Une vraie bonne surprise. J’avais pris The Good Wife pour une vulgaire série de type « Objection, votre honneur », une série de plus à la gloire du système judiciaire américain. Grosse erreur. Certes, les scènes de prétoire sont légion et vu par le prisme des séries et des films la justice américaine semble toujours aussi inutilement spectaculaire, mais l’essentiel du propos n’est pas là.

The Good Wife s’ inspire des scandales Elliot Spitzer, Bill Clinton ou John Edwards, ces hommes politiques puissants qui ont trébuché à cause de leurs liaisons extramaritales. Dans chacun de ces cas, les épouses se sont courageusement tenues aux côtés de leur mari, malgré l’humiliation publique. C’est à ces femmes là que les créateurs de la série se sont intéressés.

La première scène de la série nous montre la conférence de presse du procureur Peter Florrick (Chris Noth, le Mr Big de Sex and the City), qui, pris dans un scandale sexuel et une affaire de corruption, annonce sa démission. A ses côtés se tient sa femme, Alicia (Julianna Margulies, l’ex infrimière Carol Hathaway, d’Urgences) , les traits tirés. C’est elle l’héroïne de la série. Pour faire face aux soucis financiers auxquels sa famille est confrontée (l’ex-procureur est jeté en prison) la  « good wife » va devoir reprendre son boulot d’avocate, qu’elle a laissé il y a plus de 10 ans pour devenir femme au foyer et élever ses deux enfants.  Son vieil ami de fac, Will Gardner l’embauche comme junior au sein de son cabinet d’avocats.

Chaque épisode est conçu sur le modèle du stand-alone: on y suit un cas judiciaire précis, qui est résolu – d’une manière ou d’une autre –  au bout des 42 minutes. Au second plan et c’est évidemment l’intrigue la plus intéressante, Alicia tente de reconstruire sa vie personnelle et de se construire une vie professionnnelle. Au boulot, elle se lie d’amitié avec l’enquêtrice maison, Kalinda, petit bout de femme plus indépendante et plus maligne tu meurs.

C’est bien écrit, les personnages principaux et leurs interprètes sont épatants (notamment l’excellente Christine Baranski, l’une des associées du cabinet d’avocats), les guests souvent savoureux, tel Dennis O’Hare (le roi du Mississipi dans la saison 3 de True Blood) en juge ultra-progressiste qui demande une minute de silence pour le Darfour avant le début de l’audience et surtout, Julianne Margulies est d’une beauté éblouissante.

Une série que je suis désormais avec grand plaisir.