Hedwig
Rien de tel qu’un mauvais public pour vous gâcher un spectacle. Accueillir une représentation d’Hedwig and the angry inch en restant assis par terre, c’est plus que malpoli, c’est un contresens. Je veux bien que ce spectacle soit une sorte de soirée officielle de l’Existrans, qui avait eu lieu dans l’après-midi et que les gens soient fatigués. Dans ce cas-là, on pourrait au moins lever son cul avant le rappel. Mais non. Je me suis donc retrouvé pratiquement seul, debout au milieu de personnes assises. Evidemment, j’ai dû battre en retraite au fond de la salle au bout de quelques chansons, sous la pression amicale et insistante de mes co-spectateurs. Heureusement, cela ne m’a qu’à peine empêché d’apprécier la performance de la première troupe à reprendre Hedwig en France. Le livret du show a été traduit en français, les chansons restent en anglais, avec un sous-titrage. A noter quelques efforts d’adaptation au public français, plutôt réussis je trouve. L’interprétation est tout à fait plaisante, Mathieu Bonicel n’a pas à rougir de son Hedwig, bien au contraire, et le groupe est assez efficace. C’est un vrai plaisir de voir la version scénique de cette oeuvre, à la fois plus ramassée et peut-être plus cohérente que le film. Surveillez bien leurs espaces web pour assister à leurs prochaines performances.