Christine Pedi – Rose’s Turn
La formidable Christine Pedi interprète le Rose's Turn de Gypsy à la manière de Bernadette Peters, Patti LuPone, Ethel Merman, Julie Andrews, Elaine Stritch, etc. Hilarant.(merci à Fabien pour le tuyau)
La formidable Christine Pedi interprète le Rose's Turn de Gypsy à la manière de Bernadette Peters, Patti LuPone, Ethel Merman, Julie Andrews, Elaine Stritch, etc. Hilarant.(merci à Fabien pour le tuyau)
Je n’ai jamais vu Rent sur scène. J’attendais donc cette version dvd de la dernière sur Broadway avec impatience. Je n’ai pas été déçu. L’œuvre est remarquablement bien construite. Le cast s’en sort globalement bien. Des interprètes originaux, il ne reste que deux rôles secondaires, dont l’un (Rodney Hicks) incarne désormais Benny. Beaucoup des comédiens semblent avoir été choisis pour leur ressemblance avec leurs illustres prédécesseurs, à l’image d’Eden Espinosa, la Maureen, qui ressemble énormément à Idina Menzel. Dommage, c’est quand ils deviennent un peu plus perso qu’ils deviennent vraiment touchants, à l’image de Will Chase, le Roger. A noter que Tracie Thoms reprend le rôle de Joanne, qu’elle tenait dans le film. La mort d’Angel est toujours aussi déchirante. Justin Johnston, s’en sort aussi très bien, même s’il n’a pas la beauté spectaculaire de Wilson Jermaine Heredia. Et le passage Life Support, la première fois que l’on entend le thème No day but today, me procure toujours autant de frissons.
Rétrospectivement, je suis encore plus déçu par le film. Sans doute était-il difficile de tirer une histoire linéaire de cette oeuvre profondément faite pour la scène…
Lire mon compte-rendu sur Yagg. Je n'étais pas très satisfait de mes derniers compte-rendus, où je détaillais un peu péniblement chaque scène. J'ai donc essayé de faire différemment, en abordant l'action plutôt personnage par personnage, ou plutôt couple (ou trouple) de personnages. N'hésitez pas à donner votre avis. Excellent épisode, en tout cas.
Dans la série "Mes amis ont du talent", je vous conseille vivement d'aller voir Donne-moi la main, le film de Pascal-Alex Vincent. Ceux qui aiment les changements de plan toutes les deux secondes et les intrigues alambiquées n'aimeront sans doute pas. Les autres peuvent aller voir ce beau premier film et s'imprégner de son atmosphère très troublante.
Vous pouvez voir une interview de Pascal-Alex et des jumeaux sur Yagg.
Pour savoir où il passe, allez faire un tour sur Allociné.
Libé a publié un portrait intéressant d'Alex Beaupain, la semaine dernière. A lire ici, si vous l'avez manqué (et que ça vous intéresse). Beaupain raconte qu'il s'est mis à composer après la mort brutale de sa compagne… On comprend donc mieux l'origine des chansons du compositeur des Chansons d'amour, le film de Christophe Honoré. Et le sens de certaines chansons comme celle-ci, qui figure sur son dernier album, 33 Tours.
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En voilà un spectacle qu'il est bien. Jérôme Pradon, seul sur la scène du Théâtre de l'Oeuvre, évoque pendant plus d'1h30 la vie de Sarah Bernhardt, en interprétant l'actrice légendaire et toute une galerie de personnages (de sa mère à Napoléon III en passant par Alexandre Dumas ou sa nounou). Le texte et la mise en musique sont signés d'Alain Marcel. Cette première partie de l'Opéra de Sarah, intitulée Avant l'Amérique, est passionnante de bout en bout, tour à tour drôle, épique, émouvante. Les chansons, parfois de simples comptines (à l'image du très beau Fleur de lait, au début), se mélangent tout naturellement au texte. On en reste quasiment sans voix, à se demander non pas pourquoi ce spectacle est aussi bon, mais pourquoi le reste est souvent aussi mauvais.
Vivement la deuxième partie.
