Jeff Buckley: putain, 15 ans
Jeff Buckley est mort il y a exactement 15 ans, le 29 mai 1997. L’occasion de réécouter sa musique, avec notamment cette performance habitée de Grace, à la télé anglaise.
Jeff Buckley est mort il y a exactement 15 ans, le 29 mai 1997. L’occasion de réécouter sa musique, avec notamment cette performance habitée de Grace, à la télé anglaise.
J’ai vu Amalya chanter la première fois il y a quelques années lors d’une édition du Sankofa Soul Contest (qu’elle a gagné) à l’Opus Café (maintenant Bizz’art). Elle avait alors mis la salle à genoux avec un Purple rain incroyable de force et de sensibilité. Je me souviens avoir pensé à l’époque: « pourquoi une fille qui chante comme ça n’est-elle pas à la télé, à la radio, partout quoi? » C’est désormais chose faite: Amalya participe à l’édition française de The Voice et figure parmi les douze derniers candidats. Avec la jeune et impressionnante Al Hy, grande favorite, dans la même équipe qu’elle, il n’est pas certain qu’elle puisse gagner le concours. Quoi qu’il arrive, elle aura au moins laissé derrière elle quelques interprétations superbes, à l’image de son extraordinaire Le Monde est Stone, hier. Le titre de Berger et Plamondon, tiré de Starmania, a pourtant été battu et rebattu. Il semblait là chanté pour la première fois – ou plutôt que je l’entendais pour la première fois. J’en ai eu les larmes aux yeux, une première depuis que je regarde des émissions de télé-crochet françaises.
Si The Voice s’appelait The Soul, cela ne ferait pas un pli: Al Hy et tous les autres pourraient aller se rhabiller fissa. Amalya est sans conteste celle qui insuffle le plus d’émotion dans ses interprétations. De toutes façons, peu importe qu’elle remporte ce concours, surtout si c’est pour lui coller un album de variète cheap derrière. Car au fond, une seule chose lui manque encore: un compositeur à la mesure de son talent. Souhaitons lui d’en trouver un-e, parce qu’à ce moment-là, comme on dit en anglais: sky’s the limit.
Voir aussi son Set Fire to the Rain, d’Adele, lors des auditions à l’aveugle:
Grâce à William Réjault, je vais pouvoir assister au récital de Liza Minnelli à l’Olympia ce soir. Ce sera la deuxième fois que je la vois en concert, après sa représentation unique au Palais des Festivals de Cannes en 2005. Elle chantera des extraits de son dernier album, le sobre Confessions, et – malheureusement, Liza avec Z! Un grand moment de camp en perspective.
Compte-rendu dans la foulée, ou presque.
Alex Beaupain était à la Cigale le 23 mai. Concert très sympathique. Sur scène, le chanteur est un peu raide et ses transitions sont souvent un peu nulles (il le reconnaît lui-même), mais ça le rend finalement assez attachant. Parmi les bons moments de la soirée, le duo avec Camelia Jordana, tiré de son dernier album ; la chanson Prague, qui figure dans Les Bien-Aimés, le dernier film de Christophe Honoré, interprétée par Ludivine Sagnier et enfin le Je n’aime que toi des Chansons d’amour, chanté par Beaupain, Ludivine Sagnier et Clotilde Hesme.
Photo prise sur la page Facebook d’Alex Beaupain.
Première fois à Rock en Seine. Programme prévu pour la soirée: Beirut, The Tings Tings, Arcade Fire. Je connaissais les deux premiers albums du premier et des troisièmes, et je n’avais jamais entendu les Ting Tings.
Grosse déception pour Beirut. Je pensais que Zach Condon, le leader, était un bon chanteur. J’avais tort. Il semble meilleur à la trompette. Peut-être était-ce la méforme vocale du chanteur, peut-être était-ce le contexte (un festival en plein air).. toujours est-il que Beirut n’a pas véritablement emballé la foule. J’aurais mieux fait d’aller voir la jeune Rox, qui passait sur une autre scène.
