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A écouter:

  • Le nouvel album de Rufus Wainwright, All days are nights: songs for Lulu. Après la demie-déception de Release the Stars, celui-ci a l’air plus sobre. Mais est-ce une bonne chose?
  • Head first, de Goldfrapp. J’avais adoré le précédent, Seventh Tree (A&E est l’une des chansons les plus écoutées sur mon iTunes)…
  • La pluie sans parapluie, de Françoise Hardy. Il n’y a qu’elle pour trouver des titres comme ça…

A voir:

  • The Sopranos, saison 5 et 6. Comment ai-je pu passer si longtemps à côté d’une telle série? La performance d’Edie Falco me donne envie de voir Nurse Jackie.
  • The Wire, l’intégrale. On me l’a vendue des dizaines de fois comme LA meilleure série ever. Suis encore au milieu de la première saison. Force est de constater pour l’instant que la promesse peut être réalisée. Et Omar Little… ah Omar…
  • Skins, saison 4. Très bonne saison 3 avec le nouveau cast. Hâte de les retrouver.
  • Brothers and sisters, la fin de la saison 5. C’est toujours pareil, mais c’est ça qui est bien.

jennifer carpenter

Le principal intérêt de cette quatrième saison de Dexter, c’est elle: Debra Morgan, sœur de Dexter. Les scènes les plus marquantes et les plus émouvantes de cette quatrième saison, c’est à elle qu’on les doit. A l’image de cette scène terrible sur le parking où elle hurle qu’elle n’est qu’une tocarde où de cette autre dans le dernier épisode (ceux qui l’ont vu sauront à laquelle je pense).

A personnage exceptionnel, actrice exceptionnelle. Jennifer Carpenter parvient brillamment à montrer toutes les contradictions de son personnage d’écorchée vive, sa sensibilité à fleur de peau, son humour. Plus que celle avec sa famille, c’est la relation de Dexter à sa sœur qui le maintient en vie. Sa plus grande crainte n’est pas de mourir ou d’abandonner ses enfants, mais de la décevoir elle.

En dehors de cela, cette quatrième saison est bien fade. Même si la confrontation Dexter-Trinity Killer n’est pas inintéressante, les épisodes manquent sérieusement de rythme. Les scénaristes ont-ils donc voulu se rattraper en nous infligeant le finale le plus choquant depuis la mort de Teri Bauer?

Pour autant, il n’y a rien de bien surprenant. On savait que Dexter n’aurait pas droit à son happy end. La cinquième saison va donc sans doute chroniquer sa longue descente aux enfers. Si ce n’était pour Jennifer Carpenter/Debra Morgan, pas sûr que je la regarderais. A quand un spin-off?

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Drôle au cinéma (Muriel ou Annie-Mary à la folie), troublante dans Six Feet Under, lumineuse dans Brothers & Sisters (photo)… Rachel Griffiths, I’m your fan!

battlestar-galacticaJe viens de terminer les quatre saisons de Battlestar Galactica. D’une traite. A celles et ceux qui ne connaissent pas encore dans la série: récupérez la d’urgence.

Le pitch rappelle Blade Runner. Les hommes ont créé des robots, nommés les Cylons. Ceux-ci se sont rebellés et peuvent maintenant prendre forme humaine. Au début de la mini-série qui précède les quatre saisons, les Cylons mènent une attaque de grande envergure qui anéantit 95% de l’humanité. Seuls quelques dizaines de milliers d’hommes et de femmes ont survécu, dont l’équipage du vaisseau militaire Battlestar Galactica, sous le commandement de Bill Adama (Edward James Olmos). Ils vont essayer de survivre en tant qu’espèce, sous le feu constant des Cylons.

La science-fiction vous rebute? N’ayez crainte, c’est moins une série de science-fiction qu’une saga qui décrit les mécanismes du pouvoir en temps de guerre. Tout comme Alias, en son temps, était une chronique familiale maquillée sous un masque d’espionnage mâtiné d’ésotérisme.

