Larry Craig / If you were gay
A voir, cette vidéo d’un discours du pathétique Larry Craig (sénateur homophobe américain arrêté pour conduite inappropriée dans des toilettes), mixée avec If you were gay, d’Avenue Q.
[Via Avenue Q en France]
A voir, cette vidéo d’un discours du pathétique Larry Craig (sénateur homophobe américain arrêté pour conduite inappropriée dans des toilettes), mixée avec If you were gay, d’Avenue Q.
[Via Avenue Q en France]
A voir sur Youtube [sur la page de ce(tte) fan d’Audra McDonald], l’intégrale de l’exceptionnel Passion in Concert (non édité en DVD), avec Michael Cerveris (Giorgio), Audra McDonald (Clara) et Patti LuPone (Fosca). Si Cerveris et LuPone sont tous les deux excellents – la Fosca de Donna Murphy avait l’air sérieusement névrosée, celle de LuPone fait encore plus désespérée, c’est surtout Audra McDonald qui brille dans cette production. L’interprète originale de Clara, Marin Mazzie, en avait fait une femme lointaine et glaciale ; Audra parvient à lui insuffler un peu de chaleur et de passion. Tout cela est conduit par un fidèle de Sondheim, l’insubmersible Paul Gemignani. Ci-dessous, le numéro d’ouverture, Happiness.

Putting it together est une revue consacrée aux chansons de Stephen Sondheim. Elle a été créée en 1993 à Broadway. Elle met en scène les états d’âmes de deux couples, dont l’un a quelques heures de vol, et un "commentateur". A l’époque, cette production a marqué le grand retour sur Broadway de Julie Andrews, après 30 années d’absence. En 1999, le show a été repris à l’Ethel Barrymore Theatre, avec un cast béton : George Hearn, John Barrowman et Bronson Pichot côté masculin et rien moins que Carol Burnett et Ruthie Henshall côté féminin. La version de 1993 a été éditée en CD, celle de 1999 l’a été en DVD, dans une version assez raccourcie. La comparaison entre les deux vaut surtout pour le match fictif Andrews / Burnett. The Ladies who lunch, qui figure dans le livret avait dû être retiré du spectacle car l’indécrottable accent british de Dame Julie ne collait pas vraiment avec le bagoût new-yorkais nécessaire à l’interprétation de ce classique extrait de Company, rendu célèbre par Elaine Stritch. En revanche, le même phrasé pincé fait des merveilles sur une chanson comme My Husband, the Pig (coupé de A Little Night Music) ou sur Getting Married Today (Company), sur lequel Burnett rame quelque peu (mais quelle comédienne !). En revanche, la voix profonde et la diction de l’actrice/animatrice de télévision se fait plus souvent émouvante, comme sur Everyday A Little Death (A Little Night Music) ou Like It Was (Merrily, we roll along). Dans la version de 1999, on retient aussi l’interprétation de George Hearn, dont la voix a un peu vieilli, mais qui, du coup, colle bien à l’intrigue. John Barrowman, lui, comme toujours, fait un peu trop propre sur lui pour être totalement convaincant dans le registre sondheimien.
L’un dans l’autre, Putting it Together est une revue efficace, qui balaie habilement le répertoire de Dieu Stephen Sondheim, mais qui, de fait, lui fait perdre une partie de sa force. Toutes ces chansons n’ont vraiment de sens que dans leur contexte. Unworthy of your love (Assassins), par exemple, est une ballade destinée à être chantée par l’homme qui a tenté d’assassiner Ronald Reagan pour impressionner Jodie Foster – dont il était un stalker acharné – et la femme qui voulait tuer Gerald Ford – pour plaire à Charles Manson, son gourou. Chantée par Barrowman et Henshall, qui remplacent les références à Jodie et "Charlie" par "Darling", elle perd toute sa saveur et n’est plus qu’une ballade mièvre. Que cela ne vous empêche pas néanmoins d’acquérir le CD et le DVD ou de regarder les nombreux extraits présents sur Youtube. Car, grâce à ses interprètes, le show reste malgré tout diablement efficace.
Où l’on entend Johnny Depp chanter (quelques petites secondes)…
J’ai aimé :
Je n’ai pas aimé :
Résumé : C’est toujours très beau à voir, souvent à entendre mais il y encore une bonne marge de progression. Cela vaut le déplacement, en tout cas.
Une belle version de Being Alive par John Barrowman, Carol Burnett, George Hearn, Ruthie Henshall et Bronson Pichot. Extrait de la revue Putting it together. J’en parlerai un peu plus en détail dans une note future.
A lire, le reportage photo (oui, c’est ma main) de la délicieuse Yvonne Nguyen sur l’inauguration du Théâtre Mogador. Je rajouterai juste cette précision tirée du discours de Christophe Girard, adjoint à la culture de la mairie de Paris : "le Théâtre Mogador a été offert par un homme à sa fiancée. L’homme s ‘appelait Monsieur Butt, et puisque nous sommes backstage, ce nom semblait prédestiné". Trêve de plaisanterie, le théâtre est très beau. Nul doute qu’il offrira un bel écrin à tout l’équipe du Roi Lion qui a d’ores et déjà commencé les previews, avant la première du 4 octobre.