The Ting Tings (photo), eux, avaient la patate. Communicative, de surcroît. Le duo, tout de rouge vêtus, a enchaîné les tubes irrésistibles de son premier et unique album comme d’autres les perles. Un titre du nouvel album a également été présenté. Une chanson qui parle de « working too fucking hard », comme l’a annoncé la chanteuse aux faux airs de Chantal Lauby. Cinq de leurs comparses musiciens ont alors fait leur entrée avec de grandes pancartes où l’on pouvait lire d’un côté WORK et de l’autre DANCE. Un des grands moments du set, avec le célèbre Shut up and let me go!
Bref passage du côté de chez Roxy Music, en attendant Arcade Fire. Je ne connais quasiment pas leur musique et elle n’est pas aussi accessible que celle des Ting Tings par exemple. Donc je n’ai pas beaucoup accroché.
Arcade Fire enfin. C’était l’un des gros morceaux du festival. Je ne crois pas trop m’avancer en affirmant qu’ils ont été à la hauteur de leur réputation. Leur engagement musical semble total, passionné et ça fait plaisir à voir. Régine Chassagne chante moins bien que Win Butler, mais elle compense largement par sa présence tantôt sensuelle, tantôt fougueuse. Et ces chansons… Contrairement à celle de Beirut, leur musique semble cousue sur mesure pour un festival en plein air.
Dommage que la pluie s’en soit mêlée. Au bout de 50 minutes de concert, des trombes d’eau se sont mises à tomber sur les festivaliers et sur le devant de la scène. Après avoir terminé la chanson en cours, Win Butler a annoncé que les organisateurs du festival leur demandaient de « patienter ». N’étant pas équipé de vêtements imperméables et étant plutôt légèrement vêtu, je n’ai attendu que deux ou trois minutes avant de partir. Il semblerait que le groupe soit revenu pour un ultime Wake Up, avant de mettre un terme définitif au concert. J’avoue que j’aurais bien terminé la soirée avec un Neighbourhood #1 ou Rebellion (Lies), voire les deux, soyons fous. Au lieu de ça: un minable coïtus interruptus. Ce qui, malgré tout, est toujours mieux que pas de « coïtus » du tout. Celles et ceux qui étaient venus les années précédentes pour voir Amy Winehouse en conviendront certainement.
Suis obsédé par cette chanson depuis que ma collègue Judith me l’a faite découvrir (via la version de Sinead O’Connor). Enregistrée à l’origine par les Everly Brothers, elle est ici chantée en live par Gram Parsons et Emmylou Harris.
No, it isn’t true / Love is just a lie, made to make you blue.
Recap: True Blood, saison 3, épisode 7, « Hitting the ground »
http://series.yagg.com/2010/08/06/recap-true-blood-saison-3-episode-7-hitting-the-ground/
httpv://www.youtube.com/watch?v=8W1T5wCkcr8&feature=player_embedded
Très belle reprise de Radiohead, par la chanteuse Malia sur son album Young Bones. C’est André Manoukian qui joue sur cette chanson et sur ce très bon album jazz pop, qu’il a en grande partie composé. Comme quoi, Dédé assure, quand il veut.
C’est la finale de la coupe du monde de football, l’Espagne affrontent les Pays-Bas et nous sommes à Barcelone. Puisque toute la ville va vivre l’événement et qu’il n’est pas indigne de s’intéresser au foot de temps à autre, nous cherchons en ce dimanche soir un endroit où passer une bonne soirée.
Nous faisons le tour de l’Eixample, le quartier où l’on trouve quelques bars gays. Nous en avions repéré un, Carrer de Concell de Cent (la rue Sainte-Croix locale) qui annonçait une soirée spéciale. Mais moins d’une heure avant le début du match, il est quasi vide. Et assez sombre, de surcroît. A la recherche d’un endroit un peu plus festif, nous tombons sur un petit restaurant rempli d’hommes que l’on peut sans craindre de trop se tromper qualifier d’homosexuels. Mais la place manque et les serveurs, débordés, se montrent guère aimables. Autre bar restaurant un peu plus loin sur la carrer de la Diputacio. La clientèle a l’air plus mixte, avec notamment la présence de femmes que l’on peut sans craindre de trop se tromper qualifier de lesbiennes. Le lieu semble tout aussi bondé que le précédent et nous nous apprêtons à passer notre chemin quand un brun à lunettes – que l’on peut sans craindre de se tromper, etc. – assis juste derrière la porte vitrée nous fait signe d’entrer.
