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Reprise magnifique d’une chanson qui ne l’est pas moins. J’avais été très impressionné par Sophie Hunger et sa voix, tantôt douce tantôt puissante, lors d’un concert à la Cigale l’an dernier. Le vent nous portera était interprétée en live visiblement depuis quelque temps ; elle figure le tout nouvel album studio de la jeune suisse, 1983.

A écouter sur Deezer:

Sophie Hunger -- Le vent nous portera

Juste pour crâner, une photo de mon interview avec Kele Okereke, chanteur de Bloc Party, qui sortira son premier album solo en juin. Entretien sympa, même si Kele était un peu endormi. (c’était à 10h45). Il s’est un peu réveillé lorsque je lui ai parlé de son interview et de ses photos dans Butt

L’album s’appelle The Boxer et il n’est pas mal du tout. Voici le premier single, Tenderoni.

Plus d’infos sur Yagg au moment de la sortie.

J’adore Sia. Et j’adore sa nouvelle chanson, Clap your hands, premier extrait de son prochain album, We are born. Et le clip n’est pas mal non plus. Elle sera à l’Olympia en mai. Le concert a l’air complet… Mais je vais quand même me renseigner pour une interview.

D’autres chansons sont en écoute sur le site officiel

Suis totalement obsédé par cette chanson depuis quelques jours, chantée ici par Julie Andrews. Elle a été écrite par la paire Henry Mancini / Johnny Mercer, auteurs entre autres du sublime Moon River, pour le film Darling Lili (1970), que je n’ai pas vu. Certains d’entre vous l’ont-ils vu? Est-il réussi?

« So walk me back home my darling
Tell me dreams really come true
Whistling, whistling here in the dark with you »

Puisque nous sommes en pleine saison Nouvelle Star… Deezer met en avant depuis quelques jours le nouvel album d’André Manoukian. Il s’agit d’un album de reprises jazz, avec de nombreux featuring pour les chansons. Pour en citer quelques uns: China Moses, la fille de Dee-Dee Bridgewater, Anaïs, Helena Noguerra, et deux membres de l’école Nouvelle Star: Benjamin Siksou, Camelia Jordana.

Le choix des titres est impeccable. Cole Porter, Irving Berlin, Rodgers & Hart… tout ce que j’aime. Le choix des chanteurs est un peu plus discutable en revanche. Benjamin Siksou minaude toujours beaucoup, China Moses n’est parfois pas en reste et Anaïs, si elle a une sacrée voix ne rend pas vraiment service à Cheek to Cheek, l’un de mes morceaux préférés.

Pas de problème du côté des arrangements sont en général très réussis. Normal, c’est le métier de Dédé. Mention spéciale à Don’t let me be misunderstood. Emily Loizeau est à deux doigts d’en faire trop, mais son interprétation est sauvée par les magnifiques chœurs qui l’accompagnent. Le meilleur titre d’un bel album.

A écouter:

  • Le nouvel album de Rufus Wainwright, All days are nights: songs for Lulu. Après la demie-déception de Release the Stars, celui-ci a l’air plus sobre. Mais est-ce une bonne chose?
  • Head first, de Goldfrapp. J’avais adoré le précédent, Seventh Tree (A&E est l’une des chansons les plus écoutées sur mon iTunes)…
  • La pluie sans parapluie, de Françoise Hardy. Il n’y a qu’elle pour trouver des titres comme ça…

A voir:

  • The Sopranos, saison 5 et 6. Comment ai-je pu passer si longtemps à côté d’une telle série? La performance d’Edie Falco me donne envie de voir Nurse Jackie.
  • The Wire, l’intégrale. On me l’a vendue des dizaines de fois comme LA meilleure série ever. Suis encore au milieu de la première saison. Force est de constater pour l’instant que la promesse peut être réalisée. Et Omar Little… ah Omar…
  • Skins, saison 4. Très bonne saison 3 avec le nouveau cast. Hâte de les retrouver.
  • Brothers and sisters, la fin de la saison 5. C’est toujours pareil, mais c’est ça qui est bien.

(pas de compte-rendu de la troisième émission, faute d’avoir trouvé le temps pour la voir, mais vous pouvez lire les remarques de mon collègue Yannick Barbe dans ce post)

La voix off est enthousiaste: « Les parisiens ont explosé le compteur de talents ».  Ce constat est pourtant peu évident à vérifier lors de la première demie-heure de cette quatrième émission.

Quel peut bien être l’intérêt d’enfiler les candidats inintéressants comme des perles pendant tout ce temps? Magnanime, la prod nous accorde malgré tout deux ou trois prestations prometteuses, dont celle de Marjorie, à la coupe de cheveux pas très hétérosexuelle, qui fait un Glory Box décoiffant à la guitare. C’est elle qu’on aurait aimé connaître un peu plus, plutôt que de subir la vie et l’œuvre de Vanille, Sacha ou Dave, qui découvre la neige. Une question est toutefois  soulevée par la copine de Sacha, qui lui conseille de mettre  son « col roulé gris », « plutôt que tes merdes habituelles »:  le col roulé gris est-il jamais une solution?