Robert Plant et Alison Krauss ont remporté 4 Grammy Awards: single de l'année pour Please Read The Letter, meilleure collaboration pop, meilleure collaboration country et meilleur album pour Raising Sand (tous styles confondus). Ce qui porte Alison Krauss à 26 Grammy tout au long de sa carrière…
L'occasion de (ré)-écouter Please Read The Letter.
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Certain(e) le savent déjà. Pour les autres, je chronique les épisodes de la dernière saison de The L Word – très décevante pour le moment – sur Yagg…
A voir ou à revoir, cette excellente interprétation de Nothing, tirée de A Chorus Line, par son interprète originale, Priscilla Lopez. La performance est extraite de la très inégale soirée My Favorite Broadway – The Leading Ladies, en 1999.
Lisez ce passionnant résumé de l'entretien public entre Frank Rich et Stephen Sondheim, à l'Avery Fisher Hall de New York.
Je connaissais déjà quelques unes des anecdotes ou des opinions retranscrites. En dehors de cela, j'aime beaucoup la première anecdote sur Ethel Merman et la "swearing jar".
On apprend également que Sondheim apprécie la traduction en espagnol des paroles de West Side Story. Il réaffirme que le Bobby de Company est bien hétéro, contrairement à ce qu'ont pu supposer certains exégètes. Il critique South Pacific, et notamment les paroles de There's nothing like a dame, précisant qu'Oscar Hammerstein est meilleur dans le registre romantique. Sur ce dernier point, il n'a pas tort.
A noter aussi, la citation d'Elaine Stritch s'adressant à un barman "Donnez-moi une bouteille de vodka et un plan du sol.".
Oui, c’est bien ce que vous pensez.
Je ne suis pas certain que la notion de faire entrer les clowns après un numéro de vaudeville raté soit transposable en France. Et quand bien même, je ne suis pas certain que cette traduction soit à la hauteur. Quant à l’interprétation parlée-chantée, bof bof bof. Faut-il en rire, indeed.
[Merci à Jérôme pour le tuyau.]
Un spectateur prenait trop de photos pendant son Rose's Turn, Patti, furibarde, a donc arrêté de chanter et a exigé que l'on fasse immédiatement sortir l'impétrant. Vous pouvez entendre l'incident ici. Prendre des photos dans un théâtre est "un manque de respect", selon elle. Elle serait donc ravie de connaître l'existence de cet enregistrement. D'autant qu'elle n'y est pas tellement à son avantage. Désolé Patti, mais c'est trop bon!
Le nouvel album d’Antony – and the Johnsons sort dans quelques jours. C’est donc le moment idéal pour (re)découvrir son premier album. Moins réussi que le génial I am a bird now, il contient malgré tout de superbes chansons. A l’image de ce Hitler in my heart:
Il n’y a vraiment qu’Antony pour mettre Hitler dans un titre de chanson… Qui plus est pour l’associer au mot « heart ». Et le reste des paroles est dans le plus pur style du chanteur, avec notamment cette phrase:
« Don’t punish me / for wanting your love inside of me ».
Dommage en revanche qu’on ait droit à un très paresseux « la la la » en début de chanson. Le reste de la chanson est impeccable.
Mieux vaut tard que jamais. Six ans après sa création, j'ai enfin assisté à l'hommage d'Isabelle Georges à Judy Garland, intitulé Une étoile et moi (Judy and me, en anglais). Avec l'aide de Frederik Steenbrink, Isabelle déroule la vie de Frances Gumm, alias Judy Garland, en émaillant le parcours de chansons. C'est simple, touchant, émouvant. Une grande réussite, susceptible de plaire même aux non-initiés.
A tel point, d'ailleurs, qu'on aurait préféré voir Isabelle Georges sur scène à l'Olympia, le soir où Rufus Wainwright est venu défendre son projet Carnegie Hall (tout en étant malade), ne serait-ce que pour la Trolley Song.
Vous pouvez lire l'interview d'Isabelle sur Yagg (réalisée par mes soins). Et/ou vous précipiter à la Péniche-Opéra, près de Stalingrad. C'est jusqu'à la fin de l'année.
