Pas de LiveBlogging ce soir
Je serai en revanche dans les coulisses de Baltard, à la pêche aux ragots pour mieux regarder les performances des candidats. Compte-rendu demain. Bonne émission.
Je serai en revanche dans les coulisses de Baltard, à la pêche aux ragots pour mieux regarder les performances des candidats. Compte-rendu demain. Bonne émission.
Le 15 juin Stephen Sondheim recevra un Tony Award d'honneur pour l'ensemble de son œuvre. Si vous ne deviez retenir qu'un musical dans toute sa carrière, lequel choisiriez-vous ?
Le festival/exposition Diva lui a donné Carte Blanche, le 6 juin. Stéphane Ly-Cuong, réalisateur de Paradisco, metteur en scène de nombreux spectacles et co-rédacteur en chef de Regard en Coulisse, répond aux questions de Broadway, Baby.
Votre Carte Blanche, intitulée La vie est une comédie musicale, affiche déjà complet. Que vont rater les têtes en l'air qui n'ont pas eu le temps d'acheter un billet ?
Ils vont rater une superbe distribution... ainsi qu'une sélection éclectique (certains préfèreront l'adjectif "improbable") de chansons qui iront d'Annie Cordy à Jonathan Larson, en passant par Sondheim. Et pour les personnes qui voudraient absolument assister à cette soirée, il y a toujours la possibilité de se mettre sur liste d'attente le jour même àpartir de 20 heures !
Yvonne Nguyen, la présentatrice, fait ici sa première apparition publique. Quels conseils lui avez vous donné?
De s'éclater et surtout, de rester elle-même ! Dans ce genre de soirée, les auto-congratulations fusent toutes les cinq minutes. Ici, ce ne sera pas le cas. Je pense que les artistes vont se tenir à carreau sous sa baguette.
Certains pensaient qu'il ne s'agissait que d'un pseudo... et que vous étiez l'auteur de son blog. Vous êtes heureux de dissiper ce malentendu ?
Heureux et soulagé... bien qu'un peu jaloux de la notoriété grandissante d'Yvonne. Après tout, elle ne fait qu'écrire que quelques billets d'humeur de temps à autre, tandis que ses collègues de Regard en Coulisse (moi inclus!) se saignent pour écrire des articles qui font moins parler d'eux. Pour en revenir à la soirée, certaines personnes pensaient que j'allais la présenter moi-même, en travelo ! Qu'elles se rassurent, je respecte bien trop le public pour ça ! Ceci dit, les amateurs de spectacles poilants travelo-style peuvent toujours se reporter sur le prochain concert de Mireille Matthieu.
Que pensez-vous de cette première édition de Diva ?
C'est déjà une réussite. La programmation est variée et inclut des spectacles et des artistes à découvrir, et d'autres qu'on a envie de revoir. Bien qu'éloigné, le lieu offre un espace de convivialité qui lui confère un véritable esprit de festival. Je pense que ce n'est que le début d'une longue histoire entre le public, les professionnels et le festival.
Quels sont les meilleurs ragots qui y circulent ?
Que le grand bal de clôture va être très chaud ! Non, je plaisante. Mais que ça ne vous empêche pas de venir...
Vous préparez actuellement votre premier long-métrage. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Je sors d'une très longue période d'écriture, ou plus précisément de réécriture (cinq ans pour être précis !). Aujourd'hui, je commence les démarches plus concrètes (recherches de partenaires, prises de contact, etc). Le film s'appelle "Etrangers au paradis" et se déroule en France au début des années 60. Il relate l'arrivée d'une communauté vietnamienne,rapatriée dans un centre d'accueil situé dans un petit village d'Auvergne. Le film traitera du choc des cultures, de l'adaptation et de l'intégration.
Ce ne sera pas une comédie musicale mais la musique y jouera un rôle important.
Question subsidiaire : Rabbi Jacob sera-t-il le nouveau Cindy ?
Aucun spectacle ne pourra être le nouveau Cindy. Vous en connaissez beaucoup des finales qui s'achèvent sur des fusées roses étrangement phalliques ? Hmmm, à moins que Cléopâtre soit le nouveau Cindy et que la célèbre reine égyptienne ne s'envole sur son obélisque ?
(Attention spoilers !)
Conclusion : La série était moderne, légère, camp. La film n'est qu'une énième et (presque) banale comédie romantique. Seule l'histoire Steve/Miranda – bien qu'expédiée en quatrième vitesse – parvient vraiment à émouvoir. Et on ne retrouve la magie de Sex and the City que furtivement, au travers du personnage de Jennifer Hudson, l'assistante de Carrie, gentille fille venue à New York pour "tomber amoureuse". C'est peu.
Une chorale Broadway à Paris, avec un répertoire qui a l'air de tenir la route. Who could ask for anything more ? C'est ce soir au Chantier, 24,rue Hénart dans le XIIè à Paris (M° Montgallet). Infos ici.
Une nouvelle chanson pour CocoRosie, à écouter sur le myspace du duo. Plutôt pas mal, non ?
C’est l’un de ces groupes que beaucoup ne pensaient jamais voir en concert. Il suffisait d’être patient, voilà tout. Onze ans après leur deuxième album studio le groupe anglais venait ce soir (et demain) présenter Third au Zénith de Paris.
La première partie nullissime n’aura pas réussi à gâcher l’enthousiasme du public, qui a réservé une première ovation à l’arrivée du groupe, et une deuxième quand, quelques dizaines de secondes plus tard, Beth Gibbons s’est tournée face à la salle.
