C’est la révélation de la troisième saison de True Blood. Denis O’Hare y interprète un roi vampire gay ET machiavélique. J’attends chaque semaine ses scènes. Plutôt drôle au début, notamment dans les scènes avec son compagnon (ils sont ensemble depuis 700 ans, quand même) il devient de plus en plus inquiétant, sans se départir toutefois de son humour caustique. Ses deux meilleurs scènes de la saison, son face à face avec Sookie, dont le culot l’amuse autant qu’il l’exapère et cette fantastique confrontation avec le Magister, espèce de grand Inquisiteur Vampire, où il laisse éclater sa cruauté. Après Michelle Forbes, alias MaryAnn dans la saison, Alan Ball sait choisir ses méchants.

En parcourant sa fiche wikipedia, je me suis aperçu que je l’ai déjà vu sur scène, en 2004 à New York, dans un Sondheim, Assassins. Il y a jouait Charles Guiteau, meurtrier d’un président américain (James Garfield).

Cerise sur le gâteau, il est ouvertement gay. Un acteur à suivre, donc.

[Sur les blogs Yagg]
Le beau mec du jour: Martial Mbandjock:

http://beautifulpeople.yagg.com/2010/08/02/le-beau-mec-du-jour-martial-mbandjock/

Je sens que je vais entendre parler de ce quiz pendant un moment…Pour ma défense: 1. C’était avant mes vacances. 2. Maxime a gardé quelques une des prises les plus sérieuses pour amuser la galerie. 3. Je suis joyeux en fait, mais à l’intérieur.

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Pour commencer, cliquez sur l’image ci-dessous, ensuite, ça se passe sur YouTube où il vous suffira de cliquer sur la bonne réponse pour avoir la question suivante. Si vous vous trompez, Xavier vous indiquera le chemin pour revenir à la question. Bonne chance!

Pour jouer, CLIQUEZ sur l’image ci-dessous:

Cliquez pour retrouver tous les vidéos-quizz de l’été.

Très belle reprise de Radiohead, par la chanteuse Malia sur son album Young Bones. C’est André Manoukian qui joue sur cette chanson et sur ce très bon album jazz pop, qu’il a en grande partie composé. Comme quoi, Dédé assure, quand il veut.

  • Fred Vargas, Dans les bois éternels. Cette nouvelle enquête du commissaire Adamsberg est placée sous le signe des « ombres ». Celle d’une meurtrière qui profane les tombes dans une quête mystique, mais aussi celle pour le commissaire des erreurs passées, véritables ou perçues comme telles par un tiers. Vargas reprend les recettes habituelles: particularismes régionaux exacerbés (ici les normands et les béarnais), traits de caractères accentués (Adamsberg le rêveur aux intuitions géniales, son adjoint, Danglard, l’alcoolique cultivé et rigoureux, Retancourt le chêne que rien n’ébranle, etc.), éléments d’histoire habilement réutilisés (Vargas est historienne). Pour ce livre, on ajoutera le personnage de Veyrenc, le policier béarnais qui parle en alexandrins (« c’est de famille »). Pour un lecteur régulier, ces stéréotypes pourraient être lassants si la romancière n’avait un tel talent pour les exploiter. Cet avant-dernier épisode de la saga Adamsberg est rondement mené. On déplorera juste une conclusion qui semble un rien bâclée, et parfois abracadabrante (le chat qui retrouve grâce à son seul flair sa maîtresse à plusieurs kilomètres de son point de départ).
  • Michael Connelly, Deuil interdit. Le personnage fétiche de Connelly est l’inspecteur Harry Bosch, de Los Angeles. Après trois ans de retraite, le très morose Bosch, sorte de no-life version flic, fait son retour LAPD. C’est son ancienne co-équipère, Kiz Rider qui a œuvré pour que l’inspecteur revienne aux affaires. Mais le décor change légèrement: cette fois-ci le flic se retrouve aux Affaires non-résolues. Première affaire: le meurtre non-élucidé d’une jeune métisse 17 ans auparavant. Bosch et Rider reprennent l’enquête. Ils se replongent dans le climat raciste et les coups tordus de la police de l’époque. Un peu rouillé au début, l’inspecteur retrouve petit à petit son flair d’antan. Le rythme du livre est un peu plus lent que d’habitude, mais l’écriture de Connelly est toujours aussi fluide et précise. Dommage qu’elle soit parfois gâchée par de petites approximations de traduction. Quoiqu’il en soit, c’est un retour gagnant pour Harry Bosch.
  • Henning Mankell, Le Guerrier Solitaire. Troisième auteur, troisième personnage récurrent: ici le commissaire Kurt Wallander, en poste à Ystad, une petite ville suédoise. C’est le cinquième épisode des « aventures » de Wallander. Le commissaire, aussi joyeux que son confrère Harry Bosch (c’est à dire plutôt dépressif, si vous avez suivi) a une relation avec Baiba, une veuve de flic lettone, il commence à renouer avec son père qui n’a pas supporté qu’il prenne l’uniforme ; sa fille Linda n’a pas encore décidé d’être flic (voir notamment l’excellent Avant le gel) et Lisa Holgersson s’apprête à prendre la tête du commissariat. Le « Guerrier solitaire » en question est un meurtrier particulièrement violent qui tue ses victimes à coups de haches et leur inflige occasionnellement quelque supplice pre ou post mortem. C’est donc la course contre la montre pour Wallander et le commissariat d’Ystad, qui souhaitent éviter d’accumuler trop de cadavres. Et puis il y a cette adolescente terrifiée qui s’immole sous les yeux du commissaire, dans un champ de colza… Tout cela n’arrange pas le moral de Wallander, toujours aussi inquiet pour l’avenir de la Suède (Mankell en fait d’ailleurs un peu trop sur le sujet). Une bonne enquête pour un bon polar qui remplit parfaitement son rôle de lecture d’été.

