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Si vous êtes quelque part entre 30 et 40 ans, il y a de fortes chances pour que ce documentaire sonore vous interpelle.  Mathilde Guermonprez a a donné la parole à deux femmes qui ont choisi de ne pas avoir d’enfant. Elles sont encore dans la trentaine, donc ce choix n’est pas irréversible. Mais comme le dit joliment l’une des deux, « C’est un peut-être qui ne changera plus. »

Rue89 ressort opportunément une vidéo de 2004 où le sinistre Eric Besson critique durement Sarkozy et dénonce le « Sarkoshow ».

Excellente vidéo de Télérama, qui concerne le journalisme radio et télé. Voilà pourquoi je préférerai toujours la presse écrite ou le web.

meganf

Très beau billet (comme souvent) sur le blog de mon ami Le Roncier. Lisez le.

C’est moi ou cet article de Rue89 est un peu dérangeant? A retenir notamment ce paragraphe assez ahurissant dans le genre humour raté:

Selon ses chercheurs, le cerveau des hommes hétérosexuels et des lesbiennes serait « asymétrique », alors que celui des gays et des femmes hétérosexuelles serait « symétrique ». Conclusion : les lesbiennes se rapprocheraient, par leur structure cérébrale, des hommes hétéros, pour des raisons génétiques ou hormonales (testostérone présente durant le développement embryonnaire). Cela pourrait expliquer que les synapses d’une homo soient affolées par la perspective d’un match de rugby, le dimanche matin.

Au mieux, c’est maladroit, au pire, c’est juste con. Dommage, parce que le sujet est loin d’être inintéressant.

Enfin une bonne nouvelle en ces temps troublés. Après quelques années d'absence et l'interlude Pédérama, le meilleur d'entre nous rouvre enfin son blog. Ce n'est pas d'Al1JuP dont je parle, mais  bien de Coco et c'est par ici que ça se passe.

Le magazine américain Out a demandé à toute une série de célébrités gays et lesbiennes de citer leurs 10 albums gay préférés. Et à partir de là, ils ont concocté une liste des 100 meilleurs albums.

Celui qui arrive en tête, c'est Ziggy Stardust de Bowie, suivi de près par les Smiths (deux albums dans le top ten), Tracy Chapman et les Indigo Girls.

Et puisque personne ne m'a demandé mon avis, voici la liste de mes dix albums gays préférés.

1. The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spides from Mars, David Bowie. Il a donné aux homos une place dans le rock. La meilleure.
2. Judy at Carnegie Hall, Judy Garland. Peut-être l'anti-Ziggy Stardust. Sommet de la culture gay des années 20 aux années 60. Avec une icône qui se livre totalement et un public qui le lui rend bien. Comme le résume Wilson Cruz dans le classement de Out : "When I first heard it, I wasn't sure who needed whom more. Was it
the gay men in the audience needing her, or was it her needing them?”"

3. Chatelet 87, Barbara. Un autre type d'icône qui là aussi se livre complètement. Jamais elle n'aura paru aussi forte et fragile à la fois. La citation de Wilson Cruz pourrait s'appliquer ici aussi.
4. Want One, Rufus Wainwright. Rufus laisse enfin parler la folle flamboyante qui est en lui. Arrangement extravagants (les dizaines de voix de Vicious World), chansons magnifiques, Rufus devient le héros pop gay des années 2000.
5. I am a bird now, Antony and the Johnsons. Une voix incroyable, une personnalité plus queer tu meurs (et un poil dépressive), des chansons sublimes. L'un des plus beaux albums pop de ces dernières années.
6. Dusty in Memphis, Dusty Springfield. Pour la sensualité – inégalée depuis – qu'il dégage. Ce n'est pas pour rien que The L Word a ouvert un de ses épisodes avec Just a little lovin'.
7. Living in Clip, Ani DiFranco. Entre folk et punk, gouine et hétéro, ani est une femme qui chante, qui gueule, et qui emmerde ceux à qui ça ne plaît pas. Et on ne peut apprécier ani complètement si on ne l'a pas vue en concert.
8. The Queen is dead, The Smiths. Morrissey, quelque part entre Bowie et Antony. Sans doute le meilleur parolier du rock.
9. La notte, la notte, Etienne Daho. Pour la pochette de Pierre & Gilles et parce que c'est Etienne.
10. Without you I'm nothing, Placebo. Ils sont peut-être un peu démodés aujourd'hui, mais cet  album reste un grand choc qui a ramené les homos au rock. Le Ziggy des années 90.
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