Nous voici donc à l’intérieur du Xalupada, en quête de places. Un serveur nous indique deux chaises libres et nous nous installons à quelques mètres d’un grand écran. L’ambiance se réchauffe progressivement. Deux ou trois personnes portent un drapeau espagnol en cape, d’autres ont les couleurs rouge et or dessinées sur la joue, tous sont à fond derrière leur équipe. Dans notre dos, un petit groupe, emmené par Eva et Manuel, commence à scander des slogans, en les détournant parfois légèrement. Ainsi, « Yo soy espanol, espanol, espanol » devient « Yo soy espanol, maricon, espanol ». Paul le Poulpe est bien entendu présent dans les esprits à travers le sobriquet de « Pulpo », chanté dès qu’une jeune fille – dont les bras sont très très longs, nous dit Eva – s’en va chercher un verre ou fumer une clope. Personne en revanche n’évoque Mani le Perroquet, qui a désigné les Pays-Bas comme futurs vainqueurs du match.
Le match débute dans une ambiance surchauffée. L’équipe d’Espagne se montre généreuse avec son public. Ses nombreuses attaques font vibrer nos compagnons de bar/restaurant à l’unisson. La défense n’est pas oublié et tout particulièrement, le gardien espagnol, Casillas, qui reçoit une salve d’applaudissements dès qu’il rattrape un ballon. Eva et sa bande d’amis gays lancent même des « Guapo! » à l’écran dès qu’il apparaît plus de quelques secondes. De l’autre côté du terrain, les néerlandais avec leurs agressions incessantes (mention spéciale au coup de pied de De Jong à la cage thoracique d’Alonso) participent encore un peu plus à la cohésion nationale. Signe d’un certain œcuménisme footballistique, le néerlandais Van Persie a aussi droit à quelques « Guapo! » de temps en temps.
C’est la mi-temps. La confiance est toujours de mise. On en profite pour reprendre un verre. La partie reprend. Les espagnols demeurent offensifs, mais manquent de réussite, comme on dit. La fin du temps réglementaire approche et la tension monte. L’équipe qui marquera dans les dernières minutes aura très certainement gagné. Et les néerlandais restent dangereux. Mais il en faut plus pour entamer la bonne humeur générale. A l’écran, la reine Sofia apparaît furtivement. « Guapa! », lance quelqu’un dans notre dos.
Les 90 minutes sont terminées. Place aux prolongations. La tension monte encore d’un cran. « Cette partie, nous pouvons la gagner », chante-t-on dans le bar tout entier. Puis c’est la délivrance: Iniesta, à quelques minutes de la fin, inscrit un magnifique but.
Explosion de joie dans la salle. Cette fois, ils y sont presque. Un homme à notre droite, resté relativement discret jusqu’ici, est en larmes. Tous restent malgré tout attentifs à la riposte des néerlandais. Mais la riposte ne vient pas et au coup de sifflet final, la salle explose à nouveau. Ils et elles sont « Campeones del mundo ».
Les larmes de l’homme discret coulent de plus belle. A une différence près: cette fois-ci, il n’est plus seul. Quelques autres paires d’yeux humides le rejoignent tout aussi discrètement. Nous applaudissons chaudement, avec en tête le souvenir d’une soirée similaire il y a quelques années. Eva, Manuel et les autres reprennent en chœur leur « Yo soy espanol » et tentent de trouver un slogan avec « campeones » dedans, sans trop y parvenir. Paul le Poulpe n’est pas oublié. Nos amis d’un soir le célèbrent d’un joyeux « Que viva el Pulpo! Dans leur enthousiasme certains réclament un open bar, ou à défaut une tournée de chupitos, le nom local des shots. Double refus de la patronne, patriote mais pas bonne poire.
