et quelque grimaces étranges.

Et puis il y a eu les déceptions. Julie semblait un peu crispée. Elle possède malgré tout le plus beau timbre de voix féminin de l’émission. Raphaëlle, qui est plutôt sympathique (sauf quand elle est dans sa taverne), s’est un peu ramassée sur la Femme chocolat, un peu surjouée et pas toujours très juste. Je ne m’étendrai pas sur Soma, qui à ce point de la compétition frise le cas désespéré.

Enfin, il y a ceux qui s’en sortent bien, mais qu’on aime moins. Citons Ilyes. Rien à vraiment redire si ce n’est qu’on n’accroche pas vraiment. Même chose pour Alex et son interprétation énervante d’une chanson énervante. Julien, on n’en parle plus, si ce n’est qu’il est tellement contracté que le simple fait de le voir donne des crampes. Michel, de son côté, possède une technique assez impressionnante, mais pourquoi diable lui faire ralentir une chanson déjà très lente (Over the rainbow) ? Gaëtane, elle, "déguisée en gousse d’ail" (dixit Coco), semble toujours aussi populaire malgré le plus gros plantage de la soirée. Quand Dove Attia en personne souligne les problèmes de justesse, c’est bien qu’il y a un souci.

Soulignons pour finir l’amélioration de la sélection musicale. Une attention particulière semble être donnée aux goûts et aux styles de chaque candidat. Jusqu’ici nous avons donc évité Johnny, Balavoine et Claude François, au profit d’un répertoire plus moderne. Espérons que cela continue. Et pour vraiment conclure cette fois-ci, une proposition : demandons le remplacement de Virginie Efira par l’inéffable Jérôme Pitorin. L’émission y gagnerait sans doute en sel. Vous ne trouvez pas ?

    

On n’a pas fini d’en manger. Julien par-ci, Julien par-là. Au cas où vous ne l’auriez pas compris, Marianne James l’a rappelé au cours de cette sixième émission, la raison d’être de cette saison de la Nouvelle Star, c’est lui. La "tortue" de cette année, le candidat qui rassemble ménagères, adolescentes et branchés, c’est lui. Il pourrait en effet être le candidat idéal et il n’est pas loin de l’être, mais il y a décidément quelque chose de trop calculé, trop de simagrées. Prenez sa reprise de Like a virgin. Original ? Pas tant que ça si on écoute Björk et son album Gling glo. Et pas tant que ça aussi puisque circule par mail une version d’un certain Richard Cheese qui ressemble drôlement à celle qu’on a entendu ce soir-là. Ceci étant, cela reste tout de même plus original que l’ensemble des autres candidats réunis. Et tout hype qu’il est, cela ne l’a pas empêché de participer au massacre sauvage et collectif de Chercher le garçon, qui ressemblait plus ce soir-là à A caus’ des garçons.

Toujours est-il que dans les semaines qui viennent Julien aura à affronter des concurrents sérieux. Citons pêle-mêle le jeune Tigane, interprète d’une jolie version de Crazy de Gnarls Barkley, mais aussi Raphaëlle, si, comme ce soir elle évite la CélineDionisation (de peu, quand même, pour le coup),  Pierre, à qui le maquillage sied à ravir, la sympathique Martine Gaye, qui nous rappelle à tous cette copine de
lycée qui n’arrêtait pas de ricaner dès qu’elle était défoncée, Gaëtane, même si on ne comprend pas pourquoi  et Julie, en qui nous
plaçons tous nos espoirs, quitte à nous raccrocher à un détail idiot,
comme cette chemise à carreaux sur une photo en arrière plan. Ou même Michel, s’il reprend ses esprits, arrête de jouer à la butch – et ne porte plus JAMAIS cet horrible pantalon.

Et puis, il y a les autres. Ceux qui ont été éjectés lors de cette première émission, Mounir et Isabelle. C’est moche de se faire virer aussi vite. Tout ça pour ça. La faute sans doute à ce désastreux choix de chansons. Ceux enfin, qu’on aimerait voir rentrer chez leur mère au plus vite. Comme Garou/Ilyes ou Vincent qui semblent atteints d’une melonite aigüe. Par ailleurs, qu’est ce que c’est que cette manière de s’adresser au public du
pavillon Baltard en anglais (et Vincent n’est pas le seul à le faire) ? Ta mère tu lui parles en anglais ? Allez,
rentre chez ta mère.

Soma, pour finir. Inconstestablement la déception de la soirée. "Qui s’est-il passé ?", comme dirait Dove Attia. Eh bien il s’est passé que malgré un choix de chanson en forme de message subliminal à votre serviteur, le jeune Soma s’est grave planté. Paroles mangées, crispation évidente, interprétation franchement ratée. Heureusement pour lui, le souvenir d’un casting plus réussi et un physique plutôt agréable lui permettront de compenser. Sera-t-il néanmoins le Sanjaya Malakar français ? A priori, il chante mieux que le jeune américain, mais au moins Sanjaya connaît ses paroles et il n’oublie pas de sourire quand il massacre un titre. Soma sait donc ce qu’il lui reste à faire.

Et puis moi aussi, je te dédicace un titre, Soma.

