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Mon compte-rendu complet se trouve sur Yagg. Mais voici ici le passage en revue des prestations de la soirée. Plutôt une bonne émission, au final.  Ou intéressante, au moins.

  • Dave: Du côté de chez Swann, Dave. Dave qui chante du… Dave. “Tout le Marais en a rêvé, Dave l’a fait”, lance Marco Prince, qui ignore sans doute le caractère trop avant-gardiste du chanteur qui “n’aime pas l’Edam” et que les homos préfèrent encore et toujours ce bon vieux Michou. Pour revenir à la chanson elle-même, les arrangeurs ont tenté d’en faire une chanson rock. Problème: arrangements rock + chanson varièt’ + chanteur r’n’b = pas grand-chose. Dommage, Dave mérite mieux, surtout quand il enlève sa casquette.
  • François: The Reason, Hoobastank. C’est faux, crispé et relativement inintéressant. Le mauvais accent en anglais n’aide pas. Mais François récolte malgré tout trois bleus. Allez comprendre…
  • Annabelle: Hot Stuff, Donna Summer. Un peu de mal dans les aigus, un peu trop de gesticulations, mais prestation honnête. Ce n’est pas l’avis du jury, qui lui décerne quatre rouges. Philippe Manœuvre va jusqu’à la traiter de “choriste”. Annabelle a les larmes aux yeux. Bien joué, “Philman”. Cette sévérité frappe d’autant plus quand on la compare à la clémence dont François a bénéficié.
  • Ramon: Black Hole Sun, Soundgarden. Lorsqu’un candidat chante du rock à la Nouvelle Star, on lui fait immédiatement porter un perfecto avec un jean délavé. L’interprétation est à la hauteur du look: les auditrices de Nostalgie ont dû adorer. Nous, moins. Pour Philippe Manœuvre, c’est le “grunge expliqué aux croisières SNCM”. Méchant, mais pas totalement faux.
  • Lussi: La fille du père Fouettard, Jacques Dutronc. Encore un sans-faute pour Lussi. Pas grand-chose à redire.
  • Sacha: I Will Survive, Gloria Gaynor. Ici interprétée dans sa version Cake, on apprend que I Will Survive est la chanson préférée de Lio. Très fidèle à Cake au début, Sacha s’émancipe dans la dernière minute de la chanson et insuffle un peu plus d’énergie au morceau. Insuffisant pour le rédac-chef de Rock & Folk qui lui reproche justement le copier-coller, mais ça passe pour les trois autres.
  • Luce: Dream a Little Dream of Me, The Mamas & The Papas. Après son Qui de nous deux? épique de la semaine dernière, Luce allait-elle surprendre à nouveau? Affirmatif, mon capitaine. On peut déjà commencer par saluer le choix de la chanson. Et ensuite reconnaître la belle inventivité de la jeune fille qui y ajoute quelques minauderies second degré du plus bel effet (notamment ses “mouah!”). Les jurés ne peuvent que s’incliner devant ce “talent pur”. Mais va-t-elle toujours parvenir à se renouveler? À force d’évoluer toujours dans le même registre, Christophe Willem et Julien Doré avaient fini par devenir ennuyeux…
  • Stéphanie: Chanson sur une drôle de vie, Véronique Sanson. George Michael la semaine dernière, Véronique Sanson et le “thé au thym” (on ne dit pas une “infusion”?) cette semaine… Stéphanie essaie-t-elle de nous dire quelque chose? Sa reprise de “Véro” est en tout cas tout à fait correcte.
  • Marine: Sous le soleil exactement, Anna Karina. C’est la cata, un ennui total. Après s’être emportée violemment contre la candidate la semaine dernière, Lio en remet une couche. La jubilation intérieure, connaît pas? Car cette fois-ci, ses collègues masculins sont obligés d’abonder dans son sens. Seul Philippe Manœuvre la défend, au motif bizarre que Gainsbourg lui-même autorisait les reprises nases “pour que [ses] chansons vivent”.
  • Benjamin: Oh Yeah, Housse de racket. Malgré une chanson un peu étrange (et c’est quoi ce nom de groupe?), Benjamin s’en sort haut la main, avec son enthousiasme, sa musicalité et sa fraîcheur habituelle. Quatre bleus. What else?

Marine a quitté le navire cette semaine. François ou Annabelle devraient la suivre la semaine suivante. J’ai une préférence pour la seconde, mais je ne suis sans doute pas représentatif du public Nouvelle Star.