Nous filons vers les endroits où nous sommes passés plus tôt dans la soirée. Dans la rue, on peut entendre les premiers klaxons. En dehors de cela, les rues sont encore très calmes. L’ambiance est sans doute différente sur les Ramblas et surtout, en bas du parc Montjuic où des écrans géants avaient été installés plus tôt dans la journée.
Nous commençons par l’autre restaurant de la Carrer de la Diputacio où la clientèle est souriante, mais semble éteinte. Direction ensuite le bar Carrer de Concell de Cent, nettement plus rempli que deux heures auparavant. Ici on s’amuse franchement. Un jeune homme très avenant nous peint un petit drapeau espagnol sur le visage et sur le bras, histoire faire taire la mauvaise langue qui a l’entrée nous a demandé si nous étions néerlandais. Les écrans de télé, encore allumés, continuent de diffuser les reportages d’après-match. Côté musique, dans la playlist – guère originale – du bar, Lady Gaga ou David Guetta laissent régulièrement place à une version dance de E viva Espana, qui semble être le leitmotiv de la soirée, ici ou dans la rue, comme nous pourrons le constater un peu plus tard. Fait d’autant plus intéressant que la veille Barcelone avait accueilli une grande manifestation indépendantiste Catalane. Pour paraphraser une journaliste fictive célèbre, « I can’t help but wonder »: les militants que nous avions croisé dans la rue la veille, avec leurs autocollants « Som una Nacio » chantent-ils aussi E viva Espana? Parions que plus d’un se surprendra au moins à fredonner l’air tout bas, tout comme nous, sur le trajet qui nous ramène un peu plus tard à notre hôtel.
Feedback rapide du concert.
Les +:
– Une entrée fracassante et bien trouvée (avec deux danseuses, de dos, toutes les trois avec un manteau à capuche)
– une pêche d’enfer
– Un look et une attitude détonants
– Les chansons
– Un public très gay
Les –:
– Sa reprise de Smile. Trop de vibe tue la vibe.
– Certains ont trouvé qu’elle manquait de naturel.
– un concert relativement court (1h)
– Le concept »payez dix euros pour parler et vous faire photographier avec elle » à la fin du concert. Si ce n’est pas une blague, c’est du gros foutage de gueule… (et le signe d’une melonite avancée)
Janelle Monae présentera ce soir à la Maroquinerie son r’n’b pop déjanté. J’y serai. Et j’essaierai de vous raconter. En attendant, vous pouvez regarder le clip ci-dessous. C’est Many Moons, et c’est totalement fou.
httpv://www.youtube.com/watch?v=cLMetY3K8AM
Reprise magnifique d’une chanson qui ne l’est pas moins. J’avais été très impressionné par Sophie Hunger et sa voix, tantôt douce tantôt puissante, lors d’un concert à la Cigale l’an dernier. Le vent nous portera était interprétée en live visiblement depuis quelque temps ; elle figure le tout nouvel album studio de la jeune suisse, 1983.
A écouter sur Deezer:

Juste pour crâner, une photo de mon interview avec Kele Okereke, chanteur de Bloc Party, qui sortira son premier album solo en juin. Entretien sympa, même si Kele était un peu endormi. (c’était à 10h45). Il s’est un peu réveillé lorsque je lui ai parlé de son interview et de ses photos dans Butt…
L’album s’appelle The Boxer et il n’est pas mal du tout. Voici le premier single, Tenderoni.
httpv://www.youtube.com/watch?v=cnkt8vYchD8
Plus d’infos sur Yagg au moment de la sortie.
httpv://www.youtube.com/watch?v=YvH1Z9uK5Mw
Suis totalement obsédé par cette chanson depuis quelques jours, chantée ici par Julie Andrews. Elle a été écrite par la paire Henry Mancini / Johnny Mercer, auteurs entre autres du sublime Moon River, pour le film Darling Lili (1970), que je n’ai pas vu. Certains d’entre vous l’ont-ils vu? Est-il réussi?
« So walk me back home my darling
Tell me dreams really come true
Whistling, whistling here in the dark with you »
A écouter:
A voir:
