Pas de LiveBlogging ce soir
Je serai en revanche dans les coulisses de Baltard, à la pêche aux ragots pour mieux regarder les performances des candidats. Compte-rendu demain. Bonne émission.
Je serai en revanche dans les coulisses de Baltard, à la pêche aux ragots pour mieux regarder les performances des candidats. Compte-rendu demain. Bonne émission.
(Attention spoilers !)
Conclusion : La série était moderne, légère, camp. La film n'est qu'une énième et (presque) banale comédie romantique. Seule l'histoire Steve/Miranda – bien qu'expédiée en quatrième vitesse – parvient vraiment à émouvoir. Et on ne retrouve la magie de Sex and the City que furtivement, au travers du personnage de Jennifer Hudson, l'assistante de Carrie, gentille fille venue à New York pour "tomber amoureuse". C'est peu.
Une nouvelle chanson pour CocoRosie, à écouter sur le myspace du duo. Plutôt pas mal, non ?
C’est l’un de ces groupes que beaucoup ne pensaient jamais voir en concert. Il suffisait d’être patient, voilà tout. Onze ans après leur deuxième album studio le groupe anglais venait ce soir (et demain) présenter Third au Zénith de Paris.
La première partie nullissime n’aura pas réussi à gâcher l’enthousiasme du public, qui a réservé une première ovation à l’arrivée du groupe, et une deuxième quand, quelques dizaines de secondes plus tard, Beth Gibbons s’est tournée face à la salle.
Le concert débute avec deux chansons du dernier album. Puis, les premières notes de Mysterons (sur Dummy) retentissent et le public laisse exploser une joie mêlée de soulagement : ils vont faire les anciens morceaux. Et dieu que c’est bon d’entendre ces chansons toutes ces années après. Les extraits de Third tiennent complètement la route, défendus avec ardeur par le trio Barrow-Gibbons-Utley (ce dernier semble avoir eu des problèmes de pédale), accompagnés de trois musiciens. Et le live constitue indéniablement une valeur ajoutée, à l’image de l’excellent Magic Doors, presque feutré sur disque, qui prend toute son ampleur sur scène.
Au rayon classiques, Glory Box et un faux départ (un musicien s’est trompé dans la set list) de Roads remportent la palme à l’applaudimètre. Cette dernière, jouée en rappel, constituait sans doute le moment le plus fort d’un concert très dense. Les premiers accords ont imposé un silence quasi-religieux au Zénith – ce qui n’est pas une mince affaire. Et quelle chanson incroyable…
Recroquevillée sur son micro, Beth Gibbons a été impériale de bout en bout. Que dire d’autre ? Exceptionnelle en général, impressionnante en particulier sur un morceau comme Wandering Star. Sirotant sa pinte entre deux morceaux, souriante, la timide chanteuse s’est même permise à la fin du concert de descendre dans la fosse et d’aller serrer les mains à toute la première rangée, devant un public médusé.
L’attente en valait la peine.

Soyons un peu professoral deux secondes : on a un peu tendance à désigner folk toute musique basée sur le duo guitare/voix. C’est oublier un peu vite le sens du mot folk, peuple. Si Joan Baez est la quintessence même de la chanteuse folk, c’est bien parce qu’elle est une chanteuse populaire avant tout, ancrée dans une réalité sociale de son temps, et à partir de là capable de chanter aussi bien des chansons populaires, engagées qu’intimistes.
Le live Ring them Bells, de 1995, explore toutes ces facettes de l’artiste. L’album, réédité l’an dernier avec de nouvelles chansons, tire son titre d’une chanson de Bob Dylan. Outre le tour de chant de l’artiste, il contient de nombreux duos. Citons les apparitions des Indigo Girls, Mary Black, Mary Chapin Carpenter, Kate & Anna McGarrigle, Janis Ian, ou encore la propre sœur de l’artiste Mimi Farina.
Parmi ce recueil d’interprétations toutes plus excellentes les unes que les autres [liste complète sur Wikipedia], on retiendra en particulier le dylanien Don’t think twice it’s alright avec les Indigo Girls, le magnifique Jesse, de Janis Ian, en duo avec son auteure, ou encore la chanson traditionnelle Geordie.
A noter que Joan Baez change la fin de Diamonds and Rust, interprété avec Mary Chapin Carpenter. "If you’re offering me Diamonds and Rust / I’ve already paid", chante-t-elle habituellement sur cette superbe ballade qui évoque sa relation avec Bob Dylan. Ici, les années aidant, les paroles deviennent : "If you’re offering Diamonds and Rust / Well I’ll take the Diamonds." On peut entendre la réaction enthousiaste du public à cette petite actualisation.
Et puis il y a cette voix. Toujours aussi belle et aussi puissante, près de trente ans après les débuts de la reine mère du folk – bel oxymore, s’il en est.
Le nouveau Portishead, Third, sort le 28 avril et devrait dès aujourd’hui être en écoute sur Last.fm (Edit : en écoute également sur Jiwa). En attendant, on peut toujours réécouter l’une de leurs meilleures chansons, Undenied, extraite du deuxième album. François Ozon s’en était servi dans Sous le sable. Certains titres ont vieilli. Pas celui-ci.
Islands in the stream, par le duo Dolly Parton et Kenny Rogers, est une de ses chansons que l’on a honte d’écouter et de chantonner ensuite tout le reste de la journée. Feist et le groupe The Constantines viennent de nous délivrer de notre culpabilité. A écouter chez Perez Hilton.