Le concert débute avec deux chansons du dernier album. Puis, les premières notes de Mysterons (sur Dummy) retentissent et le public laisse exploser une joie mêlée de soulagement : ils vont faire les anciens morceaux. Et dieu que c’est bon d’entendre ces chansons toutes ces années après. Les extraits de Third tiennent complètement la route, défendus avec ardeur par le trio Barrow-Gibbons-Utley (ce dernier semble avoir eu des problèmes de pédale), accompagnés de trois musiciens. Et le live constitue indéniablement une valeur ajoutée, à l’image de l’excellent Magic Doors, presque feutré sur disque, qui prend toute son ampleur sur scène.
Au rayon classiques, Glory Box et un faux départ (un musicien s’est trompé dans la set list) de Roads remportent la palme à l’applaudimètre. Cette dernière, jouée en rappel, constituait sans doute le moment le plus fort d’un concert très dense. Les premiers accords ont imposé un silence quasi-religieux au Zénith – ce qui n’est pas une mince affaire. Et quelle chanson incroyable…
Recroquevillée sur son micro, Beth Gibbons a été impériale de bout en bout. Que dire d’autre ? Exceptionnelle en général, impressionnante en particulier sur un morceau comme Wandering Star. Sirotant sa pinte entre deux morceaux, souriante, la timide chanteuse s’est même permise à la fin du concert de descendre dans la fosse et d’aller serrer les mains à toute la première rangée, devant un public médusé.
L’attente en valait la peine.

Soyons un peu professoral deux secondes : on a un peu tendance à désigner folk toute musique basée sur le duo guitare/voix. C’est oublier un peu vite le sens du mot folk, peuple. Si Joan Baez est la quintessence même de la chanteuse folk, c’est bien parce qu’elle est une chanteuse populaire avant tout, ancrée dans une réalité sociale de son temps, et à partir de là capable de chanter aussi bien des chansons populaires, engagées qu’intimistes.
Le live Ring them Bells, de 1995, explore toutes ces facettes de l’artiste. L’album, réédité l’an dernier avec de nouvelles chansons, tire son titre d’une chanson de Bob Dylan. Outre le tour de chant de l’artiste, il contient de nombreux duos. Citons les apparitions des Indigo Girls, Mary Black, Mary Chapin Carpenter, Kate & Anna McGarrigle, Janis Ian, ou encore la propre sœur de l’artiste Mimi Farina.
Parmi ce recueil d’interprétations toutes plus excellentes les unes que les autres [liste complète sur Wikipedia], on retiendra en particulier le dylanien Don’t think twice it’s alright avec les Indigo Girls, le magnifique Jesse, de Janis Ian, en duo avec son auteure, ou encore la chanson traditionnelle Geordie.
A noter que Joan Baez change la fin de Diamonds and Rust, interprété avec Mary Chapin Carpenter. "If you’re offering me Diamonds and Rust / I’ve already paid", chante-t-elle habituellement sur cette superbe ballade qui évoque sa relation avec Bob Dylan. Ici, les années aidant, les paroles deviennent : "If you’re offering Diamonds and Rust / Well I’ll take the Diamonds." On peut entendre la réaction enthousiaste du public à cette petite actualisation.
Et puis il y a cette voix. Toujours aussi belle et aussi puissante, près de trente ans après les débuts de la reine mère du folk – bel oxymore, s’il en est.
S’il y a une chose que nous pouvons envier aux anglo-saxons, c’est bien le high-school musical. La preuve une fois de plus avec l’excellente série anglaise Skins, qui suit la vie d’un groupe d’ados. Dans le deuxième épisode de la deuxième saison, les élèves préparent une comédie musicale sur le 11 septembre, joliment intitulée Osama, the musical. Dans l’extrait vidéo de ce billet, on assiste à la représentation et on peut y entendre trois chansons, Today, le Boogie Woogie du Bagel (très court, juste avant que les avions ne s’écrasent sur les tours), et le sublime Then came the day (when Osama blew us away). Pour info, le rôle principal féminin devait être tenu par l’une des héroïnes de la série, Michelle, mais Sketch, la jeune fille dérangée qui harcèle Maxxie (qui tient le rôle principal masculin), a manigancé pour prendre sa place à la dernière minute. D’où l’incident qui clôt le spectacle. Un moment d’anthologie, qui rappelle le Springtime for Hitler des Producers.
A voir sur cette page msn dédiée au Roi Lion, la vidéo du nouveau single extrait du Roi Lion, Quand soudain l’amour est là. Comme pour Il vit en toi, la chanson a été revue et corrigée. On lui a ajouté une petite touche R’n’b. Je vous laisse juger du résultat.
Le nouveau Portishead, Third, sort le 28 avril et devrait dès aujourd’hui être en écoute sur Last.fm (Edit : en écoute également sur Jiwa). En attendant, on peut toujours réécouter l’une de leurs meilleures chansons, Undenied, extraite du deuxième album. François Ozon s’en était servi dans Sous le sable. Certains titres ont vieilli. Pas celui-ci.
Regardez cette version de West Side Story à la sauce Cher. Elle y joue tous les personnages ! Un concept aussi folle et aussi mégalo : Rufus Wainwright doit être vert de jalousie.
Merci à Mikaël.
Islands in the stream, par le duo Dolly Parton et Kenny Rogers, est une de ses chansons que l’on a honte d’écouter et de chantonner ensuite tout le reste de la journée. Feist et le groupe The Constantines viennent de nous délivrer de notre culpabilité. A écouter chez Perez Hilton.