Boulot oblige, j’ai rédigé le compte-rendu de cette première émission à Baltard sur Yagg.com. Pour éviter de trop alerter Google sur la duplication de contenu, je présente juste ici le compte-rendu des performances, légèrement modifié.

Petite remarque générale: ce premier prime m’a réconcilié avec Nouvelle Star. Il s’y est enfin passé quelque chose. Pour la première fois depuis deux ans, pourrait-on dire. Pourvu que ça dure…

Annabelle: Empire State of Mind II, Alicia Keys. Prestation honnête mais pas renversante. Marco Prince pense qu’Alicia Keys aurait eu “les chocottes” si elle s’était trouvée là. On peut en douter.

François: Temps à nouveau, Jean-Louis Aubert. Chanson ennuyeuse, fausses notes en pagaille, François se plante dans les grandes largeurs. Au fait, est-il gay? A votre avis? Pour l’instant, les avis divergent.

Stéphanie: Faith, George Michael. La candidate metalleuse, tatouée et piercée a une voix mais manque de technique (il suffit de la comparer à Lussi pour s’en apercevoir). Son Faith n’est pas inintéressant. Mais pas renversant non plus.

Manon: Où je vais, Amel Bent. Quelques fausses notes au début pour la jeune fille, visiblement stressée. Mais il y a une voix derrière. La chanson est ce qu’elle est, mais Manon n’a pas à rougir de sa prestation. Et puis Amel Bent, c’est tellement gay…

Ambre: Quelque chose de Tennessee, Johnny Halliday. Cher ami programmateur musical, ta direction voulait que tu cases du Johnny pour faire plaisir à la pseudo ménagère de moins de 50 ans. C’est maintenant fait, nous pouvons maintenant passer à autre chose. Si tu as encore un Claude François à caser quelque part, je te donne une astuce: utilise les version anglaises (I’ll be there, My Way ou autre…) Merci. Bisou. PS: Johnny n’ a pas porté chance à ta candidate.

Sigfried: À pile ou face, Corynne Charby. C’était le moment Follivores de la soirée. Il sera fatal au jeune Siegfried, qui ne reviendra pas en deuxième semaine. Avec une chanson comme ça, il ne faut pas s’étonner. À signaler, cette remarque de Lio: “Si on t’avait pris pour tes qualités vocales, ça se saurait”.

Ramon: Ain’t no sunshine, Bill Withers. Dans sa brève présentation, Ramon affirme qu’il est la nouvelle star parce que “tout est bon dans le jambon”. Message reçu cinq sur cinq par Lio, qui révèle le cougar qui est en elle et couvre le jeune homme d’éloges. Ses collègues masculins auront la gentillesse de ne pas le lui rappeler un peu plus tard (cf. prestation de Marine).

Luce (photo ci-dessus), Qui de nous deux, M. C’est LA révélation de la soirée. Luce livre une prestation impeccable, tout en nuances, sur la chanson de M. Le jury la compare immédiatement à Christophe Willem et Julien Doré. Pourtant, contrairement à ce dernier, la candidate n’est jamais tombée dans l’excès. Son moulinet de bras sur le refrain était juste parfait, ni trop, ni pas assez. Qui plus est, la jeune fille semble réellement surprise d’être là. Cela ajoute une touche de fraîcheur au personnage.

Dave: Beggin’, Frankie Valli. Très belle voix, belle interprétation. C’est “du miel”, comme le souligne Marco Prince.

Sacha: Sur la route, Raphaël. Prestation plus que moyenne pour le Parisien un brin tête à claque. André Manoukian n’y va pas par quatre chemins, c’était “juste craignos”. On est bien d’accord.

Anna: Elle panique, Olivia Ruiz. Après Amel Bent, Olivia Ruiz… Bientôt du Christophe Willem ou du Julien Doré? Le recyclage télé fonctionne bien. Sauf pour Anna, qui livre une interprétation très “mono-émotionnelle”, comme disait Raphaëlle Ricci, de la Star Ac’.