C’est la finale de la coupe du monde de football, l’Espagne affrontent les Pays-Bas et nous sommes à Barcelone. Puisque toute la ville va vivre l’événement et qu’il n’est pas indigne de s’intéresser au foot de temps à autre, nous cherchons en ce dimanche soir un endroit où passer une bonne soirée.

Nous faisons le tour de l’Eixample, le quartier où l’on trouve quelques bars gays. Nous en avions repéré un, Carrer de Concell de Cent (la rue Sainte-Croix locale) qui annonçait une soirée spéciale. Mais moins d’une heure avant le début du match, il est quasi vide. Et assez sombre, de surcroît. A la recherche d’un endroit un peu plus festif, nous tombons sur un petit restaurant rempli d’hommes que l’on peut sans craindre de trop se tromper qualifier d’homosexuels. Mais la place manque et les serveurs, débordés, se montrent guère aimables. Autre bar restaurant un peu plus loin sur la carrer de la Diputacio. La clientèle a l’air plus mixte, avec notamment la présence de femmes que l’on peut sans craindre de trop se tromper qualifier de lesbiennes. Le lieu semble tout aussi bondé que le précédent et nous nous apprêtons à passer notre chemin quand un brun à lunettes – que l’on peut sans craindre de se tromper, etc. – assis juste derrière la porte vitrée nous fait signe d’entrer.

Nous voici donc à l’intérieur du Xalupada, en quête de places. Un serveur nous indique deux chaises libres et nous nous installons à quelques mètres d’un grand écran. L’ambiance se réchauffe progressivement. Deux ou trois personnes portent un drapeau espagnol en cape, d’autres ont les couleurs rouge et or dessinées sur la joue, tous sont à fond derrière leur équipe. Dans notre dos, un petit groupe, emmené par Eva et Manuel, commence à scander des slogans, en les détournant parfois légèrement. Ainsi, « Yo soy espanol, espanol, espanol » devient « Yo soy espanol, maricon, espanol ». Paul le Poulpe est bien entendu présent dans les esprits à travers le sobriquet de « Pulpo », chanté dès qu’une jeune fille – dont les bras sont très très longs, nous dit Eva – s’en va chercher un verre ou fumer une clope. Personne en revanche n’évoque Mani le Perroquet, qui a désigné les Pays-Bas comme futurs vainqueurs du match.

Le match débute dans une ambiance surchauffée. L’équipe d’Espagne se montre généreuse avec son public. Ses nombreuses attaques font vibrer nos compagnons de bar/restaurant à l’unisson. La défense n’est pas oublié et tout particulièrement, le gardien espagnol, Casillas, qui reçoit une salve d’applaudissements dès qu’il rattrape un ballon. Eva et sa bande d’amis gays lancent même des « Guapo! » à l’écran dès qu’il apparaît plus de quelques secondes. De l’autre côté du terrain, les néerlandais avec leurs agressions incessantes (mention spéciale au coup de pied de De Jong à la cage thoracique d’Alonso) participent encore un peu plus à la cohésion nationale.  Signe d’un certain œcuménisme footballistique, le néerlandais Van Persie a aussi droit à quelques « Guapo! » de temps en temps.

C’est la mi-temps. La confiance est toujours de mise. On en profite pour reprendre un verre. La partie reprend. Les espagnols demeurent offensifs, mais manquent de réussite, comme on dit. La fin du temps réglementaire approche et la tension monte. L’équipe qui marquera dans les dernières minutes aura très certainement gagné. Et les néerlandais restent dangereux. Mais il en faut plus pour entamer la bonne humeur générale. A l’écran, la reine Sofia apparaît furtivement. « Guapa! », lance quelqu’un dans notre dos.