Elle est libre Camille. Libre surtout de faire ce qui lui chante de sa voix : lui donner une couleur tantôt rocailleuse, tantôt rêche à la PJ Harvey, tantôt soul, faire la beatbox humaine, des vocalises opératiques ou des imitations de chiens et de chats. Elle en fait beaucoup plus que sur le Fil, et le cabotinage n’est jamais loin, mais, fort heureusement, la musique parvient à l’emporter sur le côté démonstratif. Contrairement à un Medulla de Björk qui ne parvenait pas vraiment à briser la grace, Music Hole contient de vraies belles chansons.
Citons notamment les magnifiques Home is where it hurts, Sanges Sweet ou Winter’s Child. Il y a aussi le tour de force Money Note, où la chanteuse se moque des chanteuses à voix de Variété/R’n’b. "I wanna beat Mariah", chante-t-elle sur un groove imparable avant de balancer une note suraigue. On trouve aussi un hommage très personnel à la célèbre météo marine de France Inter sur Waves.
Comme l’indiquent les titres des chansons, l’album est quasi intégralement en anglais. On relèvera que l’accent de Camille n’est jamais pris en défaut. Fini le temps où Noir Désir et tant d’autres écorchaient la langue de Shakespeare à qui mieux mieux.
On ignore si les anglophones seront conquis par cet album. Pour un francophone, il sonne rudement bien en tout cas.
Vous pouvez écouter Music Hole en streaming sur Jiwa.fr.

La chanson du jour est tirée de Goodbye and Hello, le deuxième album de Tim Buckley, publié en 1967. Phantasmagoria in two peut passer inaperçue de prime abord, à côté de chansons plus connues comme Once I Was, Morning Glory ou I never asked to be your mountain. Pourtant, une fois qu’on y a prêté attention, il devient presque impossible de s’en détacher.
Ce n’est sans doute pas un hasard si le fils de Tim, Jeff, l’a incluse dans le mini-tour de chant qu’il a donné lors d’un hommage à son père à New York en 1991. "Everywehre there’s rain my love / Everywhere there’s fear", chante Tim dans le refrain de cette chanson d’une tristesse et d’une beauté infinies. On a tendance à l’oublier, mais le père chantait encore mieux que le fils… Ce qui n’est pas peu dire, chacun en conviendra.
A écouter, Le Bonheur sur la page de la jeune chanteuse Berry. Une chanson entêtante que Françoise Hardy n’aurait pas reniée. Les autres chansons sont également de bonne tenue.

Tiens l’une des jumelles Olsen sort un disque… Ah non, c’est Alison Goldfrapp sur la cover. Après deux albums electro, le premier excellent, le second décevant, le duo revient à la formule intime des débuts, en plus dépouillé, avec ce très réussi Seventh Tree.
Le ton est donné dès le premier titre, Clowns. C’est une guitare acoustique qui ouvre le morceau. Alison Goldfrapp chante dans les aigus, ici avec un voile sur sa voix, qui fait de cette dernière presque un instrument à part entière, un peu comme chez Sigur Ros.
Les autres chansons restent dans la veine onirique, à tel point qu’au début on a un peu de mal à les distinguer les unes des autres. Puis certaines ressortent du lot, comme Some People ou Eat Yourself. On a parfois l’impression de naviguer du côté de chez Kate Bush, période Aerial, ce qui est plutôt une bonne chose.
Un bon disque.
– Etienne Daho – Ouverture : "Il n’est pas de hasard / Il est des rendez-vous / Pas de coïncidence…"
– Velvet Underground – Sunday Morning :
"Early dawning, Sunday morning / It’s just the wasted years so close behind" (peut-être un peu trop évident un dimanche matin, toutefois)
– Björk – Hyper-Ballad : "I go through all this / Before you wake up / So I can feel happier / To be safe up here with you"
– Chet Baker – I fall in love too easily : "I fall in love too easily / I fall in love too fast"
– Dusty Springfield – Just a little lovin’ : "Just a little lovin’ / Early in the morning…"
J’ai cherché cette chanson entendue à la fin d’un épisode de Noah’s Arc tout le week-end. La chanson était une reprise, et le côté très Beatles de la chanson m’a quelque peu égaré dans ma discothèque. Et ce matin, la solution s’est progressivement imposée à moi. J’ai d’abord pensé à Travis, ai réécouté Side et Sing (ça ne nous rajeunit pas) et puis en cherchant ce que devenait le groupe sur Wikipedia, j’ai vu qu’il avaient sorti un single intitulé Flowers in the window. Bingo !
Je me souviens à l’époque de cet album que le monde se déchirait entre les pro et les anti Travis. Les pro trouvaient que c’était un merveilleux groupe pop, les autres trouvaient la pop un peu trop sucrée à leur goût. Les radios, qui martelaient les singles n’aidaient pas il est vrai à se faire un jugement serein. Quelques années plus tard, les chansons vieillissent plutôt bien je trouve.