Marine: Be my baby, Vanessa Paradis. C’est le moment chaud de la soirée. Les membres masculins du jury sont emballés. À l’opposé, Lio s’emporte, accuse la jeune femme de trop copier Vanessa et reproche à ses collègues de voter “avec leur culotte”. “So what?”, lui répond Marco Prince, sans se démonter. Lio n’en démord pas et elle revient plusieurs fois sur le sujet par la suite. Lorsqu’à la fin de la soirée Virginie Guilhaume lui demande d’annoncer le nom de la candidate ou du candidat repêché, elle refuse et c’est André Manoukian qui se charge d’annoncer que… Marine reviendra en deuxième semaine. La vengeance est un plat qui se mange en fin d’émission.

Lucia: Je suis un homme, Zazie. Autre moment chaud de la soirée. Marco Prince s’étonne que la jeune femme chante pieds nus et s’élève contre le cliché qui fait chanter les Africains forcément pied nus. Lucia ne cède pas. Virgine Guilhaume lui apporte son soutien en enlevant ses chaussures lors de la prestation suivante. Pour le reste, elle ne chante pas mal, mais sur du Zazie, que voulez-vous faire?

Benjamin: After tonight, Justin Nozuka. Ce garçon est léger, frais et lumineux. La chanson colle parfaitement bien à son très beau timbre et à sa décontraction. Comme avec Luce, son humilité fait du bien à voir. Il ira loin le petit.

Lussi: Venus, Shocking blue. Techniquement, c’est la plus solide de la bande. Elle le démontre une fois de plus en se baladant sur la chanson, au sens propre comme au sens figuré. Ses “She’s got it!” sont particulièrement jouissifs. En écho à la polémique de la soirée, elle enlève une chaussure, joue avec (avec un geste quasi sexuel) et lance un petit clin d’œil mutin à Marco Prince (qui n’apprécie guère). De la graine de finaliste.

Au final, Manon, Anna, Sigfried, Ambre et Lucia restent sur le carreau. Life is bitch and then you die, comme on dit.

Troisième et dernière journée au Trianon. Après les épreuves a capella en ligne, puis les trios sur bande, voici les solos avec accompagnement.

Les chansons sont imposées. On commence avec l’obscur C’est comme ça des Rita Mitsouko et le très peu entendu Un autre monde de Téléphone. Modernité, quand tu nous tiens… Dave et François s’en sortent bien sur Téléphone.  Lussi aussi sur les Rita, et ce faisant, s’affirme de plus en plus comme une finaliste potentielle. Elle semble être la plus solide. Contrairement à Stéphanie, sa consœur metalleuse, qui se rate complètement.

En coulisses, Terry promet « des aigus à n’en plus finir » ; Leïla d’ »envoyer la patate ». Tous deux tiennent parole. Malheureusement pour eux, cela ne suffira pas.

A de rares exceptions près, nous avons ensuite droit au concert de casseroles. La quasi-intégralité des candidates qui passent sur Comme des enfants, de Cœur de Pirate (pleeeeeeeeeeeeease), se vautrent dans les grandes largeurs. Il n’y a guère qu’Anna pour s’en sortir.

Zyed fait un dernier tour de piste avec Osez, Joséphine de Bashung, que l’on se coltine chaque année. Le jeune homme commence en se dandinant, façon, Osez les drag-queens… et après, rien. Oubli des paroles, attitude très distanciée, fausses notes en pagaille. La prestation lui sera fatale. Mais qui va chanter du Lady Gaga à Baltard?

Luce fait sans doute la prestation la plus remarquée. Pour luttre contre la mémoire qui flanche, la marseillaise a recours à une méthode vieille comme l’école: les anti-sèches à même la peau. Elle chante donc toute la première partie de la chanson en regardant son bras gauche, puis son bras droit. Ce culot a au moins le mérite d’amuser le jury. Et puis Luce, qui ressemble beaucoup aux sœurs Fitch de Skins, se lâche. Même si sa manière de chanter est un peu agaçante, elle finit par devenir plutôt sympathique. Ce sera l’une des candidates à suivre…

Vient le temps des délibérations. Deux écoles s’opposent autour d’une question pas inintéressante. Peut-on garder un candidat qui a raté son audition? Premier point de vue, celui de Philippe Manœuvre: « il y a des textes à savoir, des mots à faire claquer et tout le reste c’est de la science-fiction, mon pote ». Le deuxième point de vue, embrassé par André Manoukian et Lio est résumé par cette dernière en ces mots: « il y a des gens qui ont tout foiré en termes de paroles et que j’ai préféré, merde! ». Le fait que Stéphanie (celle qui est tatouée), pour ne citer qu’elle,  soit qualifiée pour Baltard montre que Lio et Manoukian ont eu gain de cause.