Les 90 minutes sont terminées. Place aux prolongations. La tension monte encore d’un cran. « Cette partie, nous pouvons la gagner », chante-t-on dans le bar tout entier. Puis c’est la délivrance: Iniesta, à quelques minutes de la fin, inscrit un magnifique but.

Explosion de joie dans la salle. Cette fois, ils y sont presque. Un homme à notre droite, resté relativement discret jusqu’ici, est en larmes. Tous restent malgré tout attentifs à la riposte des néerlandais. Mais la riposte ne vient pas et au coup de sifflet final, la salle explose à nouveau. Ils et elles sont « Campeones del mundo ».

Les larmes de l’homme discret coulent de plus belle. A une différence près: cette fois-ci, il n’est plus seul. Quelques autres paires d’yeux humides le rejoignent tout aussi discrètement. Nous applaudissons chaudement, avec en tête le souvenir d’une soirée similaire il y a quelques années. Eva, Manuel et les autres reprennent en chœur leur « Yo soy espanol » et tentent de trouver un slogan avec « campeones » dedans, sans trop y parvenir. Paul le Poulpe n’est pas oublié. Nos amis d’un soir le célèbrent d’un joyeux « Que viva el Pulpo! Dans leur enthousiasme certains réclament un open bar, ou à défaut une tournée de chupitos, le nom local des shots. Double refus de la patronne, patriote mais pas bonne poire.

Nous filons vers les endroits où nous sommes passés plus tôt dans la soirée. Dans la rue, on peut entendre les premiers klaxons. En dehors de cela, les rues sont encore très calmes. L’ambiance est sans doute différente sur les Ramblas et surtout, en bas du parc Montjuic où des écrans géants avaient été installés plus tôt dans la journée.

Nous commençons par l’autre restaurant de la Carrer de la Diputacio où la clientèle est souriante, mais semble éteinte. Direction ensuite le bar Carrer de Concell de Cent, nettement plus rempli que deux heures auparavant. Ici on s’amuse franchement. Un jeune homme très avenant nous peint un petit drapeau espagnol sur le visage et sur le bras, histoire faire taire la mauvaise langue qui a l’entrée nous a demandé si nous étions néerlandais. Les écrans de télé, encore allumés, continuent de diffuser les reportages d’après-match. Côté musique, dans la playlist – guère originale – du bar, Lady Gaga ou David Guetta laissent régulièrement place à une version dance de E viva Espana, qui semble être le leitmotiv de la soirée, ici ou dans la rue, comme nous pourrons le constater un peu plus tard. Fait d’autant plus intéressant que la veille Barcelone avait accueilli une grande manifestation indépendantiste Catalane. Pour paraphraser une journaliste fictive célèbre, « I can’t help but wonder »: les militants que nous avions croisé dans la rue la veille, avec leurs autocollants « Som una Nacio » chantent-ils aussi E viva Espana?  Parions que plus d’un se surprendra au moins à fredonner l’air tout bas, tout comme nous, sur le trajet qui nous ramène un peu plus tard à notre hôtel.

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Feedback rapide du concert.

Les +:
- Une entrée fracassante et bien trouvée (avec deux danseuses, de dos, toutes les trois avec un manteau à capuche)
- une pêche d’enfer
- Un look et une attitude détonants
- Les chansons
- Un public très gay

Les -:
- Sa reprise de Smile. Trop de vibe tue la vibe.
- Certains ont trouvé qu’elle manquait de naturel.
- un concert relativement court (1h)
- Le concept  »payez dix euros pour parler et vous faire photographier avec elle » à la fin du concert. Si ce n’est pas une blague, c’est du gros foutage de gueule… (et le signe d’une melonite avancée)

Janelle Monae présentera ce soir à la Maroquinerie son r’n'b pop déjanté. J’y serai. Et j’essaierai de vous raconter. En attendant, vous pouvez regarder le clip ci-dessous. C’est Many Moons, et c’est totalement fou.

Je garde généralement d’excellents souvenirs de mes interviews musique, celles de Liza, Marianne Faithfull ou Daho en tête. Celle de Kele fera exception. Le chanteur de Bloc Party, qui se lance en solo, était soit mal réveillé, soit juste désagréable. Cela n’a pas grande importance, de toute façon.

Dommage, car son album, The Boxer, n’est pas mal du tout, dans son genre. Et puis son interview à Butt laissait présager quelqu’un d’intéressant.

Je vous encourage vivement à écouter le premier opus de la jeune Rox, qui s’intitule Memoirs. Vous y trouverez notamment cette petite perle, My baby left me (en live ci-dessous)

Le reste de l’album est à l’avenant. Une petite tuerie.