C’est sur cette interrogation essentielle que se clos la première partie des castings. Direction maintenant le Trianon. Suit l’habituelle séquence d’arrivée à Paris et installation dans les chambres. Nous avons droit notamment à la visite de  » la chambre tapas d’Abril et Ramon », dixit la voix-off. Classe.

Les candidats passent en ligne. Sofiane (dont je parlais ici) chante A song for you. Pas si mal quoique trop maniéré. Faute d’aigus for us, il risque cependant de s’arrêter là. Jérôme le banquier / surfeur de Nice travaille son image de tête à claque avec Si c’est bon comme ça, de Sinclair. Plantage. On retrouve aussi Gaël, le son of a preacher man, qui chante du Katy Perry (hum hum), mais change les paroles (« hope my girlfriend doesn’t mind sur I kissed a girl« ). Un peu bi sur les bords?

Soraya fait son show, d’abord dans les toilettes, puis sur scène. Elle manque des notes, mais peu importe, elle remet de l’ordre dans ses cheveux et repart. On est fabuleuse ou on ne l’est pas. Les résultats seront connus la semaine prochaine, mais on sait déjà qu’elle récolte deux non et deux points d’interrogation, assortis de cette élégante déclaration de Philippe Manœuvre: « c’est quand même de la merde ».

Lussi, malgré son prénom étrangement orthographié, s’affirme comme une candidate très prometteuse. Pour elle, peu de débat: elle récolte quatre oui. François, qui interprète la chanson préférée des Franprix, One of us, se qualifie aussi.

Luce enlève ses moustaches et on s’en fout.

Terry et Abril montrent que trop gay, parfois, c’est juste trop. Pour André Manoukian, en tout cas, qui part d’un gros fou rire. Leïla, la candidate bulldozer, déjà surnommée « la lionne » (cf. la « tortue ») produit le même effet sur Lio, qui déclare qu’elle ne l’oubliera jamais (mais lui met un non, malgré tout). Quand Nouvelle Star rencontre Incroyable Talent…

A suivre aussi, Benjamin-16-ans, Annabelle, Stéphanie la candidate tatouée et piercée, Dave, qui fait un joli Wild World et Manon.

Semaine prochaine, les résultats de cette épreuve et le début des trios. L’émission va-t-elle finir par s’emballer? Le moment est crucial pour le jury, si jamais ses membres souhaitent éviter le désastre de l’année dernière.

Je connaissais très mal  la musique d’Alex Chilton, qui vient de mourir. Mais j’avais été assez marqué par la reprise d’Holocaust (sortie avec son groupe Big Star) par Placebo. Je me souviens avoir joué une fois l’originale lors d’une soirée Androgyny.  Je m’étais mis en tête de passer toutes les versions originales de l’album de reprises de Placebo, vendu avec Sleeping with Ghosts. Et j’ai bien failli plomber définitivement l’ambiance lorsqu’est arrivé le tour d’Holocaust. Rien que le titre déjà… Une série de regards assassins que ma consoeur organisatrice de l’époque, m’avait alors convaincu de vite changer de concept. Memories

Après une édition 2009 très décevante, la reprise de ces chroniques Nouvelle Star n’allait pas de soi. J’ai vite arrêté l’an dernier par manque d’intérêt et aussi pour cause de liveblogging sur Yagg. On s’en remet un petit coup quand même?

Avant même que ne démarre cette saison 2010, plusieurs questions se posaient:

  • Marco Prince, qui remplace Sinclair, allait-il être à la hauteur?
  • La saison allait-elle être plus intéressante que celle de l’année dernière? (sachant qu’on part de loin)
  • André Manoukian va-t-il arrêter de raconter n’importe quoi?
  • Virginie Guilhaume va-t-elle prendre un peu d’épaisseur?
  • Et surtout, les candidats allaient-ils chanter Bad Romance?

Cette première émission nous a donné quelques éléments de réponse. Marco Prince, tout d’abord. Il avait pour tâche de succéder à Sinclair et au très cassant Manu Katché. A en juger par ses premières interventions, l’ancien chanteur de FFF (que je n’ai jamais écouté) ne sera pas le méchant de service. Bien au contraire. Conséquence: le jury semble un peu déséquilibré et bien plus intéressé par ses chamailleries internes que par les candidats qui passent devant eux. Manoukian dit toujours n’importe quoi, plus personne ne semble vraiment s’en soucier, sauf quand il refait le coup de la déterritorialisation (à ce moment-là ses collègues ne savent visiblement plus où se mettre).