Pas vraiment le temps de structurer un post sur le sujet, donc voici quelques remarques (attention spoilers éventuels):

  • La complexité des personnages est l’un des gros points forts de Battlestar Galactica. Le personnage de Laura Roslin, incarné par la formidable Mary McDonnell en est le meilleur exemple. Tour à tour femme courage, illuminée, politicienne pragmatique et un brin cynique, revancharde (avec Baltar, notamment), la présidente passent par mille chemins.
  • Pas été très convaincu par la thématiques des « anges » à la toute fin de la quatrième saison. Un peu faiblard pour expliquer le parcours de certains personnages (je ne dis pas qui, pour ne pas trop spoiler)…
  • Mon moment préféré: celui où quatre des cinq derniers Cylons se découvrent (épisode final de la troisième saison), grâce à une chanson – que je n’ai pas reconnue sur le moment -, qui les « active ».
  • Gaius Baltar, plutôt casse-bonbons au début de la série prend un peu d’épaisseur lorsqu’il incarne la figure du chef d’état collabo (et qu’il est jugé pour cela). Sa conversion en gourou par la suite n’est pas inintéressante non plus.
  • Le scénario n’évacue aucune thématique liée à la guerre: la torture, les attentats suicides (« Les envoyer en mission suicide ou les mettre dans un avion de combat, ils finissent pareil », dit en substance le Colonel Tigh, chef de la résistance sur New Caprica), les collabos, l’épuration, la gestion politique et militaire de l’après, etc. Beaucoup y vont vu une critique de la guerre en Irak. Cela me fait plutôt penser à la seconde guerre mondiale. A chacun sa guerre…
  • Comme en Iran, l’homosexualité n’existe pas dans la série. Pas une seule fois, elle n’est même évoquée. Je crois que dans l’une des mini-séries diffusée sur le web, la bisexualité de Felix Gaeta est évoquée. Bizarre, quand la série est par ailleurs impeccable sur l’égalité hommes-femmes.
  • Autre regret, la présence de trop nombreux codes américains dans la société de BG. La prise de fonction de la présidente, le machisme très militaire du commandant Adama, l’utilisation exclusive de la langue américaine, l’omniprésence de la religion, tout cela rappelle des centaines de séries ou de films états-uniens. Les scénaristes auraient peut-être pu faire preuve d’un peu plus d’originalité.
  • The Plan, une mini-série, devrait bientôt montrer les mêmes événements, mais du point de vue Cylon. Can’t wait.

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En voilà une série qu’elle n’est pas très bonne. Le pitch: Allison DuBois (jouée par Patricia Arquette, ci-dessus) « a des visions nocturnes et la faculté de communiquer avec les morts, de voir l’avenir et de lire dans les pensées ». Rien que ça! Elle voulait devenir avocate, elle se met finalement au service d’un procureur. C’est vrai que c’est utile. Le principe est toujours le même. Une enquête piétine. Comme tout le monde, Allison n’a pas la moindre idée de l’identité du tueur. Elle rentre chez elle, elle s’endort. Et hop, gros plan sur son visage, petite secousse de la tête, yeux ouverts brusquement: Allison a rêvé du meurtre. Elle en parle au procureur, qui lui dit que franchement c’est un peu léger pour arrêter quelqu’un, mais il le fait quand même au cas où. Bien lui en prend. Car non seulement la medium rêve des morts, mais en plus ils lui filent toujours de bons indices.

Ce sont les scénaristes qui doivent être peinards. Pas la peine de construire une intrigue trop alambiquée. Allison cligne des yeux, parle à un ou deux fantômes et en deux temps, trois mouvements, elle résout l’énigme policière. Pourquoi s’emmerder avec des « Experts » ou des flics qui essaient de faire marcher leurs méninges?

Bref. Au moins une série qu’on n’est pas obligés de suivre. Et puis, cette frange, ça ne va pas du tout.