  • Soma, Smashing Pumpkins (sur Siamese Dream)

"Aller à Baltard" : exp. utilisée dans le cadre de l’émission la Nouvelle Star sur M6, désigne le fait d’être sélectionné par le jury de l’émission pour accéder à la phase principale de l’émission, dont l’action est située dans la salle dite du "Pavillon Baltard".
Il n’était question que de ça lors de cette cinquième émission. Ira à Baltard ? Ira pas ? Ils sont 40 au début de l’émission. Une vingtaine doit être sélectionnée après un dernier passage devant le jury. Dans la vingtaine qui reste le jury en sélectionnera une quizaine. Une quinzaine qui fera quoi ? Qui ira à Baltard, bien sûr, c’est pour voir si vous suivez. C’est Raphaëlle qui essuie les plâtres, avec une interprétation très premier degré de Petite soeur de… Laam (on se doute que ce titre n’a pas été proposé aux candidats par hasard…) . Enchaînent ensuite Julie et Gaëtane pour la reprise en français du Could it be magic de Donna Summer. Chanson merdique, mais très bon feeling de Julie, qui est, c’est désormais officiel, la favorite de ce blog. Son charme délicieusement butch en fait une digne héritière de Valérie-de-l’an-dernier. Viennent enfin les larmes annoncées de Marianne James devant la prestation de Julien, qui interprète le titre de son tout premier passage, A la faveur de l’automne et qui en profite pour nous montrer son tatouage "Jean d’Ormesson" . Les passages suivants sont moins mémorables. Pierre en fait toujours des tonnes, Guillaume semble fade, et on n’aperçoit que quelques secondes de Michel, pourtant plus femme que jamais sur Quand vient la fin de l’été. Toujours aussi agaçants également le fils de Garou Ilyes et Vincent qui fait tout un cirque en changeant les paroles d’une chanson d’Obispo qu’il a choisi à la dernière minute (mais qu’est ce que c’est que ce titre pourri ?!). Le jury est de plus en plus en retrait, on a juste droit aux yeux humides d’André Manoukian devant ses candidates préférées. André touchera-t-il le coeur de Gaëtane qui aime Julien qui a l’air indifférent mais qui l’est moins sur le site officiel de l’émission (ici) ? Et surtout… iront-ils à Baltard ? La réponse à cette lancinante question est donnée dans la toujours aussi lourdingue deuxième partie de l’émission où l’on assiste aux traditionnels "je t’attends dans ma chambre d’hôtel et je te fais mariner un maximum avant de te dire si… vous-connaissez-la-suite" et aux pénibles retours dans les familles : "Oh ma fille, je suis si fière de toi, attends tourne toi un peu pour qu’on voit bien à la caméra que je te serre très fort dans mes bras". Au terme d’une émission qui a semblé très longue, mais qui nous a au moins permis de connaître tout l’album de Mika, ils sont donc 15 à "aller à Baltard". Sur les 15, 10 d’entre eux vont prendre la grosse tête et devenir insupportables, 3 ne prendront rien du tout parce qu’ils vont être éjectés dès le début et si nous avons de la chance, 2 candidats se révéleront assez agréables à suivre et arriveront à chanter autre chose que de la soupe. Alors seulement, ça vaudra peut-être le coup de regarder Baltard.   

Les épuiser d’abord. Les priver de sommeil ensuite. Leur faire apprendre une chanson en un quart d’heure dans une ambiance de marché aux bestiaux et enfin leur faire attendre le verdict, j’allais dire la sentence, pendant des heures, si possible confinés dans une pièce. Et filmer. Jusqu’à ce qu’ils craquent. Et quand cela arrive, cadrer serré, zoomer, zoomer encore et encore. Puis, au montage de l’émission, faire passer cela pour de l’émotion, quand il ne s’agit la plupart du temps que de l’épuisement. Pour accentuer le côté dramatique du tout, employer dans le commentaire un champ lexical pompeux, avec des mots comme "titre suprême" ou "destin". Telles sont les scories d’une émission qui ne croit pas en sa propre mécanique, en ses propres personnages. Il n’y aurait pourtant pas eu besoin d’en rajouter. Le casting ayant sans doute été bien fait, tout un tas de petits suspenses s’étaient mis en place. Joseph, la beat box, sait-il chanter ? Et va-t-il le faire ? Les deux soeurs, Assia et Monia, vont-elles être séparées ? Shelmy la rappeuse va-t-elle mettre le feu ? Les "beaux gosses" Soma, Tigane ou Jean d’Ormesson feront-ils oublier Gaël le jardinier ? Le candidat officiel de Dialh Vincent a-t-il toujours le groove ? Qui est le coiffeur de Sarah Sanders ? Michel et Julie vaincront-ils l’homophobie dans le monde ? Cannelle a-t-elle remarqué l’émotion d’André Manoukian ? Quentin larguera-t-il son boyfriend en rentrant ? Gaël est-il le Patrick Sébastien du XXIè siècle ? Ils étaient 140 au début de l’émission, il en reste 40 lorsque celle-ci se conclut. La semaine prochaine ? On sélectionnera celles et ceux qui feront le gros de l’émission au fameux Pavillon Baltard. On nous prédit des effondrements, des révélations, des vraies larmes de Marianne James. Avec de tels ressorts dramatiques, dignes d’un scénario de série télé, pourquoi venir tout gâcher avec de la merde de télé-réalité ?

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