Comme chaque année, je ferais l’impasse sur les interminables et ridicules séquences où l’on annonce à chaque candidat(e) si elle ou il est pris(e). Le scénario est quasiment le même à chaque fois: « on se pose des questions sur toi… Baltard est une machine à broyer les chanteurs… As-tu vraiment les épaules assez larges? … Franchement, on se le demande… Mais siiiiiiiiiiiiii, tu continues l’aventure! »

Voilà. On connaît désormais les quinze candidats. Ils auront un lourd défi à relever: sauver Nouvelle Star de la ringardise où elle s’enfonce peu à peu. On leur souhaite bonne chance!

La débilité des voix offs est un problème récurrent sur M6. Cela est particulièrement vrai dans le cas de la Nouvelle Star. Commentaires qui surlignent inutilement l’action, ton qui pourrait être employé en école maternelle ou en maison de retraite… le message est clair: les spectateurs sont des crétins et il faut leur parler en conséquence. La première partie de l’émission est fascinante et le suspense est intense. Les candidats forment une ligne. On demande à certains d’entre eux d’avancer. Ils et elles sont encore désignés par des numéros. C’est alors que la tension monte. Musique de fond over-dramatique. Visages graves du jury. « Ceux qui ont avancé… [roulement de tambours] continuent l’aventure »! Youpi. Séquence suivante… « Ceux qui n’ont pas bougé… l’aventure s’arrête ». Séquence suivante. « Celle qui a avancé… c’est oui!! ». Et c’est comme ça pendant un bon quart d’heure.

Parmi les « virés », la pétulante Soraya ou le banquier /surfeur de Nice. L’occasion pour celles et ceux qui subissent le même sort de confier qu’ils pensent à leur mère ou à leur familles, qui vont être déçues…

Deuxième partie, l’épreuve des trios. En préambule, le jury prévient que l’épreuve est généralement une torture pour les oreilles et nous livre un exemple de jargon Nouvelle Star: celui ou celle qui fait foirer un trio est désigné sous le terme de « dynamiteur ». Le mot s’applique-t-il aux primes ou les duos ou trios sont systématiquement des catastrophes?

Parmi les chansons imposées, on retrouve évidemment du Niagara… Les Rita Mitsouko, ça sera pour l’étape d’après, sans doute. L’émission s’attarde sur le premier trio, composé de Lussi, Stéphanie et Luce. On apprend que Lussi et Stéphanie ont toutes les deux fréquentées le même milieu Metal. Verra-t-on du Metallica lors des prime? On découvre que Luce est bien plus sympathique sans ses moustaches bidon. Leur trio fonctionne bien et, logiquement, leur performance est une réussite. Le jury passe un bon moment et le leur fait savoir en direct.

L’ambiance n’est pas forcément la même pour tous les autres trios. Ainsi, lorsqu’elles sont interrogées ensemble, Emilie, Chadia et Annabelle jurent que tout va bien, qu’elles s’adorent et qu’elles vont tout déchirer. Prises séparément, il en va tout autrement. A ma gauche, Émilie est trop pointilleuse, pleurniche et les deux autres n’ont eu de cesse de la rassurer ;  à ma droite Émilie se plaint du caractère des deux autres, qui lui ont dit qu’elles n’étaient pas là pour se faire des amies et qu’elle n’avait qu’à se débrouiller. Le scénario se répète avec le trio de Terry et Julien. Julien voulait visiblement chanter avec Terry. Le deuxième laisse entendre que cette envie n’est pas réciproque alors que le premier suppose que Terry « n’est pas mécontent ». Viennent ensuite, Ramon et deux losers autres candidats, qui semblent avoir beaucoup de mal à apprendre les paroles. Ramon semble dégouté et l’intervieweur saute sur l’occasion.  On bascule clairement dans le registre de la télé-réalité. Mais avouons que la séquence est distrayante… On enchaîne ensuite sur des trios plus ou moins réussis. Le petit Benjamin-16-ans a toujours la patate, sans pour autant avoir le melon et c’est rafraîchissant.

A plusieurs reprises, l’émission s’attarde sur les répétitions dans les toilettes. La voix off semble trouver cela très drôle. C’est vrai que c’est hilarant, dis donc.