Cabaret a repris depuis quelques jours… J’y suis allé faire un tour hier soir. Ce n’était sans doute pas la meilleure performance de la troupe (petite forme pour Fabian Richard, notamment, malgré un excellent Je m’en fous), mais tout cela reste d’un très bon niveau. Le Tomorrow belongs to me me donne toujours autant de frissons… Et les comédiens sont toujours aussi sexy, mention spéciale à "Hans" et "Victor"…
Après un week-end d’angoisse, Carol Channing a retrouvé la robe de diamants qu’elle portait dans Les hommes préfèrent les blondes – et qui lui avait été dérobée. [Lire sur Towleroad]
Dans le Monde de ce jour un article sur le Théâtre Mogador, propriété de Stage Entertainment, qui va bientôt accueillir le Roi Lion. [lire l’article] Note pour mon confrère auteur de l’article, le DG de SE France se nomme Stéphane HUARD, pas Huchard.

Première de Panique à Bord, la comédie musicale de Stéphane Laporte et Patrick Laviosa hier soir. Le XXè théâtre plein à craquer. Pas mal de têtes connues, dont un Denis d’Arcangelo avec une curieuse teinture rouge. Comme le dit Stéphane Laporte : "si une bombe explose ce soir dans la salle, le théâtre musical parisien est réduit à néant". "Et une bombe va exploser…", a-t-il ajouté en faisant référence à l’intrigue du musical. En fait d’explosions ce sont surtout des éclats… de rire qui ont fusé tout la soirée. Je ferai sans doute la critique pour Regard en Coulisse, donc je ne m’étends pas sur le sujet. Quoi qu’il en soit, si vous voulez vous détendre et travailler vos zygomatiques, foncez-y !

Difficile de résister à Hairspray. L’adaptation du musical inspiré par le film de John Waters est une petite merveille de légèreté. N’ayant pas vu le film de Waters, je peux néanmoins comprendre les reproches qui ont été faits à ce film-ci. Mis à part l’apparition furtive du maître trash en personne, tout cela est bien lisse. On imagine sans peine qu’un Travelota Travolta grimé en américaine obèse n’a pas la même aura sulfureuse qu’une Divine. On aurait bien tort cependant de bouder son plaisir. La musique joue un grand rôle dans la réussite du film. La jeune Nikki Blonsky et le jeune et magnifique Elijah Kelley (qui a inspiré une note à Yvonne) et Queen Latifah – qui a fait des progrès en chant depuis Chicago – y sont également pour beaucoup. En revanche, Zac Effron, dans le rôle de Link, le beau gosse blanc du lycée, est totalement transparent et Michelle Pfeiffer un peu trop caricaturale. Quelques longueurs et parfois quelques lourdeurs, mais je défie quiconque de ne pas se trémousser dans son fauteuil de cinéma lorsque survient le finale You can’t stop the beat. Une pure comédie musicale, dans ce qu’elle peut voir de plus réjouissant.
Le nouveau numéro de Regard en Coulisse est en ligne [lire ici]. A noter le tout nouveau blog de Yvonne Nguyen, la cousine bitchy de Lea Salonga [lire le blog]. Je signale au passage que Regard en Coulisse a noué un partenariat avec Ticketac pour la vente de billets en ligne. Donc vous pouvez à la fois acheter des billets pas chers et soutenir Regard en Coulisse en vous rendant régulièrement sur cette page.
Oui, il est hétéro. Tout fout le camp.
[Via Christophe]
Si la légende dit vrai, voici une vidéo extraite de la production originale de Pacific Overtures, de Stephen Sondheim et John Weidman. Someone in a tree est connue comme la chanson que Sondheim préfère dans toute son oeuvre (la seconde est The miller’s son, dans A little night music). Pour replacer la vidéo dans le contexte de l’oeuvre, vous pouvez consulter ce site.
A voir aussi, un autre extrait de cette production, Please Hello.