La deuxième saison de True Blood se termine dimanche sur HBO. Autant les débuts de la série ont pu sembler laborieux, autant les épisodes de cette années se sont révélés être extrêmement excitants. Difficile de mettre le doigt sur ce qui a changé. Peut-être fallait-il un peu de temps pour s’habituer à cet étrange univers de sud des États-Unis peuplé de toutes sortes de créatures bizarres. Ou bien suffisait-il simplement que les scénaristes impulsent un peu plus de rythme aux différentes intrigues. Peu importe. Cette seconde saison était très réussie et parcourue par une tension sexuelle assez incroyable. Encore une fois, ce n’est pas la télé française qui nous offrirait des œuvres d’une telle richesse. Alan Ball est véritablement un génie. Espérons que le finale de cette deuxième saison sera à la hauteur.

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Ce premier épisode m’a laissé sur ma faim.

Chaque saison de Dexter part d’une situation simple. Première saison: Dexter est confronté à son double ; deuxième: son « cimetière » marin est découvert, il doit éviter de se faire coincer par ses collègues ; troisième: il se fait un ami. Pour la quatrième, la situation semble double, voire triple: 1.Dexter découvre les joies de la paternité ; 2. Il est confronté au plus grand serial killer de ces 30 dernières années ; 3. Le retour de Lundy, de la saison 2 et ses propres défaillances pourraient à nouveau le mettre en danger.

Dans cet épisode, l’accent est mis sur le premier aspect,les difficultés de Dexter à tenir le coup. Son fils n’est encore qu’un bébé et le serial-killer enchaîne les nuits sans sommeil. Ce qui entraîne de nombreux ratés, tout aussi dans sa vie professionnelle que dans ses « activités » extra-professionnelles. Les scénaristes et le réalisateur s’amusent même à parodier le générique en mettant en scène un Dexter à moitié assoupi, au risque de rendre le personnage trop sympathique. Il s’agit sans doute de planter le décor. Le vif du sujet, ça sera pour les épisodes suivants. Il faut l’espérer en tout cas. Contrairement à beaucoup, j’ai trouvé la saison 3 très réussie. Mais personne n’est à l’abri d’un essoufflement…

En attendant, c’est une impression ou le visage de Julie Benz, qui interprète Rita, a changé?

Season3cast

L'inconvénient d'avoir un job à plein temps, c'est que côté séries, on est vite à la ramasse. J'ai donc profité de mes congés pour visionner la troisième saison de Skins.

Pour celles et ceux qui connaissent déjà la série anglaise, cette troisième saison a adopté un principe original: l'intégralité du cast a été renouvelée, à l'exception notable d'un second rôle (Effy, sœur de Tony, au centre de la photo) qui devient l'un des personnages principaux. 

Les premiers épisodes sont légèrement décevants. Quelques personnages rappellent beaucoup ceux du cast précédent (Cook / Chris, Pandora / Cassie), les scènes de lycée sont un peu trop "hénaurmes" pour être réussies et certaines intrigues sont ridicules (en tête, celle avec le gangster de pacotille). Peu à peu, pourtant, la série finit par convaincre. Les personnages prennent de l'épaisseur et le scénario, en se faisant un peu plus modeste et réaliste, devient plus captivant. Je pense notamment à l'histoire amoureuse Emily-Naomi, joliment amenée, aux scènes familiales de Freddie (sublime Luke Pasqualino) ou aux personnages de Ollie l'autiste ou Thomas, l'immigré (largement sous-employé, ceci dit).

Comme son frère jadis, le personnage d'Effy est difficile à aimer, mais j'imagine que c'est précisément ce qui est censé faire son charme. Au final, ce nouveau cast sera parvenu sinon à faire oublier le précédent du moins à imprimer sa marque à Skins. Ce qui n'était pas gagné. 

J'attends donc la saison  avec impatience. Et j'essaierai d'en faire le compte-rendu avant l'été prochain. Ce qui n'est pas gagné non plus.

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