Pour clore la deuxième journée d’épreuves du Trianon, la prod a trouvé une idée fabuleuse. On réunit tous les candidats sur scène, on les appelle un(e) à un(e) et on leur annonce le verdict, assorti d’un petit commentaire personnalisé. Pas génial, mais à la réflexion cela vaut les anciennes séquences « ceux qui se trouvent dans la salle B sont pris », « ceux qui sont dans la salle C, la première moitié continue l’aventure », etc.

Mais tout n’est pas aussi simple. En un ultime retournement qui sent la mise en scène à plein nez (d’autant qu’on nous fait le coup chaque année), sept candidats, dont Sofiane, Emilie et Abril, doivent repasser devant le jury. Parce que Manoeuvre, Lio, Manoukian et Marco Prince ne savant soi-disant pas quoi faire d’eux. Les trois pré-cités sont recalés. Amère, Émilie rejette la faute sur ses deux partenaires du trio. Halima, la candidate malvoyante, se qualifie. Fortunes et infortunes à la Nouvelle Star… Encore une semaine avant d’attaquer Baltard.

(pas de compte-rendu de la troisième émission, faute d’avoir trouvé le temps pour la voir, mais vous pouvez lire les remarques de mon collègue Yannick Barbe dans ce post)

La voix off est enthousiaste: « Les parisiens ont explosé le compteur de talents ».  Ce constat est pourtant peu évident à vérifier lors de la première demie-heure de cette quatrième émission.

Quel peut bien être l’intérêt d’enfiler les candidats inintéressants comme des perles pendant tout ce temps? Magnanime, la prod nous accorde malgré tout deux ou trois prestations prometteuses, dont celle de Marjorie, à la coupe de cheveux pas très hétérosexuelle, qui fait un Glory Box décoiffant à la guitare. C’est elle qu’on aurait aimé connaître un peu plus, plutôt que de subir la vie et l’œuvre de Vanille, Sacha ou Dave, qui découvre la neige. Une question est toutefois  soulevée par la copine de Sacha, qui lui conseille de mettre  son « col roulé gris », « plutôt que tes merdes habituelles »:  le col roulé gris est-il jamais une solution?

C’est sur cette interrogation essentielle que se clos la première partie des castings. Direction maintenant le Trianon. Suit l’habituelle séquence d’arrivée à Paris et installation dans les chambres. Nous avons droit notamment à la visite de  » la chambre tapas d’Abril et Ramon », dixit la voix-off. Classe.

Les candidats passent en ligne. Sofiane (dont je parlais ici) chante A song for you. Pas si mal quoique trop maniéré. Faute d’aigus for us, il risque cependant de s’arrêter là. Jérôme le banquier / surfeur de Nice travaille son image de tête à claque avec Si c’est bon comme ça, de Sinclair. Plantage. On retrouve aussi Gaël, le son of a preacher man, qui chante du Katy Perry (hum hum), mais change les paroles (« hope my girlfriend doesn’t mind sur I kissed a girl« ). Un peu bi sur les bords?

Soraya fait son show, d’abord dans les toilettes, puis sur scène. Elle manque des notes, mais peu importe, elle remet de l’ordre dans ses cheveux et repart. On est fabuleuse ou on ne l’est pas. Les résultats seront connus la semaine prochaine, mais on sait déjà qu’elle récolte deux non et deux points d’interrogation, assortis de cette élégante déclaration de Philippe Manœuvre: « c’est quand même de la merde ».

Lussi, malgré son prénom étrangement orthographié, s’affirme comme une candidate très prometteuse. Pour elle, peu de débat: elle récolte quatre oui. François, qui interprète la chanson préférée des Franprix, One of us, se qualifie aussi.

Luce enlève ses moustaches et on s’en fout.

Terry et Abril montrent que trop gay, parfois, c’est juste trop. Pour André Manoukian, en tout cas, qui part d’un gros fou rire. Leïla, la candidate bulldozer, déjà surnommée « la lionne » (cf. la « tortue ») produit le même effet sur Lio, qui déclare qu’elle ne l’oubliera jamais (mais lui met un non, malgré tout). Quand Nouvelle Star rencontre Incroyable Talent…

A suivre aussi, Benjamin-16-ans, Annabelle, Stéphanie la candidate tatouée et piercée, Dave, qui fait un joli Wild World et Manon.

Semaine prochaine, les résultats de cette épreuve et le début des trios. L’émission va-t-elle finir par s’emballer? Le moment est crucial pour le jury, si jamais ses membres souhaitent éviter le désastre de l’année dernière.

Sur M6Replay une émission de la Nouvelle Star fait à peine 49 minutes… Si le streaming du site n’était pas si mauvais (ou ma connexion si médiocre?), ce serait un véritable bonheur de voir le programme ainsi expédié. Et on pourrait encore gagner du temps.

Avant de revenir sur les candidats du jour, une petite remarque. Le prod peut-elle arrêter de demander aux jeunes gens qui attendent de passer leur audition de dire à la caméra pourquoi ils ou elles sont « la Nouvelle Star »? Les réponses sont toujours au choix inintéressantes, vantardes ou juste idiotes. Et ça devient lassant. Si vous avez le malheur d’être l’ami(e) ou le proche d’un(e) candidat(e), même topo. Dites à la caméra pourquoi c’est lui ou elle la Nouvelle Star et pourquoi lorsqu’il ou elle chante ça vous « donne des frissons », « mets les poils » ou que sais-je. Que de temps d’antenne perdu…

Côté candidats, maintenant:

  • Benjamin, un petit rouquin strasbourgeois de 16 ans. La prod en fait des tonnes sur son côté « dragueur ». Petite surprise lorsqu’il dit vouloir chanter Whole Lotta Love de Led Zep. C’est assez étrange d’entendre ce titre sans son célébrissime riff de guitare. Deuxième choix, à la guitare cette fois-ci: Yellow, de Coldplay. On a fait pire. Plutôt sympathique au final. Il reçoit 4 oui. Cela n’enlève rien au fait que les candidats trop jeunes finissent toujours par appauvrir et rendre les lives à Baltard ennuyeux… J’étais donc plutôt favorable à relever l’âge minimum à 20 ou 22 ans…
  • … jusqu’à ce que Sofiane, 18 ans (photo), arrive. Le jeune homme commence par nous montrer son tatouage, une série d’étoiles censée représenter chaque membre de sa famille. Il confie l’avoir fait « pour dire merci à maman » (ben voyons). Comme Zyed la semaine dernière, Sofiane semble ne posséder qu’une notion relative de la modestie. « Stevie Wonder est rentré dans moi », lance-t-il avant de passer devant le jury (et il a déjà une très sérieuse page Facebook et, tant qu’on y est, un skybog musical où il reprend… Toxic). Il chante Superstition, un peu en force, mais suffisamment pour donner une « érection capillaire » à André Manoukian. Lio, en bonne fille à pédés de service, déclare qu’il pourrait être « l’homme de sa vie ». Il va à Paris. 18 ans, ce n’est pas si mal finalement.
  • Adrien chante mal du Barbara, et pour reprendre le terme de Philippe Manœuvre, « viole » Hello Dolly. On l’envoie quand même à Paris. Simplement parce qu’il amuse la galerie. Voilà qui est rassurant pour la suite.
  • Vient ensuite une série de « belles voix », annonce la voix off. Trente secondes pour chaque candidat donc. Juste le temps d’entendre un You know I’m no good pas mal, un Ta douleur plutôt chouette et une chanson que je n’ai pas reconnue par un sosie de David Hallyday (période 80′s).
  • Marine chante devant Philippe Manœuvre, qui dédicace un livre à la fnac locale la veille des auditions (on ne peut être tranquille nulle part), puis devant le jury. Elle est renvoyée rapidement à ses pénates, avec un petit « A l’année prochaine » aussi encourageant que cruel.
  • Amie lesbienne, voici enfin une candidate pour toi. Elle se prénomme Lilya, elle a 22 ans et vient de Dijon. Certes elle chante Fall in love with a boy de Joss Stone et Lio affirme « ne pas être embarquée ». Mais quelque chose chez cette fille nous donne a envie de la suivre. Et les trois autres membres du jury semblent partager ce point de vue. Go Girl!

Face à ce défilé, le jury a l’air de s’amuser, sans que l’on comprenne toujours bien pourquoi. Manoukian s’est calmé, Lio et Manoeuvre ne font pas de vagues. Marco Prince, lui, ne semble pas encore avoir trouvé ses marques.  Conséquence: le jury n’est plus là pour contrebalancer la faiblesse des candidats. Et dans cette configuration, l’ennui peut vite survenir. C’est ce qui est arrivé l’an dernier et sans vouloir jouer les oiseaux de mauvaise augure, ce qui risque de se passer cette année aussi…

Après une édition 2009 très décevante, la reprise de ces chroniques Nouvelle Star n’allait pas de soi. J’ai vite arrêté l’an dernier par manque d’intérêt et aussi pour cause de liveblogging sur Yagg. On s’en remet un petit coup quand même?