Ça redémarre très fort. Malgré un petit coup de fatigue sur la fin, la saison 2 de True Blood avait été l’un des musts séries de l’année dernière. La suite était donc attendue avec beaucoup d’impatience. Alan Ball n’a pas déçu.

On retrouve l’intrigue là où on l’avait laissée: alors qu’il venait demander Sookie en mariage, Bill est enlevé par des inconnus ; son frère Jason a tué Eggs, l’amant de Tara ; Sam, le propriétaire du bar est à la recherche de ses parents. Ce premier épisode est mené tambour battant et le côté ultra-sexuel de la série est toujours aussi présent. Du cul, du cul, du cul (avec rien moins que ceux du vampire Eric et de Jason Stackhouse – Alan Ball n’est pas du genre radin), des moments lesbiens, grâce à Pam, le bras droit d’Eric ou la reine Sophie Ann, et même un moment gay (rêvé, mais quand même). Et on a sans doute encore rien vu, avant l’arrivée annoncée du loup-garou Alcide.

Mention spéciale aux seconds rôles, l’apprentie-vampire Jessica, qui ne sait pas quoi faire de sa première victime, ou l’impayable flic anti-héros Andy Bellefleur. « Conscience off, dick on! And everything is gonna be alright! », fait-il répéter à l’idiot Jason Stackhouse, qui veut se racheter une conduite après l’épisode Eggs.

Vivement la suite.

C’est l’une des trois ou quatre prétendantes au titre de « Meilleure série de tous les temps », avec Six Feet Under, The Wire ou Battlestar Galactica.

Le visionnage des 6 saisons confirme la place des Sopranos dans le carré de tête.  La série dépeint la vie de Tony Soprano, chef d’une famille mafieuse du New Jersey, « alpha male » italo-américain brutal et enclin à la dépression .  On fait sa connaissance au moment où le boss de la famille, le bien-aimé Jackie Aprile, est obligé de se retirer. Tony, l’un de ses capos, est alors en mesure de devenir le boss. A ses côtés, sa femme Carmela, ses deux enfants, sa psy, et bien sûr tous ses sbires et ses concurrents (au premier rangs desquels le formidable Oncle Junior).

Dans le premier rôle, James Gandolfini est étincelant de bout en bout. Son regard, notamment est d’une expressivité incroyable. Le personnage est complexe: cruel dans ses rapports avec sa sœur, émouvant lorsqu’il s’inquiète de voir son fils devenir comme lui, macho jusqu’au bout des doigts dans sa gestion de la « famille ». Gandolfini excelle à représenter chacune de ses facettes. Dans le rôle de Carmela, Edie Falco, qui depuis a sa propre série (Nurse Jackie), enchaîne les morceaux de bravoures, comme ce moment mémorable où elle met Tony, qui l’a trompée une fois de trop, à la porte ( fin la quatrième saison).

Du côté des seconds rôles, on retiendra les performances de la psy Lorraine Braco qui tente tant bien que mal de garder ses distances avec un chef mafieux pas toujours très délicat ou celle de Tony Sirico, lui-même ancien mafieux devenu comédien, en Paulie Gualtieri, second couteau coquet et truculent de la famille.

Après un pilote brillantissime (cf. l’histoire des canards), la série se regarde presque comme une comédie. Peu à peu, le ton se fait plus sombre. Jusqu’au point de bascule, dans la cinquième saison, avec l’exécution de l’un des personnages les plus attachants (j’essaie de ne pas spoiler) où Tony Soprano finit par apparaître tel qu’il est: un monstre froid et calculateur. Avec ses côtés attachants certes, mais un monstre malgré tout.

Les bons moments sont trop nombreux pour être cités, mais après le pilote, l’épisode où Paulie et Christopher se retrouvent perdus dans la neige, après une « collecte » qui a mal tourné, est l’un de mes épisodes préférés. Le finale se montre à la hauteur du reste de la série: il est d’une rare intelligence. Si comme moi vous étiez passé à côté de la série à l’époque de sa diffusion, courez rattraper votre retard. Cela en vaut la peine. Promis.

Pas eu beaucoup le temps de poster ces dernières semaines, à cause de la Communauté Yagg, qui occupe l’intégralité de mes journées  et parfois de mes soirées. La « faute » à un changement de plateforme technique et à un transfert de base de données affreusement compliqué. Mais ça vaut le coup, la nouvelle plateforme, qui tourne sous BuddyPress est sans comparaison avec la précédente.

Un peu de lecture (oui, j’ai utilisé la même image à chaque fois):

Et inscrivez-vous, bon sang de bonsoir!

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