Parmi les candidats, on retiendra:

  • Zyed, 17 ans (photo). Le premier candidat gay de cette saison, à la coupe très studio line, a manifestement séché les cours de modestie au lycée. Il interprète… Bad romance et Hot’n'cold de Katy Perry. Voix un peu molle, quoique pas si  mauvaise, interprétation pas toujours très juste. Il bénéficie de la prime à l’homosexualité et gagne son ticket pour Paris.
  • Luce, 19 ans. La jeune fille s’est peinte deux petites moustaches au crayon et a l’air très contente d’elle même. Elle chante l’hymne des soirées hétéros (avec Mala vida et Ça c’est vraiment toi), Andy des Rita Mitsouko. Marco Prince lui décerne un grand oui et fait remarquer, que « si on a une  Beth Ditto à la française, ça ne sera pas mal ». Le rapport avec la choucroute? Luce est un peu forte. Bravo Marco, ça démarre fort.
  • La traditionnelle tête à claques du jour est Jérôme, 26 ans, banquier/surfeur/chanteur à Nice. Vaste programme. Il ne manque plus que la carte UMP… Au programme de son audition: Maroon 5 et une version guitare-voix de l’excellente Hey Ya, d’Outkast. La voix n’est pas mal, on sent qu’il a l’habitude de chanter. Mais sa prononciation de l’anglais est assez pénible, et rappelle – dans un genre différent – celle de Benjamin, finaliste face à Amandine en 2008. Au moins, il n’a pas 18 ans.
  • Gaël, 20 ans, sorte de croisement entre Jérémie Chatelain et Jules, le branleur (édition 2008). Dans un reportage, on nous apprend qu’il chante dans le temple de son père et joue au foot. Devant le jury, il présente une chanson de Cœur de Pirate (aïe) et subit le mépris de Lio, qui le compare à un ersatz de « boys band ». Manoukian et Manœuvre ne sont pas chauds non plus. Sa prestation au ukulele sur Cocoon (pourtant tout à fait honorable) n’y change rien. Marco Prince s’obstine et convainc ses comparses de changer d’avis.
  • Leïla, 28 ans. Look très « quadricolor », voix bulldozer, attitude qui rappelle étrangement la Leïla de l’an dernier… Elle « chante » aussi les Rita Mitsouko (Les histoires d’A). Ce n’est pas très beau, mais son sens du show l’envoie malgré tout aux épreuves de qualification. Ses quelques kilos superflus lui valent un peu de Gossip en fond sonore. Et Lio trouve qu’il y a beaucoup de Beth Ditto en elle… Merci d’avoir fait le déplacement!
  • Une candidate dont le nom m’échappe, qui se pointe, beugle du Edith Piaf (le jury sursaute, d’ailleurs), et de manière inexplicable se retrouve immédiatement propulsée à Paris.

Puisque David Bowie ne semble pas pressé de reprendre le chemin des studios, on se contentera d’un double live.  Et on fera mieux que s’en contenter, parce que ce double album, intitulé A Reality Tour (en écoute sur Deezer),  est assez génial. Sauf erreur de ma part, il s’agit du même qui a déjà été édité en DVD, avec l’ajout de trois chansons. Rien de bien nouveau, me direz-vous. Quand bien même. L’écouter est bien plus excitant que de le regarder. Les vieilles chansons comme les nouvelles, toutes sont impeccablement interprétées. A l’image du Life on Mars? ci-dessous, dont les premières paroles procurent toujours autant de frissons.

Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan Jesuisfan.

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« La comédie musicale, mode d’emploi » avec Alain Perroux
par yaggvideo

Et oui, il m’arrive encore de faire des sujets! Si vous l’avez manquée, voici donc l’interview d’Alain Perroux, auteur de La comédie musicale, mode d’emploi,  que j’ai réalisée avec Christophe Martet. Un bonus, un peu plus pointu, devrait suivre sur Glitter and be gay. Je vous recommande le livre en tout cas. Bonne idée cadeau.

Ce blog va virer à la chronique nécro… Petite pensée pour Mano Solo, qui vient de mourir. Tout comme Lhasa, le chanteur me rappelle immanquablement mes années d’université. Je n’avais pas vraiment écouté ses albums depuis, mais je me suis toujours rappelé du titre ci-dessous, mon préféré.

Un peu de tristesse ce matin en apprenant la mort de la chanteuse Lhasa, à seulement 37 ans. J’ai découvert son premier album, La Llorona, un peu après sa sortie, lors de ma première année de fac. Il m’avait beaucoup marqué. Le deuxième, The Living Road, sorti en 2003, avait également pas mal tourné sur ma chaîne. La chanson ci-dessus est extraite de ce dernier. Son troisième et dernier album, Lhasa, date de 2009.

Au cas où vous l’auriez manquée sur Yagg, l’année LGBT 2009 passée en revue par Maxime Donzel. Hilarant, comme d’hab.

Peaches sur Yagg, ça le fait, non? Nizar et Maxime l’ont interviewée juste avant son dernier passage sur scène à Paris. L’occasion de parler de son dernier et excellent album, I feel cream, un peu d’elle et de l’underground (« si tu ne sais pas qu’il y en a un, c’est qu’il y en a un, idiote »)

Lire l’article qui accompagne la vidéo.

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