Avant même que ne démarre cette saison 2010, plusieurs questions se posaient:

  • Marco Prince, qui remplace Sinclair, allait-il être à la hauteur?
  • La saison allait-elle être plus intéressante que celle de l’année dernière? (sachant qu’on part de loin)
  • André Manoukian va-t-il arrêter de raconter n’importe quoi?
  • Virginie Guilhaume va-t-elle prendre un peu d’épaisseur?
  • Et surtout, les candidats allaient-ils chanter Bad Romance?

Cette première émission nous a donné quelques éléments de réponse. Marco Prince, tout d’abord. Il avait pour tâche de succéder à Sinclair et au très cassant Manu Katché. A en juger par ses premières interventions, l’ancien chanteur de FFF (que je n’ai jamais écouté) ne sera pas le méchant de service. Bien au contraire. Conséquence: le jury semble un peu déséquilibré et bien plus intéressé par ses chamailleries internes que par les candidats qui passent devant eux. Manoukian dit toujours n’importe quoi, plus personne ne semble vraiment s’en soucier, sauf quand il refait le coup de la déterritorialisation (à ce moment-là ses collègues ne savent visiblement plus où se mettre).

Parmi les candidats, on retiendra:

  • Zyed, 17 ans (photo). Le premier candidat gay de cette saison, à la coupe très studio line, a manifestement séché les cours de modestie au lycée. Il interprète… Bad romance et Hot’n'cold de Katy Perry. Voix un peu molle, quoique pas si  mauvaise, interprétation pas toujours très juste. Il bénéficie de la prime à l’homosexualité et gagne son ticket pour Paris.
  • Luce, 19 ans. La jeune fille s’est peinte deux petites moustaches au crayon et a l’air très contente d’elle même. Elle chante l’hymne des soirées hétéros (avec Mala vida et Ça c’est vraiment toi), Andy des Rita Mitsouko. Marco Prince lui décerne un grand oui et fait remarquer, que « si on a une  Beth Ditto à la française, ça ne sera pas mal ». Le rapport avec la choucroute? Luce est un peu forte. Bravo Marco, ça démarre fort.
  • La traditionnelle tête à claques du jour est Jérôme, 26 ans, banquier/surfeur/chanteur à Nice. Vaste programme. Il ne manque plus que la carte UMP… Au programme de son audition: Maroon 5 et une version guitare-voix de l’excellente Hey Ya, d’Outkast. La voix n’est pas mal, on sent qu’il a l’habitude de chanter. Mais sa prononciation de l’anglais est assez pénible, et rappelle – dans un genre différent – celle de Benjamin, finaliste face à Amandine en 2008. Au moins, il n’a pas 18 ans.
  • Gaël, 20 ans, sorte de croisement entre Jérémie Chatelain et Jules, le branleur (édition 2008). Dans un reportage, on nous apprend qu’il chante dans le temple de son père et joue au foot. Devant le jury, il présente une chanson de Cœur de Pirate (aïe) et subit le mépris de Lio, qui le compare à un ersatz de « boys band ». Manoukian et Manœuvre ne sont pas chauds non plus. Sa prestation au ukulele sur Cocoon (pourtant tout à fait honorable) n’y change rien. Marco Prince s’obstine et convainc ses comparses de changer d’avis.
  • Leïla, 28 ans. Look très « quadricolor », voix bulldozer, attitude qui rappelle étrangement la Leïla de l’an dernier… Elle « chante » aussi les Rita Mitsouko (Les histoires d’A). Ce n’est pas très beau, mais son sens du show l’envoie malgré tout aux épreuves de qualification. Ses quelques kilos superflus lui valent un peu de Gossip en fond sonore. Et Lio trouve qu’il y a beaucoup de Beth Ditto en elle… Merci d’avoir fait le déplacement!
  • Une candidate dont le nom m’échappe, qui se pointe, beugle du Edith Piaf (le jury sursaute, d’ailleurs), et de manière inexplicable se retrouve immédiatement propulsée à Paris.
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